dimanche 28 février 2010

Glenn Close

L'autre jour, je parlais à un pote de la comédienne américaine Glenn Close et il me disait qu'il ne la connaissait pas. J'étais déçu, c'est ma comédienne préférée.

Glenn Close

Dire que j'aime tel ou tel comédien (ou comédienne) parce que tel film est sympa, d'accord mais est-il bien nécessaire de casser les pieds de tout le monde avec ça ? Elle est une excellente interprète, excellente dans la composition, excellente dans le jeu de scène (Elle n'a pas besoin de parler, son regard (yeux revolvers) et sa gestuelle sont suffisamment expressifs).. A tel point que lorsqu'elle aborde des thèmes réalistes de la vie de tous les jours, on ne cherche pas à savoir si cela est inspiré, basé sur des aspects de sa vie. On n'a même pas envie de savoir sa vie privée. (Je n'ai pas connaissance qu'elle soit harcelée par les paparazzi). La plupart du temps, elle interprète des personnages à la vie difficile, au caractère éprouvé par la vie au point d'avoir développé un grand cynisme mais elle nous révèle la plupart du temps un personnage attachant.

Elle s'efface devant le personnage qu'elle interprète. Oui, ce que l'on attend de la comédienne qui a conscience de son devoir à l'égard de son public. Je crois que je serai capable d'aller voir un film (ou un téléfilm) sans rien savoir du scénario mais parce qu'elle est à l'affiche. (En France, mon équivalent est Isabelle Huppert).

Quels sont ses principaux films ?

Le premier film que je lui connais (que je n'ai pas vu dont j'ai entendu parler à l'époque), c'est Liaison Fatale avec Michael Douglas (Il y a une scène célèbre où elle ébouillante vif un lapin).

http://www.youtube.com/watch?v=IYpeKbHKVbU
Je ne peux malheureusement pas insérer la vidéo, seulement le lien vers une bande annonce.

Il y a également le personnage de la marquise de Merteuil dans les Liaisons Dangereuses.

La Marquise de Merteuil




Il y a aussi le personnage tourmenté de Ferula Trueba dans La Maison aux Esprit (petit rôle, le bouquin est un pavé d'Isabel Allende, beau style et belle histoire).

Il y a des apparitions dans des comédies plus "légères" comme Mars Attacks! de Tim Burton (que je n'ai pas vu) ou les 101 Dalmatiens ou les 102 Dalmatiens (que j'ai vu, par contre. Ici, les 101 Dalmatiens, en anglais. Glenn Close y joue le personnage tourmenté de Cruella D'Enfer. Le scénario est des plus ténu, c'est un film pour enfants,il n'est pas nécessaire de comprendre les dialogues, l'essentiel du film est dans l'action. C'est un film où les portes claquent tout le temps comme dans un vaudeville, au moment où Cruella et ses sbires sont sur le point de piéger les dalmatiens, une aide providentielle leur permet de s'évader, etc. Il y a quelque temps, c'était passé à la télé. J'ai regardé, par curiosité, pour le seul jeu de Glenn Close. Je n'ai jamais pu quitter le film).

Cruella D'Enfer
Il y aura toujours des imbéciles pour me dire que c'est peut-être sa vraie personnalité, qu'il n'y a pas de fumée sans feu, etc, etc. Peut-être mais j'en doute: Elle est dans l'industrie du cinéma, de l'image, elle sait qu'elle a une image d'elle à vendre aux producteurs et elle sait bien qu'une image aussi austère, aussi guindée avec une coiffure et des tenues que personne ne porte aujourd'hui ne lui apporterait aucun rôle.




Il y a l'excellent téléfilm "Les galons du silence" (l'histoire autentique de la première femme militaire américaine, Margarethe Cammermeyer, (bio en anglais) à avoir avoué son homosexualité lors d'un entretien préalable à une remise de décorations. Cela lui a valu l'exclusion de l'armée américaine puis après un long combat, la réintégration juste avant sa retraite. Je pense que la loi Don't ask, don't tell, DADT, n'était pas encore votée). La vidéo ci-dessous (en anglais) montre l'essentiel de ce téléfilm.




