
vendredi 8 janvier 2010
L'hiver est à l'envers, ne t'en retourne pas dehors...
Thèmes abordés: coup de coeur, culture, date, effroi, fait divers, hommage, réalisme
mardi 14 juillet 2009
Michael Jackson, l'épilogue (grotesque)

Thèmes abordés: coup de coeur, coup de gueule, culture, date, effroi, émotion, étude, fait divers, hommage, insolite, musique, opinions, réalisme, starsystem
dimanche 12 juillet 2009
Sommes-nous des dégénérés ?
L’autre jour à la télévision, une femme politique s’intéressait à la vie quotidienne des « mamans » ; elle répéta le mot pas moins de dix fois. Sur une autre chaîne, un présentateur de magazine « people » recevait des stars ; et dans l’interview qu’il accordait à un vieux cinéaste, il revenait sur ses débuts en lui demandant, comme s’il parlait à un enfant : « Aviez-vous une relation privilégiée avec votre papa ? »
Peut-être les historiens de la langue constateront-ils que la première décennie du XXIe siècle fut marquée par la disparition, en France, des mots « père » et « mère », remplacés par l’usage presque exclusif de « papa » et de « maman ».
Lorsque j’étais enfant (il n’y a pas si longtemps, dans les années soixante-dix), l’un des signes de maturité auquel chacun s’attachait, dans les conversations avec ses copains, consistait à abandonner progressivement ces termes puérils. On préférait dire « mon père » ou « ma mère », qui, par leur sonorité moins sentimentale, marquaient le début d’une prise de distance et l’affirmation d’une individualité.
Aujourd’hui, le contraire semble se produire. Tout nous incite à cultiver la « part d’enfance » qui subsiste en nous, en prolongeant indéfiniment le langage des tout petits. Les médias audiovisuels, censés s’exprimer avec naturel, anticipent cette révolution qui leur convient comme un gant : elle renforce l’impression que nous nous ébattons tous ensemble dans une grande cour de récréation.
A réalité obscène, langage infantilisant
Le radotage psychologique, infiltrant tous les registres de la pensée, y est probablement pour quelque chose : il a généralisé l’idée que nous sommes, jusqu’à la mort, de grands enfants, attachés aux joies et aux traumatismes de nos premières années, grandissant et souffrant dans l’ombre de nos « papas » et de nos « mamans ».
La politique n’y est pas non plus étrangère : car aucune voix ne manque pour applaudir les beautés de la famille cellulaire, celle qu’on fuyait hier le plus vite possible, et dans laquelle Tanguy reste désormais le plus longtemps possible, comme une dernière petite barque survivant au naufrage des religions, des nations et des cultures. De leur côté, les défenseurs de l’homoparentalité se désignent toujours comme des « papas » et des « mamans », plutôt que des pères et mères, pour souligner le côté doucereusement familial de leur différence.
L’esthétique y a également sa part, lorsqu’elle s’évertue à transformer la vie sur cette planète ravagée en dessin animé dégoulinant de sentiments et de spontanéité, où les adolescents boutonneux sont des « jeunes », tandis que les vieillards gâteux deviennent d’adorables « papys » et « mamys », au « y » tendre comme un feuilleton américain.
À la force et à la raison qui nous ont fait tant de mal, ce monde préfère le sourire, la compassion et parfois la colère. Ségolène Royal a bâti sa carrière politique en se présentant comme une maman de secours pour soixante millions de petits Français déficients. Le triomphe de la maternité sur la société est en marche ; et les mâles repentis y contribuent sur les plateaux télé où on leur parle comme à des nourrissons, puis dans les salles de bains où ils changent les couches-culottes pour montrer qu’ils ont compris leur faute et sont devenus eux aussi de vrais « papas ».
Monsieur Benoît Duteurtre est écrivain et journaliste. Il est également l’auteur des Pieds dans l’eau chez Gallimard et prix Médicis en 2001 pour Le voyage en France chez Gallimard. Il vient de publier Ballets roses chez Grasset.

