mercredi 24 mars 2010

Perplexité cinématographique

En sortant ce matin, je vois cette affiche de film (film que je n'irai probablement pas voir, ça m'a tout l'air d'une bleuette dont il est facile d'inventer le récit avec un beau gosse, Channing Tatum, et une belle nana, Amanda Seyfried).

Cher John

L'affiche du film en anglais, c'est

Dear John

Le titre est rigoureusement traduit mais le rendu culturel/social n'y est pas du tout et cette façon de dénature m'a toujours gêné. (Je crois que c'est en fait intraduisible). En anglais, une "Dear John letter", c'est une lettre de rupture. (On reconnaît bien là la perfidie anglo-saxonne, à dire mon chéri en lettre de rupture !) Le terme date de la seconde guerre mondiale, quand les boys étaient au front et que leurs copines/femmes restées au pays se trouvaient un bel amant. Elles leur écrivaient alors à leur mari une "Dear John Letter".

Et devinez un peu quelle est la profession de l'homme dans l'histoire ? Je vous le donne dans le mille: il est militaire, leur vie est bouleversée par les attentats du 11 septembre, il doit partir combattre en Irak (il faut bien coller à l'actualité à Hollywood !) et elle finit par en épouser un autre. Les scénaristes d'Hollywood semblent vraiment perdus dans une grave crise d'inspiration. Ca m'a l'air d'un pénible tendance soporifique qui dure 105 minutes ! Quelques lignes me suffisent pour voir de quoi il en retourne...)

Pour les plus courageux, voici la bande annonce:


Non!

mardi 20 octobre 2009

Mes trucs de communication

On dit souvent de moi que je suis bon, habile en communication. (Ca n'a pas été sans mal!) Et en règle générale, les gens qui me le disent le regrettent et se détournent de moi. On réorganise sa vie tout autour.

Il m'apparaît comme difficile d'établir une liste de priorités, je crois qu'il faut tout gérer en même temps, du mieux que l'on peut.

C'est la façon de marcher dans la rue: ne jamais regarder ses pieds. On m'opposera à cela: mais comment éviter les déjections alors ? Il suffit d'anticiper un peu plus tôt. Marcher comme si on marchait dans un lieu merveilleux, beau où il y a toujours quelque chose d'inattendu et d'agréable qui peut arriver à tout moment. Il ne faut peut-être pas pousser la démarche jusqu'à une certaine mièvrerie mais donner l'image d'un visage serein, tendance positive.

C'est aussi refuser la paresse et l'égoïsme intellectuel ou dans le relationnel humain que l'on trouve partout. Tout contact humain peut s'avérer intéressant (certains ne savent pas le mettre en valeur, il est cohérent de ne pas y donner suite), toute lecture peut être intéressante, enrichissante. Toute expérience également (à mon sens, une expérience est une activité dont on ne peut pas présumer la finalité mais dont on doit en tirer des conclusions pour ne pas en reproduire les pires aspects selon ses critères d'analyse sous peine d'être un con).

Quand on parle, la bonne communication, c'est ne pas "parler pour ne rien dire". Faire abstraction des adverbes qui ne servent à rien qu'à étourdir et embrouiller son interlocuteur: Quelle différence fondamentale entre dire: "C'est très beau" ou "c'est beau". La plupart du temps, les gens se moquent bien de savoir ce genre de détails, alors évitez ! Qu'est-ce qu'on en a à faire que "je crois très fort que" ou "je crois que...". Personnellement, je trouve les adverbes assez galvaudés et ce besoin de justifier son point de vue altère l'authenticité de ce que l'on veut dire.

Quand on exprime un point de vue, ne jamais employer une forme négative ou du moins, l'éviter au maximum en trouvant une autre tournure, plus positive: "Je ne veux pas que..." mais "je préfére que...". Fonder ses points de vue sur le bon sens commun (Récemment, en disant cela à quelqu'un, il m'a été répondu: "De quel bon sens tu parles ?". Je lui ai répondu que je n'en connaissais qu'un).

Toujours se montrer humble, toujours admettre que l'on peut se planter mais étudier son sujet pour en éliminer les faiblesses qu'on en a évaluées. Cela consiste à ne pas parler à l'indicatif ou à l'impératif pour exprimer une opinion, une préférence mais au conditionnel. Au lieu de "Je préfère que tu...", privilégier: "je préfèrerais que tu..." qui dégage un sous-entendu de "sous réserve de ton approbation". Ce qui force l'autre à devoir rechercher mon approbation de temps à autre. S'il ne le fait jamais, si elle ne le fait jamais, se charger de lui rappeler.

Ne jamais parler sur l'autre, ne jamais le commander de façon rigoureuse en lui disant: "Tu dois faire ça, comme ça" mais toujours dans l'humilité, lui dire quelque chose d'équivalent, du genre: "Je pense que le meilleur moyen d'agir, c'est de faire comme ça". Avec un sous-entendu évident: "Si tu te plantes, assume-toi même tes responsabilités". Il m'est arrivé de devoir le dire, ça vexe.

En cas de conflit (verbal) avec autrui, ne pas chercher à être le premier à affirmer son bon droit avec quelqu'un, ne pas se stresser, non. Dans l'entretien, ne pas laisser le ton monter, interrompre la conversation si nécessaire. Laisser l'autre fonder un discours, lui donner la satisfaction (illusoire) d'écouter ce qu'il a à dire, même si c'est faux et de mauvaise foi. A la rigueur, ponctuer de choses très concises genre "oui", "non", "c'est vrai", "c'est faux" sans hausser le ton. Offrir d'admettre peut-être quelques erreurs mineures (insister sur le doute). Ne pas commencer sa propre tirade tant que l'autre n'a pas fini la sienne (il aurait beau jeu de dire: "Oui mais c'est là où je voulais en venir, tu ne m'as pas laissé finir"). Laisser le temps à l'autre de dire tout ce qu'il a à dire en écoutant le propos général et en retenant les mots-clefs qu'il faut reprendre. Puis reprendre son discours et rectifier les inexactitudes (s'en tenir au terme d'inexactitude même si les propos sont odieux, ne susciter aucune polémique de vocabulaire pour faire déraper la discussion, une opportunité magistrale pour un opportuniste. Prétendre à une certaine indulgence: caractériser des mensonges par le terme inexactitude, caractériser une tromperie par un coup de canif dans le contrat mais ne pas moins en dire ce que l'on en pense. Voire en appeler à la conscience de l'autre). Il veut reprendre sa tirade ? Répondre: "Tu as eu ton temps de parole, laisse-moi le mien et on avisera ensuite." Une fois la conversation terminée, ne pas accorder de véritable droit de réponse aussitôt. Parce qu'il n'y aura pas de véritable explication mais un propos stérile et sordide, du genre: "Je t'ai dit que... et tu m'as dit que... et ben moi, je te réponds que..." qui finira à la violence verbale. Trouver un prétexte de devoir partir précipitamment mais de reprendre la conversation ultérieurement (et respecter, par contre). En réalité, il faut tout se dire dès la première explication et s'en tenir là, ne pas réclamer une autre fois pour en rediscuter, ça ne sert à rien. S'il s'agit d'une rupture amoureuse, c'est que l'autre veut le rétablissement de la relation. Je crois qu'une relation peut donner l'illusion au monde de se remettre ensemble mais il n'est pas sérieux de dire que ça va marcher.