Actuellement, Glenn Close interprète le personnage de Patty Hewes dans la série Damages (que je suis religieusement) où elle interprète une redoutable avocate d'affaires à New York. (Le métier d'avocat est le plus lucratif aux Etats-Unis. Sans parler d'avocat d'affaires, sans parler quand le cabinet est à New York !)

Si vous voulez suivre la série, cliquez sur l'image...

Damages

Non!

samedi 6 février 2010

En souvenir de feu Pierre Vaneck

Aujourd'hui, c'était l'enterrement de Pierre Vaneck (décédé dimanche dernier des suites d'une opération du coeur à l'âge de 74 ans). J'ai appris son enterrement aujourd'hui en écoutant France Info.

Précision de la journaliste: "Etaient présents Fabrice Luchini et Pierre Arditi, ses partenaires dans la pièce Art de Yasmina Reza". Aucune autre référence théâtrale était mentionnée. La pièce est brillante, je l'avais vu au théâtre des Champs Elysées en 1995. (Tout le monde en parlait magistralement). Mais il fallait capter le nom de la pièce et le lieu de sa représentation et être à Paris. En mai 1995, j'ai enfin réussi cet exploit. Malheureusement, le personnage de Fabrice Luchini était repris par Michel Blanc. Particulièrement différent... Je vous laisse donc apprécier plus d'une heure vingt de théâtre moderne avec Fabrice Luchini, entre autres... (C'est une des meilleures pièces modernes que je connaisse)




La pièce n'est plus à l'affiche aujourd'hui (il faut être dans les pays anglo-saxons pour voir des pièces se jouer pendant plus d'une dizaine, voire une quinzaine d'années). L'auteur, madame Reza, avait écrit pour ses trois comédiens qui faisaient partie de ses amis personnels. Depuis, dans le cadre de ses droits d'auteur, elle a fait interdire toute représentation de la pièce. Il ne reste donc plus que cette vidéo pour les retardataires...

Quelques années plus tard, j'avais vu une pièce (dont j'ai oublié le nom) de madame Reza où elle jouait elle-même avec Catherine Frot, Richard Berry et un autre comédien. C'était l'histoire de deux couples d'amis qui voyaient leur relation se dégrader. La pièce n'était pas terrible.

Non!

dimanche 12 juillet 2009

Sommes-nous des dégénérés ?

Un excellent article de monsieur Duteurtre que je viens de retrouver sur le web (Bakchich.info). Il n'y a rien à rajouter, si ce n'est que... "Y'en a marre de passer pour les dégénérés que nous ne sommes pas" ou du moins "que je ne veux pas devenir!!!"

L’autre jour à la télévision, une femme politique s’intéressait à la vie quotidienne des « mamans » ; elle répéta le mot pas moins de dix fois. Sur une autre chaîne, un présentateur de magazine « people » recevait des stars ; et dans l’interview qu’il accordait à un vieux cinéaste, il revenait sur ses débuts en lui demandant, comme s’il parlait à un enfant : « Aviez-vous une relation privilégiée avec votre papa ? »

Peut-être les historiens de la langue constateront-ils que la première décennie du XXIe siècle fut marquée par la disparition, en France, des mots « père » et « mère », remplacés par l’usage presque exclusif de « papa » et de « maman ».

Lorsque j’étais enfant (il n’y a pas si longtemps, dans les années soixante-dix), l’un des signes de maturité auquel chacun s’attachait, dans les conversations avec ses copains, consistait à abandonner progressivement ces termes puérils. On préférait dire « mon père » ou « ma mère », qui, par leur sonorité moins sentimentale, marquaient le début d’une prise de distance et l’affirmation d’une individualité.