Humour tout britannique
L'emploi est bien payé (entre 210 et 250 euros pour 36 heures hebdomadaires).
Autre annonce du Pôle emploi britannique:
Personne n'ayant jamais réussi à prouver que la sorcière était une femme, le poste pourra être attribué à un homme.
L'effet de surprise m'a poussé à rire, bien sûr, mais en y réfléchissant mieux, je trouve cela scandaleux. D'abord, ça ridiculise une administration de proposer de tels offres et la presse britannique comme étrangère ne s'en prive pas! Je ne dis pas qu'on ne peut pas rire des critiques légendaires faites aux fonctionnaires (j'adore les sketchs ANPE ou sur l'hôpital d'Anne Roumanoff) mais ridiculiser une fonction publique, non.
Personne n'a la vocation de postuler à tels emplois. En général, c'est par détresse sociale que les gens font appel à cela. Détresse sociale, c'est aussi avoir des problèmes financiers (impôts, dettes...), cela peut supposer avoir affaire à un travailleur social, à des huissiers, à l'inspecteur des impôts, aux enseignants de ses enfants, à des secrétaires d'administration. Première question du travail social: "quel est votre emploi ?". Quel joie d'avoir à dire: "La sorcière de Wookey Hole ou animateur d'un programme télé avec un contenu sexuellement explicite." Et que doit dire l'enfant à ses camarades de classe ou à l'instit qui demande le travail des parents ?

Thèmes abordés: coup de gueule, effroi, fait divers, insolite, réalisme, sexualité
jeudi 19 mars 2009
La mièvre du samedi soir
La personne mièvre est une personne paresseuse (une valeur sacralisée de notre époque). Je ne parle pas de la paresse dans son sens... mièvre de rester à flemmarder au lit. Non, c'est bien trop réducteur. Et ça n'a aucun sens pour moi, c'est bien trop circonstanciel, aucun intérêt de bavasser sur le sujet. Je parle d'une paresse plus volontaire mais moins assumée, celle de ne pas vouloir prendre de risque de peur de ce que l'on va perdre. Une vie qui vaut la peine d'être vécue, qui vaut la peine d'avoir été vécue est faite de positif et de négatif, d'expériences réussies et ratées, d'expériences dont on a tiré les conclusions pour ne pas en reproduire le mauvais et aller vers les aspects toujours plus fabuleux de l'existence.
Souvent la personne qui tient un discours mièvre est une personne qui a conscience de sa paresse à se maintenir à flot des conversations de salon. Elle n'a rien à dire. Mais inavouable. Alors, pour ne pas s'exclure définitivement, elle préfère tenir des propos mi-chèvre mi-chou, politiquement très corrects jusqu'à atteindre des propos "d'extrême centre". Oui, c'est une forme d'extrémisme qui m'est intolérable.
On condamne aujourd'hui les discriminations. Oui, mais c'est s'en prendre qu'à l'aspect superficiel du problème. Toute personne qui commet de la discrimination agit par une connaissance bancale du phénomène. Une "bancalité" qui la fait se tenir le cul entre deux chaises, dans un inconfort qu'elle doit extérioriser en éprouvant le besoin de détruire cette réalité qu'elle admet partiellement puisqu'elle la persécute mais elle ne la comprend pas, elle ne la saisit pas. Elle peut essayer d'y arriver mais elle se rend compte qu'elle est toujours dans l'échec. C'est le cercle vicieux avec de la contrariété. L'envie de détruire le phénomène augmente, augmente jusqu'au faux pas répréhensible par la loi. Je ne crois pas que la sanction soit la solution. Je crois qu'il s'agit plutôt d'accompagner la personne pour réussir sa compréhension du phénomène. Et alors, si elle doit être sanctionnée, elle pourra comprendre la sanction, donc l'admettre et l'effectuer sans trop de problèmes. (Mais il y a une si fâcheuse tendance à tout faire, tout dire en dépit du bon sens... Si vous voulez vexer quelqu'un, faites lui valoir que ce que vous dites c'est le bon sens. La personne se fâchera plutôt que d'avoir la faiblesse d'admettre. On m'a même demandé récemment de quel bon sens je pouvais bien parler. Comme s'il pouvait en exister plusieurs... No comment)

Thèmes abordés: cogitations, coup de gueule, culture, effroi, étude, fait divers, politique, psycho, réalisme, religion
samedi 7 mars 2009

lundi 2 mars 2009
Les Restos 2009
Vidéo officielle disponible ici
Le concert des Enfoirés 2009 sera diffusé vendredi 6 mars sur TF1.