Et si le dialogue n'est pas possible ? C'est illusoire et il faut attendre. On ne peut pas mourir avec quelque chose sur la conscience. Je connais deux, trois personnes dans cette situation à mon égard. Aujourd'hui, j'éprouve de l'indifférence à leur égard mais j'accepte toujours le dialogue avec tout le monde. Je ne serai pas rancunier mais je saurai en appeler à leur conscience et à leur mémoire comme juge de leur attitude à mon égard.

Non!

mardi 14 juillet 2009

Michael Jackson, l'épilogue (grotesque)

J'avais oublié de conclure l'hommage à Michael Jackson. Avec les plus belles "jacksonneries & jacksonades" mais le journal en ligne Rue89 en fait une bien meilleure synthèse que je ne pourrais faire (avec tous les propos & comportements plus ou moins maladroits entourant son décès). On rit parfois jaune quand même quand on se rappelle qu'il y a un mort derrière tout ça...

Non!

dimanche 12 juillet 2009

Sommes-nous des dégénérés ?

Un excellent article de monsieur Duteurtre que je viens de retrouver sur le web (Bakchich.info). Il n'y a rien à rajouter, si ce n'est que... "Y'en a marre de passer pour les dégénérés que nous ne sommes pas" ou du moins "que je ne veux pas devenir!!!"

L’autre jour à la télévision, une femme politique s’intéressait à la vie quotidienne des « mamans » ; elle répéta le mot pas moins de dix fois. Sur une autre chaîne, un présentateur de magazine « people » recevait des stars ; et dans l’interview qu’il accordait à un vieux cinéaste, il revenait sur ses débuts en lui demandant, comme s’il parlait à un enfant : « Aviez-vous une relation privilégiée avec votre papa ? »

Peut-être les historiens de la langue constateront-ils que la première décennie du XXIe siècle fut marquée par la disparition, en France, des mots « père » et « mère », remplacés par l’usage presque exclusif de « papa » et de « maman ».

Lorsque j’étais enfant (il n’y a pas si longtemps, dans les années soixante-dix), l’un des signes de maturité auquel chacun s’attachait, dans les conversations avec ses copains, consistait à abandonner progressivement ces termes puérils. On préférait dire « mon père » ou « ma mère », qui, par leur sonorité moins sentimentale, marquaient le début d’une prise de distance et l’affirmation d’une individualité.

Aujourd’hui, le contraire semble se produire. Tout nous incite à cultiver la « part d’enfance » qui subsiste en nous, en prolongeant indéfiniment le langage des tout petits. Les médias audiovisuels, censés s’exprimer avec naturel, anticipent cette révolution qui leur convient comme un gant : elle renforce l’impression que nous nous ébattons tous ensemble dans une grande cour de récréation.

A réalité obscène, langage infantilisant

Le radotage psychologique, infiltrant tous les registres de la pensée, y est probablement pour quelque chose : il a généralisé l’idée que nous sommes, jusqu’à la mort, de grands enfants, attachés aux joies et aux traumatismes de nos premières années, grandissant et souffrant dans l’ombre de nos « papas » et de nos « mamans ».

La politique n’y est pas non plus étrangère : car aucune voix ne manque pour applaudir les beautés de la famille cellulaire, celle qu’on fuyait hier le plus vite possible, et dans laquelle Tanguy reste désormais le plus longtemps possible, comme une dernière petite barque survivant au naufrage des religions, des nations et des cultures. De leur côté, les défenseurs de l’homoparentalité se désignent toujours comme des « papas » et des « mamans », plutôt que des pères et mères, pour souligner le côté doucereusement familial de leur différence.

L’esthétique y a également sa part, lorsqu’elle s’évertue à transformer la vie sur cette planète ravagée en dessin animé dégoulinant de sentiments et de spontanéité, où les adolescents boutonneux sont des « jeunes », tandis que les vieillards gâteux deviennent d’adorables « papys » et « mamys », au « y » tendre comme un feuilleton américain.

À la force et à la raison qui nous ont fait tant de mal, ce monde préfère le sourire, la compassion et parfois la colère. Ségolène Royal a bâti sa carrière politique en se présentant comme une maman de secours pour soixante millions de petits Français déficients. Le triomphe de la maternité sur la société est en marche ; et les mâles repentis y contribuent sur les plateaux télé où on leur parle comme à des nourrissons, puis dans les salles de bains où ils changent les couches-culottes pour montrer qu’ils ont compris leur faute et sont devenus eux aussi de vrais « papas ».

Monsieur Benoît Duteurtre est écrivain et journaliste. Il est également l’auteur des Pieds dans l’eau chez Gallimard et prix Médicis en 2001 pour Le voyage en France chez Gallimard. Il vient de publier Ballets roses chez Grasset.

Non!

Humour tout britannique

On en trouve de belles, d'annonces, au Royaume-Uni, ces jours-ci. (La loi britannique, comme la loi française, interdit toute discrimination à l'embauche fondée sur l'âge, la religion, les opinions, l'orientation sexuelle, etc. et le sexe pour ce qui nous intéresse ici. La grammaire anglaise facilite les choses puisque les mots n'ont pas pas de genre, seules les personnes en ont. Cela peut rendre service dans des annonces comme celles-ci).

Le ou la candidat(e) devra avoir 18 ans ou plus. Pour postuler, vous devrez contacter votre Pôle Emploi (JobCentre en anglais) pour fixer un rendez-vous avec un conseiller. La capacité à voyager peut faire partie des conditions d'embauche. Les contraintes du métier impliquent que des conversations de nature sexuellement explicites. Il sera demandé au candidat retenu de travailler à moitié nu. Le travail sera sur une chaîne de télé nationale bien connue, ce qui sera de nature à créer de l'embarras pour certaines personnes. Le ou la candidat(e) devra être doué en communication pour recevoir des communications téléphoniques du public en direct.

On peut penser qu'une candidate sera préférée (montrer un torse d'homme n'a jamais fait phantasmer à la télé). Ce qui me fait "rire", c'est que l'entretien d'embauche ne sera pas effectué par l'employeur lui-même mais par un "conseiller" du Pôle Emploi (sachant que le métier consiste à soutenir des conversations de nature sexuellement explicites).