Aujourd’hui, le contraire semble se produire. Tout nous incite à cultiver la « part d’enfance » qui subsiste en nous, en prolongeant indéfiniment le langage des tout petits. Les médias audiovisuels, censés s’exprimer avec naturel, anticipent cette révolution qui leur convient comme un gant : elle renforce l’impression que nous nous ébattons tous ensemble dans une grande cour de récréation.

A réalité obscène, langage infantilisant

Le radotage psychologique, infiltrant tous les registres de la pensée, y est probablement pour quelque chose : il a généralisé l’idée que nous sommes, jusqu’à la mort, de grands enfants, attachés aux joies et aux traumatismes de nos premières années, grandissant et souffrant dans l’ombre de nos « papas » et de nos « mamans ».

La politique n’y est pas non plus étrangère : car aucune voix ne manque pour applaudir les beautés de la famille cellulaire, celle qu’on fuyait hier le plus vite possible, et dans laquelle Tanguy reste désormais le plus longtemps possible, comme une dernière petite barque survivant au naufrage des religions, des nations et des cultures. De leur côté, les défenseurs de l’homoparentalité se désignent toujours comme des « papas » et des « mamans », plutôt que des pères et mères, pour souligner le côté doucereusement familial de leur différence.

L’esthétique y a également sa part, lorsqu’elle s’évertue à transformer la vie sur cette planète ravagée en dessin animé dégoulinant de sentiments et de spontanéité, où les adolescents boutonneux sont des « jeunes », tandis que les vieillards gâteux deviennent d’adorables « papys » et « mamys », au « y » tendre comme un feuilleton américain.

À la force et à la raison qui nous ont fait tant de mal, ce monde préfère le sourire, la compassion et parfois la colère. Ségolène Royal a bâti sa carrière politique en se présentant comme une maman de secours pour soixante millions de petits Français déficients. Le triomphe de la maternité sur la société est en marche ; et les mâles repentis y contribuent sur les plateaux télé où on leur parle comme à des nourrissons, puis dans les salles de bains où ils changent les couches-culottes pour montrer qu’ils ont compris leur faute et sont devenus eux aussi de vrais « papas ».

Monsieur Benoît Duteurtre est écrivain et journaliste. Il est également l’auteur des Pieds dans l’eau chez Gallimard et prix Médicis en 2001 pour Le voyage en France chez Gallimard. Il vient de publier Ballets roses chez Grasset.

Non!

jeudi 19 mars 2009

La mièvre du samedi soir

Samedi soir, en sortant du boulot, je suis allé me boire un pot à deux pas. Et j'ai engagé la conversation avec une nana. D'une mièvrerie affligeante (N'est-ce pas redondant ?). Elle avait le même âge que moi (la trentaine bien sonnée) mais on aurait dit que c'était une ado qui faisait sa première sortie de samedi soir. Gentille, je ne dis pas, brave je ne dis pas non plus, mais mièvre, genre: "Une bière, c'est raisonnable mais deux, c'est la porte ouverte à l'alcoolisme. Et tu sais, l'alcoolisme, ça conduit à la cirrhose, qui débouche sur le cancer du foie, une maladie mortelle." En plus, c'est faux: tous ces problèmes de santé ne sont pas mortels mais une fois guéri, on en garde généralement des séquelles lourdes qui grèvent les petits bonheurs d'une vie épanouie. Mais cela n'interdit pas de pouvoir connaître des joies et des bonheurs alternatifs. Je considère que mon analyse est typique d'un mièvre et d'une personne épanouie. (Mon épanouissement n'est pas venu tout seul et le parcours n'a pas été aisé).

La personne mièvre est une personne paresseuse (une valeur sacralisée de notre époque). Je ne parle pas de la paresse  dans son sens... mièvre de rester à flemmarder au lit. Non, c'est bien trop réducteur. Et ça n'a aucun sens pour moi, c'est bien trop circonstanciel, aucun intérêt de bavasser sur le sujet. Je parle d'une paresse plus volontaire mais moins assumée, celle de ne pas vouloir prendre de risque de peur de ce que l'on va perdre. Une vie qui vaut la peine d'être vécue, qui vaut la peine d'avoir été vécue est faite de positif et de négatif, d'expériences réussies et ratées, d'expériences dont on a tiré les conclusions pour ne pas en reproduire le mauvais et aller vers les aspects toujours plus fabuleux de l'existence.