Thèmes abordés: coup de coeur, culture, effroi, émotion, fait divers, hommage, musique, politique, réalisme, starsystem
mercredi 25 février 2009
Harvey Milk, l'homme & sa vie sur grand écran

Cliquez sur l'image pour accéder à la page Wikipedia consacrée
La bande annonce:
Le film est inspiré d'un reportage (The times of Harvey Milk, vous pouvez en voir de larges extraits en version sous-titrée en bas de mon post) qui avait déjà obtenu l'oscar du meilleur reportage en 1984.
Rien à redire sur le film, le jeu des acteurs est impeccable, les émotions bien rendues, en toute dignité. Ce qu'on en retire ? Ca vaut le coup de se battre si on croit en sa cause, même si les circonstances semblent peu favorables.

La proposition 6 évoqué dans le film est une allusion claire à la proposition 8 (référendum d'initiative populaire en Californie) qui faisait débat lors des élections de novembre 2008 (Lors des présidentielles américaines, les Américains votent pour tout un tas de truc à la fois: présidentielles, législatives fédérales et au niveau des états, municipales, référendums de toutes sortes...). La proposition 8 visait définir l'institution du mariage come l'union exclusive d'un homme et d'une femme. Les principales entreprises américaines, plusieurs artistes de renom, les principaux personnages politiques s'étaient exprimés contre la proposition 8 (dont Barack Obama).
Le oui l'a emporté, ce fut l'une des campagnes référendaires les plus chères de l'histoire des Etats-Unis. Certains prétendent qu'un vote massif des minorités ethniques a encouragé la victoire du oui (ceux qui se sentent délaissés par l'establishment et par ceux qui se sont exprimés contre la proposition 8. Une sorte de vengeance). L'Eglise mormone, peu présente en Californie mais présente en Utah (état voisin et son fief), aurait massivement favorisé le passage du oui par les fonds qu'elle aurait investi.
La constitutionalité de la proposition 8 est aujourd'hui sujette à débat: Un référendum est-il compétent pour prendre de telles décisions ? Réponse de la Cour Suprême de Californie début avril 2009.

vendredi 20 février 2009
Abbération


Thèmes abordés: coup de gueule, effroi, fait divers, réalisme
jeudi 19 février 2009
Les relations humaines, versant pragmatique
Qu'est-ce que l'amitié ? Quelle est mon attente ? Ca me fait mal de l'écrire car c'est pour moi l'évidence absolue, c'est comme le contrat fondateur de toute relation appelée à durer. Je ne suis pas si susceptible (le mot facile!!!) ni caractériel que les opportunistes voudraient me faire croire. Mes opinions sont celles du Petit Prince et de monsieur Jacques Salomé (liens, colonne de droite).
Les indications d'une personne à l'état civil n'ont aucune valeur pour moi pour établir le contact avec quelqu'un. Ce sont des critères si fallacieux. Et puis, je ne suis pas l'état civil, je ne suis pas un agent de la force publique. Mon amitié (comme rien dans ma vie) n'est dans l'immédiat ni dans l'abondance matérielle. Je n'en veux même pas.
Je veux fonder mes relations sur l'égalité. Pas celle de l'état civil, de l'administration (diplômes, revenus fiscaux) mais simplement humaine. Egalité de valeurs de nos vies, de nos ressentis, de nos suggestions, de notre temps libre, du temps à consacrer à l'autre.
Evidemment, cette égalité passe par l'effort de communication. Rien ne se devine, ni ne doit se deviner (l'imposer serait même odieux). Laquelle communication ne peut être riche et appréciable que si elle est fondée sur une curiosité culturelle permanente et écclectique. Lire sur le sport, lire sur la sexualité, écouter le propos de personnages aux opinions critiquées et/ou critiquables pour mieux établir la sienne et qu'un autre, en discussion, aidera à en révéler les forces et les faiblesses. A ne pas vouloir faire cet effort, on sombre vite dans un discours convenu et mièvre. Je n'ai plus de temps à perdre là-dedans, je dois trouver mon compte par rapport à ce que j'apporte. Et je dois évoluer. Si la balance penche trop d'un côté, je fais tout pour faciliter et précipiter ce qui doit arriver, dorénavant.
Des ami(e)s m'ont opposé que je ne peux pas comprendre leur point de vue puisqu'ils/elles sont marié(e)s avec des enfants mineurs. Je confirme que je suis célibataire sans enfants (je ne veux pas d'enfants dans un monde si horrible sur le plan humain!!! Leur propos est donc odieux). Mais aussi marié avec une famille à charge que l'on soit, on a du temps libre pour soi. Temps libre pour aller aux toilettes, temps libre pour faire la cuisine (et autres tâches ménagères...). L'amitié n'est pas dans le factuel, dans la longueur du mail de réponse mais simplement dans l'intention (la communication, toujours elle!).
Alors, dans une époque où l'on ne s'engage dans rien, pas même l'effort de communiquer, on est appelé à se familiariser à la solitude. Bon.