L'emploi est bien payé (entre 210 et 250 euros pour 36 heures hebdomadaires).

Autre annonce du Pôle emploi britannique:

Appel à tous les sorciers de sexe masculin, féminin et trans. Une opportunité d'emploi de 58 000 euro est à prendre. Une opportunité de devenir le célèbre visage de Wookey Hole (un site d'attraction touristique avec la légende d'une sorcière). Vous pourrez y ajouter votre personalité à ce personnage historique de renommée mondiale. Le ou la candidate devra être capable de glousser. Vous devez vous préparer à voyager et à être disponible les week-ends et durant les vacances scolaires. Vous devez être un bon communicant et ne pas être allergique aux chats. Cet emploi est soumis à un contrat d'une durée d'un an.

Lu dans un tabloïd, la précédente titulaire du poste a obtenu une promotion, le poste est vacant. La remplaçante devra vivre comme la sorcière dans la légende: vivre dans la grotte, être une sorcière et faire des trucs que les sorcières font.

Personne n'ayant jamais réussi à prouver que la sorcière était une femme, le poste pourra être attribué à un homme.

L'effet de surprise m'a poussé à rire, bien sûr, mais en y réfléchissant mieux, je trouve cela scandaleux. D'abord, ça ridiculise une administration de proposer de tels offres et la presse britannique comme étrangère ne s'en prive pas! Je ne dis pas qu'on ne peut pas rire des critiques légendaires faites aux fonctionnaires (j'adore les sketchs ANPE ou sur l'hôpital d'Anne Roumanoff) mais ridiculiser une fonction publique, non.

Personne n'a la vocation de postuler à tels emplois. En général, c'est par détresse sociale que les gens font appel à cela. Détresse sociale, c'est aussi avoir des problèmes financiers (impôts, dettes...), cela peut supposer avoir affaire à un travailleur social, à des huissiers, à l'inspecteur des impôts, aux enseignants de ses enfants, à des secrétaires d'administration. Première question du travail social: "quel est votre emploi ?". Quel joie d'avoir à dire: "La sorcière de Wookey Hole ou animateur d'un programme télé avec un contenu sexuellement explicite." Et que doit dire l'enfant à ses camarades de classe ou à l'instit qui demande le travail des parents ?

Non!

mardi 2 juin 2009

I'm not a man, I'm Cantona

Il y a deux semaines environ, championnat de soccer beach à Rome. Incident et finalement...




Je ne jette pas le blâme sur Cantona parce que je finis par soupçonner (sur la base de mon bon sens...) certaines "victimes" de profiter de la notoriété de Cantona avec sa célèbre impulsivité pour se faire de la pub à moindres frais ("j'ai été victime de Cantona"). Et je trouve cela indigne. Mais le Cantona n'est pas innocent non plus, il sait aussi l'image publique qu'on a de lui et qu'on attend de lui et il ne fait pas grand-chose pour y remédier non plus, ici...



Non!

jeudi 14 mai 2009

De la perfidie des élus (ici, britanniques)

Depuis Bossuet (1627-1704), tout le monde sait ce qu'il en est de la perfidie britannique (la désignation de "Perfide Albion" viendrait de lui).

Ces jours ci, le contribuable britannique qui fait face à une crise économique est en train de découvrir la perfidie de ses élus.

Ces élus seraient bien à plaindre, ils sont de gros problèmes personnels de trésorerie. Ben oui, ils sont obligés d'avoir un lieu de résidence dans leur circonscription électorale et une autre à Londres pour pouvoir siéger à Westminster (siège du Parlement). Et Westminster leur procure des aides à l'installation, à l'équipement de leur résidence (des aides votées par le Parlement, bien évidemment).

Certains élus auraient été quelque "peu" négligents par rapport à la réglementation. Un haut tribunal administratif britannique a décidé de publier tout cela prochainement (en juillet ?). Mais un journal britannique (The Daily Telegraph, un journal proche du parti conservateur, droite, opposition) a eu un raisonnement empreint de médisance: Et si le procès verbal du tribunal devait être passé au tamis du copinage en haut lieu ? Le Daily Telegraph a donc décidé de mener sa propre enquête, aussi bien à droite qu'à gauche. Toutes les grosses légumes des deux partis sont mouillées (le système électoral britannique réduit le monde politique britannique à deux partis principaux). Le premier ministre en a bénéficié, l'argent est revenu à son frère (qui n'est même pas parlementaire), le mari du ministre de l'Intérieur a utilisé l'argent public pour louer des vidéos pornos, le chef de l'opposition a utilisé l'argent public a des fins personnelles, les présidents des groupes parlementaires aussi, etc.

Selon les élus, l'argent sert à acheter (liste réactualisée tous les jours avec photos) des articles par VPC très haut de gamme mais "bizarrement", les articles ne sont pas livrés pas à la "bonne" adresse (chez le frère, le neveu, le cousin etc. qui ne sont pas parlementaires). Le journal procure même le top 20 des demandes de remboursement les plus farfelues.

L'argent peut aussi servir à acheter un studio dans les beaux quartiers pour sa fille étudiante, à payer le jardinier et le compost qu'il utilise, à payer l'installation d'un système d'éclairage de son court de tennis privatif. Ou même à se faire payer ses impôts locaux . Un député a fait fort: Il avait un appartement bien situé à Londres. Il a acquis une résidence pour sa circonscription électorale qu'il a fait rééquiper à neuf de fond en comble aux frais du contribuable. La résidence de sa circonscription est à une trentaine de kilomètres de Westminster. (Comme à Paris, de nombreux salariés à Londres n'ont pas les moyens de se payer un loyer à Londres et sontobligés de prendre les transports en commun matin &soir avec un trajet fait un peu plus de trente kilomètres...). Plus toutes les autres histoires que je ne connais pas...

Et maintenant, il faut passer à la caisse (pour rembourser) et à confesse (face aux électeurs des prochaines élections...)

Non!

jeudi 19 mars 2009

La mièvre du samedi soir

Samedi soir, en sortant du boulot, je suis allé me boire un pot à deux pas. Et j'ai engagé la conversation avec une nana. D'une mièvrerie affligeante (N'est-ce pas redondant ?). Elle avait le même âge que moi (la trentaine bien sonnée) mais on aurait dit que c'était une ado qui faisait sa première sortie de samedi soir. Gentille, je ne dis pas, brave je ne dis pas non plus, mais mièvre, genre: "Une bière, c'est raisonnable mais deux, c'est la porte ouverte à l'alcoolisme. Et tu sais, l'alcoolisme, ça conduit à la cirrhose, qui débouche sur le cancer du foie, une maladie mortelle." En plus, c'est faux: tous ces problèmes de santé ne sont pas mortels mais une fois guéri, on en garde généralement des séquelles lourdes qui grèvent les petits bonheurs d'une vie épanouie. Mais cela n'interdit pas de pouvoir connaître des joies et des bonheurs alternatifs. Je considère que mon analyse est typique d'un mièvre et d'une personne épanouie. (Mon épanouissement n'est pas venu tout seul et le parcours n'a pas été aisé).