Souvent la personne qui tient un discours mièvre est une personne qui a conscience de sa paresse à se maintenir à flot des conversations de salon. Elle n'a rien à dire. Mais inavouable. Alors, pour ne pas s'exclure définitivement, elle préfère tenir des propos mi-chèvre mi-chou, politiquement très corrects jusqu'à atteindre des propos "d'extrême centre". Oui, c'est une forme d'extrémisme qui m'est intolérable.

On condamne aujourd'hui les discriminations. Oui, mais c'est s'en prendre qu'à l'aspect superficiel du problème. Toute personne qui commet de la discrimination agit par une connaissance bancale du phénomène. Une "bancalité" qui la fait se tenir le cul entre deux chaises, dans un inconfort qu'elle doit extérioriser en éprouvant le besoin de détruire cette réalité qu'elle admet partiellement puisqu'elle la persécute mais elle ne la comprend pas, elle ne la saisit pas. Elle peut essayer d'y arriver mais elle se rend compte qu'elle est toujours dans l'échec. C'est le cercle vicieux avec de la contrariété. L'envie de détruire le phénomène augmente, augmente jusqu'au faux pas répréhensible par la loi. Je ne crois pas que la sanction soit la solution. Je crois qu'il s'agit plutôt d'accompagner la personne pour réussir sa compréhension du phénomène. Et alors, si elle doit être sanctionnée, elle pourra comprendre la sanction, donc l'admettre et l'effectuer sans trop de problèmes. (Mais il y a une si fâcheuse tendance à tout faire, tout dire en dépit du bon sens... Si vous voulez vexer quelqu'un, faites lui valoir que ce que vous dites c'est le bon sens. La personne se fâchera plutôt que d'avoir la faiblesse d'admettre. On m'a même demandé récemment de quel bon sens je pouvais bien parler. Comme s'il pouvait en exister plusieurs... No comment)


Non!

dimanche 15 mars 2009

Il n'a plus d'espoir, plus d'espoir

Ma chanson préférée d'Eddy Mitchell (qui est très actuelle, d'ailleurs)

Eddy Mitchell - Après minuit - Il ne rentre pas ce soir

Tout le monde a déjà remarqué l'admiration d'Eddy Mitchell pour Elvis Presley au point de le copier. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve qu'il est mauvais dans ce personnage, il n'est pas authentique. Alors que quand il écrit son ressenti sur le quotidien, il a du talent.

J'ai mis du temps à le comprendre au cinéma. Je trouve qu'il y gère pas mal son physique, plutôt ingrat et avec beaucoup d'humour dans des rôles de personnages bourrus et casaniers, l'image qu'il dégage. (Qui n'a rien à voir avec ce qu'il est, probablement, mais c'est l'artiste que j'apprécie. Sa vie privée, vous savez, moi...)

Non!

mercredi 25 février 2009

Harvey Milk, l'homme & sa vie sur grand écran

Donc je suis allé voir Milk (oscar 2009 du meilleur acteur, Sean Penn, bio en français et oscar 2009 du meilleur scénario, Dustin Lance Black, bio en anglais).

Milk
Cliquez sur l'image pour accéder à la page Wikipedia consacrée

La bande annonce:


J'ai adoré ce film (qui ne sort officiellement en France, en version française, que le 4 mars 2009), magnifique documentaire romancé MAIS TRES DIGNE sur Harvey Milk (1930-1978), le premier homosexuel à avoir été élu démocratiquement aux Etats-Unis (l'équivalent local de conseiller municipal à San Francisco, Californie, en 1975).