mercredi 18 février 2009
Faits de notre temps

Une photo prise en mars 2008
Une photo de crise des subprimes
Un policier qui inspecte qu'une maison est bien vide
Vidée de ses occupants qui ont préféré fuir
Fuir l'humiliation de l'expulsion devant les voisins
Fuir qu'on en est.
Fuir en laissant tout.
Pour un nouveau départ ?
Peut-être.
Mais lequel envisager aujourd'hui ?
Et un World Press Photo Award 2008 pour le photographe.

Thèmes abordés: coup de coeur, coup de gueule, culture, date, effroi, émotion, étude, fait divers, Histoire, politique, réalisme
lundi 16 février 2009
L'anti-harcèlement

1) Effectivement garder des traces écrites quand elles existent, voire les créer: par exemple, votre chef a mis en cause votre travail, n'hésitez pas à lui envoyer un écrit dans lequel vous reprenez ses reproches puis lui demandez des exemples concrets ainsi que des conseils afin de mieux lui donner satisfaction à l'avenir. Parfois ça suffit à désarmer (Ca n'a alors rien de professionnel mais strictement personnel, ce qui est interdit, c'est de la discrimination: tout employé(e) est l'égal d'un autre qui a la même désignation, statut, échelon, etc, sur le contrat de travail non modifié. Les indications à l'état civil n'ont aucune valeur dans l'exercice de la profession, sauf indication contraire, rare ou "injonction" de l'inspection du travail et/ou de la médecine du travail). Quand vous procédez par mail, pensez à envoyer une copie (cachée) à un délégué syndical ou du personnel.
2) Procédez de cette façon aussi souvent que possible. Eventuellement émaillez discrètement vos courriers des formules légales que l'on trouve dans le code du travail. (Souvent, l'attitude du responsable qui harcèle vient de sa méconnaissance du droit du travail, de la convention collective, il préfère croire dans son impunité due à sa proximité à son supérieur hiérarchique. L'impunité s'arrête aux proportions démesurées des sanctions judiciaires. Et puis, les dispositions du code qu'il ne connaît pas sont sa terreur).
3) Informez les instances représentatives du personnel quand elles existent: le délégué du personnel doit alerter la direction. En outre quelqu'un sera au courant. (L'évidence absolue, si tout le monde était de bonne foi, il n'y pas ce genre de conflits! Ne vous laissez pas impressionner par la direction qui peut vous dire: "J'en ai marre de ces histoires de maternelle". Ce n'est pas votre problème, c'est à la direction de faire appliquer le règlement et les sanctions qui s'imposent)
4) N'hésitez pas à vous faire arrêter par un médecin: trop de salariés ont fini par commettre une faute grave à cause de la pression qu'ils subissent. Mieux vaut être absent: les arrêts courts à répétition constituent en outre un bon message (le manque à gagner pour l'entreprise pour commencer).
5) Demandez au médecin de vous prescrire des anxiolytiques et autres antidépresseurs (dont vous gardez les ordonnances) et de vous faire des attestations sur votre état et le lien qu'il établit avec le stress subi au travail.
6) La médecine du travail peut aussi être une bonne solution, surtout si le harcèlement est systématique dans l'entreprise: le médecin finira par s'alerter et les employeurs n'aiment pas trop avoir la médecine du travail sur le dos.
En appliquant ces différentes recettes, j'ai réussi à tenir assez facilement, à désamorcer le processus et à éviter de démissionner ou d'être licenciée pour faute grave.
Sinon, ben, visez les associations...