La personne mièvre est une personne paresseuse (une valeur sacralisée de notre époque). Je ne parle pas de la paresse  dans son sens... mièvre de rester à flemmarder au lit. Non, c'est bien trop réducteur. Et ça n'a aucun sens pour moi, c'est bien trop circonstanciel, aucun intérêt de bavasser sur le sujet. Je parle d'une paresse plus volontaire mais moins assumée, celle de ne pas vouloir prendre de risque de peur de ce que l'on va perdre. Une vie qui vaut la peine d'être vécue, qui vaut la peine d'avoir été vécue est faite de positif et de négatif, d'expériences réussies et ratées, d'expériences dont on a tiré les conclusions pour ne pas en reproduire le mauvais et aller vers les aspects toujours plus fabuleux de l'existence.

Souvent la personne qui tient un discours mièvre est une personne qui a conscience de sa paresse à se maintenir à flot des conversations de salon. Elle n'a rien à dire. Mais inavouable. Alors, pour ne pas s'exclure définitivement, elle préfère tenir des propos mi-chèvre mi-chou, politiquement très corrects jusqu'à atteindre des propos "d'extrême centre". Oui, c'est une forme d'extrémisme qui m'est intolérable.

On condamne aujourd'hui les discriminations. Oui, mais c'est s'en prendre qu'à l'aspect superficiel du problème. Toute personne qui commet de la discrimination agit par une connaissance bancale du phénomène. Une "bancalité" qui la fait se tenir le cul entre deux chaises, dans un inconfort qu'elle doit extérioriser en éprouvant le besoin de détruire cette réalité qu'elle admet partiellement puisqu'elle la persécute mais elle ne la comprend pas, elle ne la saisit pas. Elle peut essayer d'y arriver mais elle se rend compte qu'elle est toujours dans l'échec. C'est le cercle vicieux avec de la contrariété. L'envie de détruire le phénomène augmente, augmente jusqu'au faux pas répréhensible par la loi. Je ne crois pas que la sanction soit la solution. Je crois qu'il s'agit plutôt d'accompagner la personne pour réussir sa compréhension du phénomène. Et alors, si elle doit être sanctionnée, elle pourra comprendre la sanction, donc l'admettre et l'effectuer sans trop de problèmes. (Mais il y a une si fâcheuse tendance à tout faire, tout dire en dépit du bon sens... Si vous voulez vexer quelqu'un, faites lui valoir que ce que vous dites c'est le bon sens. La personne se fâchera plutôt que d'avoir la faiblesse d'admettre. On m'a même demandé récemment de quel bon sens je pouvais bien parler. Comme s'il pouvait en exister plusieurs... No comment)


Non!

vendredi 20 février 2009

Abbération

Une dépêche AFP m'apprend que dans la gare de Warrington (Angleterre, plan au bas du post), on peut voir ce panneau:

Forbidden

Oui, oui, vous avez bien compris, il est interdit de s'embrasser pour se dire au revoir à cet endroit précis. Afin de ne pas gêner la circulation des passagers dans le hall de la gare. Ca ne m'étonne pas, je trouve cela lamentable, les gens ne considèrent même plus les lieux publics comme appartenant à la communauté mais fonction de leurs seuls intérêts égoïstes (j'ai envie de te dire au revoir ici même si j'ai conscience que je peux gêner le passage). A quand la première gare en France qui en fera autant ? (Comme s'il y avait de quoi en être fier ou de s'en vanter!) Quel monde!



Non!

jeudi 19 février 2009

Les relations humaines, versant pragmatique

Je viens de relire les derniers posts de mon blog et en effet, à sa lecture, on peut penser que j'ai un problème au relationnel humain. Ce que je confirme mais peut-être pas dans le sens qui convient au plus grand nombre, c'est bien là mon drame. On peut aussi penser que je suis susceptible (on ne s'est pas privé pour me le dire), que je suis caractériel. Je vous abrège la litanie d'âneries que l'on a pu me trouver. Aucun ne m'a suggéré la thérapie. J'ai toujours réclamé une discussion en vis-à-vis pour mettre les choses au point. Silence en retour. La paresse d'établir un argumentaire pour défendre un point de vue laxiste (caractéristique de notre époque). D'autres personnes avaient le téléphone déficient (je ne fais pas de l'ironie, c'est la réalité) et l'e-mail silencieux. C'est un parti pris clair, net et précis, je ne relance donc pas.

Qu'est-ce que l'amitié ? Quelle est mon attente ? Ca me fait mal de l'écrire car c'est pour moi l'évidence absolue, c'est comme le contrat fondateur de toute relation appelée à durer. Je ne suis pas si susceptible (le mot facile!!!) ni caractériel que les opportunistes voudraient me faire croire. Mes opinions sont celles du Petit Prince et de monsieur Jacques Salomé (liens, colonne de droite).

Les indications d'une personne à l'état civil n'ont aucune valeur pour moi pour établir le contact avec quelqu'un. Ce sont des critères si fallacieux. Et puis, je ne suis pas l'état civil, je ne suis pas un agent de la force publique. Mon amitié (comme rien dans ma vie) n'est dans l'immédiat ni dans l'abondance matérielle. Je n'en veux même pas.

Je veux fonder mes relations sur l'égalité. Pas celle de l'état civil, de l'administration (diplômes, revenus fiscaux) mais simplement humaine. Egalité de valeurs de nos vies, de nos ressentis, de nos suggestions, de notre temps libre, du temps à consacrer à l'autre.

Evidemment, cette égalité passe par l'effort de communication. Rien ne se devine, ni ne doit se deviner (l'imposer serait même odieux). Laquelle communication ne peut être riche et appréciable que si elle est fondée sur une curiosité culturelle permanente et écclectique. Lire sur le sport, lire sur la sexualité, écouter le propos de personnages aux opinions critiquées et/ou critiquables pour mieux établir la sienne et qu'un autre, en discussion, aidera à en révéler les forces et les faiblesses. A ne pas vouloir faire cet effort, on sombre vite dans un discours convenu et mièvre. Je n'ai plus de temps à perdre là-dedans, je dois trouver mon compte par rapport à ce que j'apporte. Et je dois évoluer. Si la balance penche trop d'un côté, je fais tout pour faciliter et précipiter ce qui doit arriver, dorénavant.