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dimanche 15 février 2009
Avis de décès d'une "amitié"
Un ami de très longue date (lycée). Relation d'ordre supérieur, intellectuelle et spirituelle, franchement inscrite dans les valeurs. Lui a fondé une famille, je suis toujours et encore célibataire mais cela n'a en rien entamé notre relation. Jamais. Son âge, sa religion, ses moeurs, ses convictions non plus.
En fin de semaine dernière, il m'adresse un mail lapidaire pour me dire que sa femme a un rendez-vous professionnel à Paris (où j'habite) et qu'on pourrait en profiter pour se voir une soirée, dans la mesure de mes disponibilités. J'étais disponible. La date de lundi est évoquée. Mais je ne pouvais pas en savoir plus dans son mail sinon je serais dans le faux dès le début de mon post. (Pour mémoire, j'ai dit que ses mails étaient lapidaires).
Je l'ai appelé, je lui ai laissé un message avec rappel de mes coordonnées téléphoniques. (J'ai réessayé plusieurs fois de l'appeler, ça ne répondait pas, ça raccrochait avant de décrocher... Son téléphone merde, j'ai décidé de ne plus l'appeler).
Puis, encore un nouveau e-mail lapidaire pour me dire que sa soirée à Paris correspond à un créneau horaire disponible de 18 h 00 à 22 h 15 à peu près à sa gare pour rentrer chez lui. L'horaire où tout ferme sur Paris, où le choix des activités est le plus restreint, le créneau horaire le plus merdique pour apprécier Paris. Si je peux lui combler ce sale moment à passer... Tout seul, mon grand!
RV de 18 h 00 à 22 h 15, à peu près. Mais ça change tout! Oui, j'étais et je reste disponible comme il me l'a demandé, lapidaire. Du fait de sa concision, j'ai compris dans les conditions habituelles de nos emplois du temps respectifs. Ce dont il ne fait aucun cas. Il sait que je travaille tard, ça ne l'empêchait pas de redemander puisqu'il était dans un créneau très délimité.
J'ai alors décidé de couper les amarres avec cet ami, je me sens trahi. Et encore un qui disparaît dans les travers de son temps: Non-communication, non-égalité, égoïsme et paresse. Tant pis ! Au lieu de rédiger trois e-mails lapidaires, il aurait mieux fait de tout dire dans un seul (J'ai l'intention de venir tel jour, je serai disponible dans tel créneau horaire, est-ce que tu le seras aussi ?). Il joue avec les mots (il sait que je travaille en début de soirée, il ne se souvient peut-être pas des horaires, d'accord mais rien n'interdit de demander avant de dire ses horaires à lui. Il sait parfaitement ce que courtoisie veut dire. Il donne plus de valeur à son emploi du temps qu'au mien, c'est indigne).
Il semblerait qu'elle doive toujours avoir bon dos la charge excessive d'être parent. Cette charge à s'occuper de ses enfants pour écrire des mails lapidaires odieux, de se donner des emplois du temps surbookés et de s'obliger à être constamment présent physiquement pour ses enfants. C'est plus politiquement correct que d'avouer ses faiblesses (paresse, entre autres...) à entretenir du relationnel humain.

Thèmes abordés: cogitations, coup de gueule, culture, effroi, émotion, étude, fait divers, opinions, réalisme
lundi 9 février 2009
Vive les portables !
Si vous passez une objet en fer plutôt inoffensif pour la santé (genre une fouchette ou une clé), la boussole sera dévié d'environ 3 ou 4 degrés.
Passez votre portable ÉTEINT!!!, la boussole dévie de 12 degrés (4 fois plus, c'est déjà bien moins inoffensif. Les anti-vols des supermarchés ne sont pas innocents, ils se placent entre la fourchette et le portable éteint!). J'entretiens les fausses rumeurs sur le sujet ? A vous de vous faire votre idée sur la question...
A bon entendeur...

Thèmes abordés: effroi, fait divers, insolite, réalisme
mardi 3 février 2009
Did you know ?