Des ami(e)s m'ont opposé que je ne peux pas comprendre leur point de vue puisqu'ils/elles sont marié(e)s avec des enfants mineurs. Je confirme que je suis célibataire sans enfants (je ne veux pas d'enfants dans un monde si horrible sur le plan humain!!! Leur propos est donc odieux). Mais aussi marié avec une famille à charge que l'on soit, on a du temps libre pour soi. Temps libre pour aller aux toilettes, temps libre pour faire la cuisine (et autres tâches ménagères...). L'amitié n'est pas dans le factuel, dans la longueur du mail de réponse mais simplement dans l'intention (la communication, toujours elle!).

Alors, dans une époque où l'on ne s'engage dans rien, pas même l'effort de communiquer, on est appelé à se familiariser à la solitude. Bon.



N'exprimez jamais votre colère par rapport à tout ça, vous donnez du grain à moudre à ceux qui vous ont arnaqué/escroqué. Videz franchement ce que vous avez sur le coeur, n'exprimez rien sur eux. S'ils ont une conscience, ils ressentiront par eux-mêmes ce qu'il y a à ressentir et refuseront (par pur orgueil) les points exacts de votre analyse.

Non!

mercredi 18 février 2009

Faits de notre temps

Subprime

Une photo en noir et blanc
Une photo prise en mars 2008
Une photo de crise des subprimes

Un policier qui inspecte qu'une maison est bien vide
Vidée de ses occupants qui ont préféré fuir
Fuir l'humiliation de l'expulsion devant les voisins
Fuir qu'on en est.

Fuir en laissant tout.
Pour un nouveau départ ?
Peut-être.
Mais lequel envisager aujourd'hui ?

Et un World Press Photo Award 2008 pour le photographe.
Prix le plus prestigieux de photojournalisme, récompense: 10000 €.

Non!

lundi 16 février 2009

L'anti-harcèlement

Harcèlement
Lu dans la presse, ça peut toujours servir... (en rouge, mes commentaires).

J'ai été harcelée, je suis juriste en droit du travail et ancienne élue du personnel. C'est pour ces raisons que je m'autorise à prodiguer quelques conseils.

1) Effectivement garder des traces écrites quand elles existent, voire les créer: par exemple, votre chef a mis en cause votre travail, n'hésitez pas à lui envoyer un écrit dans lequel vous reprenez ses reproches puis lui demandez des exemples concrets ainsi que des conseils afin de mieux lui donner satisfaction à l'avenir. Parfois ça suffit à désarmer (Ca n'a alors rien de professionnel mais strictement personnel, ce qui est interdit, c'est de la discrimination: tout employé(e) est l'égal d'un autre qui a la même désignation, statut, échelon, etc, sur le contrat de travail non modifié. Les indications à l'état civil n'ont aucune valeur dans l'exercice de la profession, sauf indication contraire, rare ou "injonction" de l'inspection du travail et/ou de la médecine du travail). Quand vous procédez par mail, pensez à envoyer une copie (cachée) à un délégué syndical ou du personnel.

2) Procédez de cette façon aussi souvent que possible. Eventuellement émaillez discrètement vos courriers des formules légales que l'on trouve dans le code du travail. (Souvent, l'attitude du responsable qui harcèle vient de sa méconnaissance du droit du travail, de la convention collective, il préfère croire dans son impunité due à sa proximité à son supérieur hiérarchique. L'impunité s'arrête aux proportions démesurées des sanctions judiciaires. Et puis, les dispositions du code qu'il ne connaît pas sont sa terreur).

3) Informez les instances représentatives du personnel quand elles existent: le délégué du personnel doit alerter la direction. En outre quelqu'un sera au courant. (L'évidence absolue, si tout le monde était de bonne foi, il n'y pas ce genre de conflits! Ne vous laissez pas impressionner par la direction qui peut vous dire: "J'en ai marre de ces histoires de maternelle". Ce n'est pas votre problème, c'est à la direction de faire appliquer le règlement et les sanctions qui s'imposent)

4) N'hésitez pas à vous faire arrêter par un médecin: trop de salariés ont fini par commettre une faute grave à cause de la pression qu'ils subissent. Mieux vaut être absent: les arrêts courts à répétition constituent en outre un bon message (le manque à gagner pour l'entreprise pour commencer).

5) Demandez au médecin de vous prescrire des anxiolytiques et autres antidépresseurs (dont vous gardez les ordonnances) et de vous faire des attestations sur votre état et le lien qu'il établit avec le stress subi au travail.

6) La médecine du travail peut aussi être une bonne solution, surtout si le harcèlement est systématique dans l'entreprise: le médecin finira par s'alerter et les employeurs n'aiment pas trop avoir la médecine du travail sur le dos.

En appliquant ces différentes recettes, j'ai réussi à tenir assez facilement, à désamorcer le processus et à éviter de démissionner ou d'être licenciée pour faute grave.

Sinon, ben, visez les associations...

HMStop

Non!

dimanche 15 février 2009

Avis de décès d'une "amitié"




Un ami de très longue date (lycée). Relation d'ordre supérieur, intellectuelle et spirituelle, franchement inscrite dans les valeurs. Lui a fondé une famille, je suis toujours et encore célibataire mais cela n'a en rien entamé notre relation. Jamais. Son âge, sa religion, ses moeurs, ses convictions non plus.

En fin de semaine dernière, il m'adresse un mail lapidaire pour me dire que sa femme a un rendez-vous professionnel à Paris (où j'habite) et qu'on pourrait en profiter pour se voir une soirée, dans la mesure de mes disponibilités. J'étais disponible. La date de lundi est évoquée. Mais je ne pouvais pas en savoir plus dans son mail sinon je serais dans le faux dès le début de mon post. (Pour mémoire, j'ai dit que ses mails étaient lapidaires).

Je l'ai appelé, je lui ai laissé un message avec rappel de mes coordonnées téléphoniques. (J'ai réessayé plusieurs fois de l'appeler, ça ne répondait pas, ça raccrochait avant de décrocher... Son téléphone merde, j'ai décidé de ne plus l'appeler).

Il me réécrit un autre e-mail, tout aussi lapidaire, il fait allusion à une anecdote à laquelle j'ai fait allusion que dans mon message téléphonique et me soutient que je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone. Ca m'a déjà passablement énervé (je ne supporte pas la moindre décision, négociation, etc par e-mail qui reste merdique au bout de deux mails sans progresser, c'est qu'il y a du non-dit).

Puis, encore un nouveau e-mail lapidaire pour me dire que sa soirée à Paris correspond à un créneau horaire disponible de 18 h 00 à 22 h 15 à peu près à sa gare pour rentrer chez lui. L'horaire où tout ferme sur Paris, où le choix des activités est le plus restreint, le créneau horaire le plus merdique pour apprécier Paris. Si je peux lui combler ce sale moment à passer... Tout seul, mon grand!

RV de  18 h 00 à 22 h 15, à peu près. Mais ça change tout! Oui, j'étais et je reste disponible comme il me l'a demandé, lapidaire. Du fait de sa concision, j'ai compris dans les conditions habituelles de nos emplois du temps respectifs. Ce dont il ne fait aucun cas. Il sait que je travaille tard, ça ne l'empêchait pas de redemander puisqu'il était dans un créneau très délimité.

Je ne peux pas changer mes horaires dans un tel délai de 48 heures, je dois m'organiser, ma chef doit être d'accord, je dois trouver un(e) collègue qui veut bien échanger ses horaires. Mon "ami" a décidé de faire abstraction de ma vie perso dans toutes ses dimensions (privée, professionnelle). Et passer une soirée avec un "ami" que l'on n'a pas vu depuis plusieurs années, si l'amitié est sincère, on la délimite de façon plus souple, plus "généreuse" (ce qu'il a su faire de façon irréprochable, quelques années auparavant...)

J'ai alors décidé de couper les amarres avec cet ami, je me sens trahi. Et encore un qui disparaît dans les travers de son temps: Non-communication, non-égalité, égoïsme et paresse. Tant pis ! Au lieu de rédiger trois e-mails lapidaires, il aurait mieux fait de tout dire dans un seul (J'ai l'intention de venir tel jour, je serai disponible dans tel créneau horaire, est-ce que tu le seras aussi ?). Il joue avec les mots (il sait que je travaille en début de soirée, il ne se souvient peut-être pas des horaires, d'accord mais rien n'interdit de demander avant de dire ses horaires à lui. Il sait parfaitement ce que courtoisie veut dire. Il donne plus de valeur à son emploi du temps qu'au mien, c'est indigne).

Il semblerait qu'elle doive toujours avoir bon dos la charge excessive d'être parent. Cette charge à s'occuper de ses enfants pour écrire des mails lapidaires odieux, de se donner des emplois du temps surbookés et de s'obliger à être constamment présent physiquement pour ses enfants. C'est plus politiquement correct que d'avouer ses faiblesses (paresse, entre autres...) à entretenir du relationnel humain.

Non!

dimanche 7 décembre 2008

Salope, sale pute, connasse, mal baisée.

Quelques mots fleuris de notre belle langue de Molière trouvés dans un article de Bakchich (une alternative Internet au Canard Enchaîné. Cliquez sur le lien si vous voulez lire l'histoire complète). Je ne veux pas me perdre dans ce fait divers quelconque mais sur la valeur des insultes, totalement erronées dans notre société actuelle, à l'image de notre société. Le fait divers, en deux mots ? Un samedi soir, deux minettes rentrent chez elles. Contrôle de police. La conductrice est en règle à tous points de vue et la passagère, Sabia, ivre, se sent en verve pour déclamer sa prose fleurie. Convocation au tribunal. Du fait d'un cas de récidive, elle est condamnée à un an de prison ferme dont dix mois de sursis et 300 euros d'amende à titre de dommages et intérêts.

Une première chose fondamentale est que l'on doit le respect à un agent de la force publique qui ne fait que son boulot. Comme à tout personnage public d'ailleurs (le Karl Zéro qui tutoie tout le monde, hum, hum... Quoique le Karl Zéro sait parfaitement ce qu'il fait. Devant un Pierre Messmer ou devant une Marylise Lebranchu, des personnages très posés avec une élégance naturelle, du fait de leurs origines et de leur culture générale, Karl Zéro ne se risque pas à autre chose qu'au vouvoiement. Devant un Jack Lang pote de tous, c'est le tutoiement... J'ai également beaucoup d'admiration pour une Françoise Laborde, journaliste, qui ne parle exclusivement que du président de la République, laissant supposer que Nicolas Sarkozy, c'est un citoyen lambda).

J'en reviens donc à mon sujet, le titre de ce sujet et traitons tout cela par le simple bon sens (Nous sommes plus dans le passionnel que dans le bon sens de nos jours). Quelles définitions ont ces mots ? En ont-ils seulement un ? Est-ce seulement le but de Sabia ? Est-ce que le véritable but de Sabia n'était pas de renvoyer sa victime à sa perception "privée" de ces mots, mots généralement considérés comme des insultes ? Faire réagir sa victime dans sa tête: "ces syllabes me sont intolérables, je dois les considérer comme des insultes". Je dois ? Non. Voyons les mots.

Salope. Réponse par le bon sens: C'est le droit absolu de la destinataire de ce mot de se comporter en privé avec son ou sa partenaire comme une salope et d'y mettre la définition qu'elle veut. La destinataire est en droit de le définir comme elle veut, positivement ou négativement.

Sale pute. (Sale pédé/sale gouine seraient dans la même veine). Réponse par le bon sens: Chacun fait ce qu'il veut dans sa vie, sans en infliger la vue à des personnes qui ne souhaitent pas savoir en direct/live. (La loi autorise de vivre nu chez soi mais elle impose de s'organiser pour ne pas en infliger l'image à des gens non consentants).

Et la prostitution, et les pratiques sexuelles (homos ou hétéros) c'est pas forcément sale, on pratique (si on le souhaite) la prostitution et les pratiques sexuelles que l'on veut, comme on veut. De tels propos prouvent juste une méconnaissance de quelques réalités sociales bien réelles qu'aucun tiers n'a à juger tant qu'elles restent dans le domaine privée. (Article Wikipédia France sur les paraphilies ou comportements sexuels considérés comme déviants).

Connasse. Réponse par le bon sens: Un mot qui n'a pas vraiment de sens mais qui n'a vocation qu'à allumer un voyant rouge genre "Alerte", je dois l'interpréter comme une insulte. Mon conseil ? Recevez le froidement, faites semblant de vous montrer indifférent à tant d'ânerie, laissez la personne déblatérer puis demandez froidement qu'est qu'une connasse/un connard pour elle. Vous tiendrez votre vengeance.

Mal baisée. Réponse par le bon sens: Il se peut qu'une façon de baiser pour quelqu'un corresponde à une façon insatisfaisante de baiser pour une autre. Et alors ? L'important, c'est notre propre satisfaction, non ?

Conclusion: Soyez grands, soyez magnanimes, soyez riches, soyez supérieur à la médiocrité, faites preuve du bon sens le plus élémentaire. Vous avez tout à y gagner. Et votre adversaire se vexera parce qu'il comprendra (sans vouloir l'admettre, sa fierté est perdue pour l'occasion) que s'il avait fait preuve du même bon sens, ben, il aurait évité de perdre la face. C'est (tout) con, hein ?