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mercredi 3 décembre 2008
Loser ?
A en croire pas mal de gars et de nanas qui se disaient mes "ami(e)s", je serais moi-même un loser (c'est vrai que ces dernières années, j'ai fait le grand ménage dans mon carnet d'adresses) et je demande à ces personnes pourquoi elles ne m'ont pas encore tuées (En paroles, c'est fait. En réputation, je crois aussi: Je dois passer pour un malade mental terrible. On se demande bien pourquoi elles me laissent encore circuler librement, quelle solidarité pour mes futures victimes potentielles ?
J'ai demandé à les rencontrer pour mettre au point des éclaircissements, j'ai peut-être même besoin d'une thérapie, ils ont peut-être constaté des choses que je me refuse à voir, à admettre mais qui pourraient être utiles à une nouvelle thérapie ? Silence, toujours et encore...
Il m'arrive de les rencontrer au détour d'un comptoir de bistrot, au détour d'une rue, d'une porte. Epreuve pénible. Si on veut passer la même porte dans deux sens opposés, il est hors de question de me dire: "Excuse-moi" ou "pardon" pour franchir cette porte. Un remerciement pour avoir cédé le passage est tout aussi exclu. Je suis d'accord pour qualifier cela de minable...
Du temps où nous étions "ami(e)s" (quelle escroquerie sur la confiance!), ils se vantaient d'être à cheval sur la politesse (on voit ce que ça donne...), ils faisaient de l'humour (s'assurer la prééminence dans toute relation humaine en dénigrant l'autre par le rire) et j'étais le susceptible de service (quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage, c'est bien connu). Leurs réels problèmes (il suffit d'être réceptif à ce qu'ils ont à donner et l'on voit tout de suite. Je crois que dans notre société, l'égoïsme est valorisé au détriment de la réceptivité du discours de mal être de l'autre).
C'est le gars qui vient de fêter ses 18 ans hier et qui veut qu'on le reconnaisse comme un adulte maintenant puisqu'il est majeur (à raisonner comme ça, il a du chemin à faire). C'est la fille qui rentre dans la quarantaine et qui est frustrée de ne pas avoir d'enfants et qui voit l'horloge biologique tourner en sa défaveur. C'est le gars handicapé suite à un accident grave et qui a peur de devoir rester célibataire parce qu'il se persuade qu'il ne pourra jamais plaire (il est handicapé mais pas défiguré). C'est la fille qui se fait un sang d'encre que son frère puisse être homosexuel et victime d'homophobie (Ce n'est pas à elle de s'en soucier). Etc, etc. Tout un monde qui déraille (j'ai eu ma période de déraillage, je n'en garde aucun culte, je n'en éprouve aucune fierté, je suis heureux d'en être sorti avec de nombreuses assistances mais jamais médicamenteuses. je sais où ces souvenirs sont dans les archives de ma mémoire pour la retrouver, c'est important. Ces souvenirs me servent fort utilement comme repoussoir dans ma vie actuelle, pour mon plus grand salut).
Tout à l'heure, à mon boulot, lors de ma pause, une collègue me voit avec un paquet de biscuits que je me suis payé. Elle n'achète jamais rien donc elle n'a jamais rien à partager. Elle me demande de partager avec elle "s'il te plaît". Je dis non, elle est soufflée. Elle a la goujaterie d'insister en me disant: "mais je t'ai dit s'il te plaît". J'ai dépassé ce stade de l'enfantillage qui m'a passablement énervé. Je lui ai donc répondu: "Non, ça ne me plaît pas de devoir t'en donner".
Alors, les mots "susceptible", "radin", "mesquin", "hypocrite", "faire confiance", je suis en overdose, je ne peux plus les entendre. Je refuse de faire confiance à quelqu'un qui me l'imposerait. Primo, pour qui il se prend pour me dire ça ? Deuxio, la confance, l'authentique, elle vient d'elle-même, elle ne se commande pas, elle ne doit pas être précipitée sous peine d'arnaque à plus moins brève échéance.

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vendredi 28 novembre 2008
Musique "d'ambiance" du jour
Thèmes abordés: coup de coeur, culture, effroi, fait divers, film, hommage, musique, réalisme, starsystem
vendredi 31 octobre 2008
Attention à vos clés !
Pour faire leur expérience, ils se sont servis d'un appareil photo avec un téléobjectif de 5 pouces. "Si les gens cachent leur numéro de cartes de crédit, ilsdevraient en faire autant avec leurs trousseaux de clés."
Pour réaliser son duplicata, le logiciel a juste besoin de connaître la profondeur des entailles des clés.


Thèmes abordés: effroi, fait divers, réalisme
Desperate Housewives
Il s'agit de la White House Journalist Association Dinner 2005 (le dîner de l'association des journalistes accrédités à la Maison Blanche. La tradition de ce dîner veut que l'ambiance soit très détendue et que le président plaisante sur lui-même. C'est un évènement politique informel D'où la plaisanterie de Laura Bush qui a la réputation de ne pas trop aimer faire des interventions publiques où elle raconte qu'elle regarde seule "Desperate Housewives" pendant que "Mr Excitement", son cher & tendre, dort. Cliquez ici pour en avoir une traduction.
Desperate Housewives, c'est l'histoire de cinq femmes qui vivent dans une petite rue imaginaire, d'un patelin imaginaire dans un état américain imaginaire. C'est du mauvais vaudeville, les portes claquent, il y a des meurtres pas toujours résolus (on ne sait pas trop pourquoi à l'heure des tests ADN) mais la conclusion du problème est à peu près toujours la même, sans grande originalité (il m'arrive de m'amuser à les deviner et je ne me trompe pas trop souvent).
Une vidéo promotionnelle d'une des saisons
La série commence sur le suicide d'un personnage qui se trouve être le narrateur dans le restant de la série, au fil des saisons. Elle récapitule les scènes principales des derniers épisodes, introduit le nouveau et le conclut également. Parfois de façon cynique (ça nous donne envie de voir l'épisode suivant). Cette femme généralise des cas particuliers en décrivant la nature humaine. A bien y repenser, c'est loin d'être idiot dans la vie de tout un chacun... C'est souvent calé sur des images des personnages et ça créé un trait d'esprit.
Il y a des réparties assez savoureuses (Episode 18 de la 3e saison, à 22 minutes 15, l'épisode est ci-dessous): "5 gosses, c'est déjà suffisamment dur, et avec votre mari, ça fait 6 et je ne peux pas (...), il est insupportable. Et à chaque fois qu'il se plaint d'avoir mal, j'ai envie de danser la polka".
Il y a parfois des pensées très fortes comme par exemple: "Le contraire de l'amour n'est pas la haine mais l'indifférence." Je vous laisse méditer.
Mais je finirai ce post en vous laissant méditer cette scène assez glaciale, parce qu'on pourrait tous y être confrontés (la vidéo ci-dessous est un épisode complet, le 10e de la troisième saison, le morceau que je vous recommande démarre à 37 minutes 41 secondes. Pour mémoire et en faisant concis, les deux personnages sont Lynette, un personnage récurrent de la série et son voisin Art qu'elle soupçonne de pédophilie pour avoir visité sa cave en son absence. La cave regorge de jouets et de photos affichées au mur de gamins torses nus. Torse nu, c'est plus politiquement correct dans une série télé de grande écoute, je présume...)

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vendredi 24 octobre 2008
Le Gregorio du Vendredi
En Italie, un couple voulait appeler leur fils Vendredi, du nom du célèbre personnage de Daniel Defoe (dans Robinson Crusoé,1719) s'est vu interdire l'octroi d'un tel prénom, le considérant comme "ridicule" et qui pourrait exposer le gamin à des moqueries.
La Cour de Cassation italienne a considéré qu'un tel prénom est assimilé à l'asservissement et l'infériorité (Dans le livre, Vendredi est l'esclave de Robinson Crusoé). Les parents ont fait valoir leur droit d'appeler leur fils comme ils le désiraient, ils ont aussi fait valoir que des célébrités italiennes avaient le droit d'appeler leur enfant avec des prénoms aussi bizarres que Chanel ou Océano. Ils ont déclaré qu'ils continueraient à appeler leur fils Vendredi et que leur prochain enfant s'appelerait Mercredi.
La décision de la Haute Cour a déclenché une polémique nationale de savoir si les juges avaient le droit d'interférer dans ce genre de débats.
La Haute Cour a décidé que l'enfant aurait pour prénom Gregorio, du nom du saint du jour où est né le gamin.
A mon sens ? C'est idiot, c'est vraiment vouloir jouer de son enfant pour faire créer une jurisprudence stupide (qui doit probablement déjà exister, comme en France).


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