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mercredi 3 décembre 2008

Loser ?



Beck - Mellow Gold - Loser

En toute humilité, je me dédie cette chanson (Rires à gorge déployée, même plus si je le pouvais).

A en croire pas mal de gars et de nanas qui se disaient mes "ami(e)s", je serais moi-même un loser (c'est vrai que ces dernières années, j'ai fait le grand ménage dans mon carnet d'adresses) et je demande à ces personnes pourquoi elles ne m'ont pas encore tuées (En paroles, c'est fait. En réputation, je crois aussi: Je dois passer pour un malade mental terrible. On se demande bien pourquoi elles me laissent encore circuler librement, quelle solidarité pour mes futures victimes potentielles ?

J'ai demandé à les rencontrer pour mettre au point des éclaircissements, j'ai peut-être même besoin d'une thérapie, ils ont peut-être constaté des choses que je me refuse à voir, à admettre mais qui pourraient être utiles à une nouvelle thérapie ? Silence, toujours et encore...

Il m'arrive de les rencontrer au détour d'un comptoir de bistrot, au détour d'une rue, d'une porte. Epreuve pénible. Si on veut passer la même porte dans deux sens opposés, il est hors de question de me dire: "Excuse-moi" ou "pardon" pour franchir cette porte. Un remerciement pour avoir cédé le passage est tout aussi exclu. Je suis d'accord pour qualifier cela de minable...

Du temps où nous étions "ami(e)s" (quelle escroquerie sur la confiance!), ils se vantaient d'être à cheval sur la politesse (on voit ce que ça donne...), ils faisaient de l'humour (s'assurer la prééminence dans toute relation humaine en dénigrant l'autre par le rire) et j'étais le susceptible de service (quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage, c'est bien connu). Leurs réels problèmes (il suffit d'être réceptif à ce qu'ils ont à donner et l'on voit tout de suite. Je crois que dans notre société, l'égoïsme est valorisé au détriment de la réceptivité du discours de mal être de l'autre).

C'est le gars qui vient de fêter ses 18 ans hier et qui veut qu'on le reconnaisse comme un adulte maintenant puisqu'il est majeur (à raisonner comme ça, il a du chemin à faire). C'est la fille qui rentre dans la quarantaine et qui est frustrée de ne pas avoir d'enfants et qui voit l'horloge biologique tourner en sa défaveur. C'est le gars handicapé suite à un accident grave et qui a peur de devoir rester célibataire parce qu'il se persuade qu'il ne pourra jamais plaire (il est handicapé mais pas défiguré). C'est la fille qui se fait un sang d'encre que son frère puisse être homosexuel et victime d'homophobie (Ce n'est pas à elle de s'en soucier). Etc, etc. Tout un monde qui déraille (j'ai eu ma période de déraillage, je n'en garde aucun culte, je n'en éprouve aucune fierté, je suis heureux d'en être sorti avec de nombreuses assistances mais jamais médicamenteuses. je sais où ces souvenirs sont dans les archives de ma mémoire pour la retrouver, c'est important. Ces souvenirs me servent fort utilement comme repoussoir dans ma vie actuelle, pour mon plus grand salut).

Tout à l'heure, à mon boulot, lors de ma pause, une collègue me voit avec un paquet de biscuits que je me suis payé. Elle n'achète jamais rien donc elle n'a jamais rien à partager. Elle me demande de partager avec elle "s'il te plaît". Je dis non, elle est soufflée. Elle a la goujaterie d'insister en me disant: "mais je t'ai dit s'il te plaît". J'ai dépassé ce stade de l'enfantillage qui m'a passablement énervé. Je lui ai donc répondu: "Non, ça ne me plaît pas de devoir t'en donner".

Alors, les mots "susceptible", "radin", "mesquin", "hypocrite", "faire confiance", je suis en overdose, je ne peux plus les entendre. Je refuse de faire confiance à quelqu'un qui me l'imposerait. Primo, pour qui il se prend pour me dire ça ? Deuxio, la confance, l'authentique, elle vient d'elle-même, elle ne se commande pas, elle ne doit pas être précipitée sous peine d'arnaque à plus moins brève échéance.

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mardi 2 décembre 2008

Ben se fait des films

Ben

C'est une série de comédies très brèves sur le cinéma (quelques minutes. Si vous voulez regarder, cliquez sur l'image).

Ben est un gars bien d'aujourd'hui mais notre Ben national a une vie un peu creuse, alors il s'en fait des films (Titres des épisodes de chaque comédie, genre: "Y a plus de bières dans le frigo" ou "T'as pas la notice ?"). Il est même l'invité d'une émission de ciné pour dire (en toute "modestie") les scènes les plus difficiles à jouer, à souligner les moments les plus forts de l'intrigue (au cas où on ne pourrait pas comprendre...). à se sentir obligé de nous expliquer pendant des heures ce qu'on avait compris par nous-même, en nous citant des auteurs et des artistes très confidentiels (limite si on ne doit pas douter de leur existence!)

Un peu comme quelques artistes actuels qui ont une conception très personnelle de l'humilité et du respect dû à leur public.

Il est évident que c'est un humour très particulier, l'interprète doit avoir du mépris pour certains artistes français prétentieux. Mais ses textes restent un registre convenable de langue, avec quelquesnéologismes de bon aloi ("Faudrait que je me trouve une meuf", titre d'un épisode).

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lundi 1 décembre 2008

Le Bien (sans le Mal)

Tout à l'heure, je sors de chez moi pour me rendre au boulot, en passant par la grosse artère qui passe à côté de chez moi. J'étais dans mes rêveries quand une dame m'aborde et me demande, à brûle-pourpoint: "C'est quoi le Bien pour vous ?" Hein ? C'est quoi de poser ce genre de questions à un inconnu dans la rue, ça confine à une certaine goujaterie (de ne pas se présenter, ni de présenter les motivations pour poser de telles questions). Je pensais à un truc de secte (genre scientologie). J'ai commencé par éluder la question: "Il faut une après-midi pour trouver une réponse convenable".

Elle restait immobile en attendant ma réponse (un peu comme le Petit Prince attendant son mouton qui ne vient pas). Finalement, je lui ai répondu: "C'est agir de bonne foi, spontanément". (Je réalise rétrospectivement que ma réponse n'est pas des plus terribles parce que répondre que le Bien, c'est quelque chose de fondé sur du bon, ça n'explique rien).

Plus tard dans la journée, je racontais cela à une autre personne. Une oreille qui traînait a cru bon de retoquer ce que j'avais dit, en me contestant mon "agir de bonne foi". Elle m'a agacé alors je lui ai opposé que tout de même, on ne commet jamais de crimes ni de délits de bonne foi, spontanément. Elle en est restée coi.

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lundi 3 novembre 2008

Dédé le flic & les pirates

Message de perso de Dédé le flic (réalisé par l'UFC-Que Choisir ?)










Pourquoi sont-ils opposés à cette loi ? Consultez leur FAQ, leur synthèse de la loi, leurs principaux (6) griefs contre le projet de loi. Et le point de vue du ministère est exprimé ici.

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vendredi 24 octobre 2008

Le Gregorio du Vendredi

Ca tombe bien, je découvre cette histoire un vendredi.

En Italie, un couple voulait appeler leur fils Vendredi, du nom du célèbre personnage de Daniel Defoe (dans Robinson Crusoé,1719) s'est vu interdire l'octroi d'un tel prénom, le considérant comme "ridicule" et qui pourrait exposer le gamin à des moqueries.

La Cour de Cassation italienne a considéré qu'un tel prénom est assimilé à l'asservissement et l'infériorité (Dans le livre, Vendredi est l'esclave de Robinson Crusoé). Les parents ont fait valoir leur droit d'appeler leur fils comme ils le désiraient, ils ont aussi fait valoir que des célébrités italiennes avaient le droit d'appeler leur enfant avec des prénoms aussi bizarres que Chanel ou Océano. Ils ont déclaré qu'ils continueraient à appeler leur fils Vendredi et que leur prochain enfant s'appelerait Mercredi.

La décision de la Haute Cour a déclenché une polémique nationale de savoir si les juges avaient le droit d'interférer dans ce genre de débats.

La Haute Cour a décidé que l'enfant aurait pour prénom Gregorio, du nom du saint du jour où est né le gamin.

A mon sens ? C'est idiot, c'est vraiment vouloir jouer de son enfant pour faire créer une jurisprudence stupide (qui doit probablement déjà exister, comme en France).

Robinson Crusoé

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samedi 4 octobre 2008

Aujourd'hui, on a pu le droit...

Hier ou avant-hier, je m'écoute Chérie FM sur Internet et j'entends ceci.


Les Enfoirés - Chanter - Single - La chanson des restos

Très belle chanson, cette chanson des Restos mais il ne faudrait pas oublier qu'elle date de 1985 (soit 23 ans). Je crois fondamentalement en la pureté des intentions de Coluche, le fondateur. Sera-t-il mis un jour au Panthéon pour son oeuvre sociale ? L'humoriste est trivial par rapport aux us et coutumes en général.

(J'avais été choqué d'apprendre que l'ex-femme de Coluche (ils avaient divorcé) était présidente de l'association. Une notoriété à peu de frais. Et puis, on se marie pour le meilleur et pour le pire, on divorce aussi pour le meilleur et pour le pire, la décence interdit de récupérer la notoriété de son conjoint divorcé décédé. D'ailleurs, parle-t-on de veuvage de divorcés ? Non, alors...)

Il ne faudrait pas oublier non plus certaines paroles lénifiantes de la chanson, genre "Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim, ni d'avoir froid". 23 ans après, qu'est-ce qui a vraiment changé en la matière ?

Ou "autrefois on gardait toujours une place à table une soupe, une chaise, un coin sans l'étable. Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes, les autres sont toujours, toujours en overdose". Je préfère ne pas faire le bilan 23 ans après...

"C'est pas vraiment de ma faute si y'en a qui ont faim. Mais ça le deviendrait si on n'y change rien..." Qu'est-ce qui a changé ? Et puis, je trouve cela crétin d'y mettre un investissement personnel parce que la personne qui dit ça, je n'ai pas connaissance qu'il soit si troublé ni qu'il participe régulièrement, ou qu'il ait jamais participé au concert des Enfoirés... Si c'était symbolique, ben, il y a des limites décentes pour l'employer. Si c'était pour se faire de la pub, il y a également plus décent.

"J'ai pas de solution pour te changer la vie mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y. Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui". Et si on replace ça dans les 23 ans d'existence des Restos du Coeur (plus toutes les années que ça va encore exister).

Et puis, il y a le côté sordide... Le fonctionnement du conseil d'administration (article du journal Bakchich à l'occasion de son renouvellement... Rien de bien surprenant mais pas très reluisant non plus... Où est l'esprit caritatif derrière un tel comportement ?)

Sordide: Le concert des Enfoirés tous les ans: on voit bien qu'il y a des effets scéniques, il y a des costumes (on se demande bien pourquoi dans le cadre d'une opération notoirement caritative). Quel est le pourcentage dans le budget des Restos ? (Il faut savoir que pour le Téléthon, 10% des sommes collectés servent à l'organisation du Téléthon pour les décors, les plateaux. C'est astronomique !).

Où est le siège social des Restos du Coeur ? Dans les beaux quartiers de Paris ou en arrière salle, sous la tente, à côté des bénévoles qui se caillent tout l'hiver à distribuer des repas ? (Consulté sur le site: Paris 15e. Il y a des arrondissements de Paris réputés pour avoir des taxes d'habitation et des loyers moins chers, il y a des communes à la périphérie de Paris dans le même cas, avec les mêmes commodités de transports que dans tout Paris. Pour le prestige de l'association ? Parce qu'une association caritative pour les plus démunis, même de logements, aurait besoin d'une adresse prestigieuse ? C'est abject. (C'est à cause de cette philosophie globale des associations qui va à l'encontre de leur finalité déclarée que nous ne donnons jamais aucun argent aux associations dans ma famille).

Mais surtout, la différence de taxes d'habitation et de loyer, c'est combien de repas ?). Je critique les Restos du Coeur mais la plupart des organismes caritatifs sont dans le même cas.

Ce qui me choque, c'est que l'un des avantages les plus évidents de cette association, c'est de faciliter le travail des assistantes sociales qui renvoient sur le social bénévole (que tout un chacun est en mesure de trouver par lui-même avec l'annuaire) alors que leur véritable boulot est de distribuer des aides publiques qu'elles sont les seules à pouvoir accorder.

Je n'ai jamais travaillé pour eux, je reconnais le mérite des bénévoles (même si une part de ce bénévolat relève du social de l'Etat par les impôts). Mais comme je disais lors d'un précédent post, lors de la collecte de la banque alimentaire, je vois les dames patronesses en Lady Palace/Valérie Lemercier faire la collecte en carré Hermès et mocassins vernis. Et des clients qui disent ouvertement qu'ils ne veulent pas qu'on mélange le riz et les pâtes qu'ils vont donner à la Baque alimentaire et ceux qu'ils vont rapporter chez eux. (La cliente qui m'avait dit ça s'est aussitôt ravisée en rougissant, se rendant compte de l'obscénité de son propos et qu'elle aurait mieux fait de se taire. Je ne lui ai pas fait dire!).

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