Le film est inspiré d'un reportage (The times of Harvey Milk, vous pouvez en voir de larges extraits en version sous-titrée en bas de mon post) qui avait déjà obtenu l'oscar du meilleur reportage en 1984.

Rien à redire sur le film, le jeu des acteurs est impeccable, les émotions bien rendues, en toute dignité. Ce qu'on en retire ? Ca vaut le coup de se battre si on croit en sa cause, même si les circonstances semblent peu favorables.

Harvey Milk

Ah si, un truc. Le film focalise beaucoup sur la campagne contre la "Proposition 6", un référendum d'initiative populaire en Californie. Harvey Milk s'était beaucoup investi pour le non dans ce référendum. Si le oui l'avait emporté, tout enseignant homosexuel en Californie était licencié d'office pour seul motif d'être homosexuel. Egalement, tout enseignant prenant fait et cause pour l'enseignant homosexuel suivait le même chemin illico. Ce projet était initié par un sénateur de Californie, John Briggs (anglais) (la proposition 6 était d'ailleurs surnommée la "Briggs Initiative"(anglais)) et par la passionaria de la cause anti-gay au niveau des Etats-Unis, Anita Bryant (avec des manifs contre elle jusqu'à Paris à l'époque! On peut "l'admirer" dans le début de la bande annonce du film dans ses convictions. Puis elle a connu de graves revers de fortune dans sa carrière d'artiste. Ses sponsors ont été boycottés en soutien à la cause homo. Pour relancer sa carrière, elle a été contrainte de présenter des excuses. Mais ça n'a pas suffi. Et la loi anti homo qu'elle a fait adopter en Floride évoqué dans le film n'a pu être abolie qu'au tout début des années 2000, soit plus de 20 ans après).

La proposition 6 évoqué dans le film est une allusion claire à la proposition 8 (référendum d'initiative populaire en Californie) qui faisait débat lors des élections de novembre 2008 (Lors des présidentielles américaines, les Américains votent pour tout un tas de truc à la fois: présidentielles, législatives fédérales et au niveau des états, municipales, référendums de toutes sortes...). La proposition 8 visait définir l'institution du mariage come l'union exclusive d'un homme et d'une femme. Les principales entreprises américaines, plusieurs artistes de renom, les principaux personnages politiques s'étaient exprimés contre la proposition 8 (dont Barack Obama).

Le oui l'a emporté, ce fut l'une des campagnes référendaires les plus chères de l'histoire des Etats-Unis. Certains prétendent qu'un vote massif des minorités ethniques a encouragé la victoire du oui (ceux qui se sentent délaissés par l'establishment et par ceux qui se sont exprimés contre la proposition 8. Une sorte de vengeance). L'Eglise mormone, peu présente en Californie mais présente en Utah (état voisin et son fief), aurait massivement favorisé le passage du oui par les fonds qu'elle aurait investi.

La constitutionalité de la proposition 8 est aujourd'hui sujette à débat: Un référendum est-il compétent pour prendre de telles décisions ? Réponse de la Cour Suprême de Californie début avril 2009.










Non!

jeudi 19 février 2009

Les relations humaines, versant pragmatique

Je viens de relire les derniers posts de mon blog et en effet, à sa lecture, on peut penser que j'ai un problème au relationnel humain. Ce que je confirme mais peut-être pas dans le sens qui convient au plus grand nombre, c'est bien là mon drame. On peut aussi penser que je suis susceptible (on ne s'est pas privé pour me le dire), que je suis caractériel. Je vous abrège la litanie d'âneries que l'on a pu me trouver. Aucun ne m'a suggéré la thérapie. J'ai toujours réclamé une discussion en vis-à-vis pour mettre les choses au point. Silence en retour. La paresse d'établir un argumentaire pour défendre un point de vue laxiste (caractéristique de notre époque). D'autres personnes avaient le téléphone déficient (je ne fais pas de l'ironie, c'est la réalité) et l'e-mail silencieux. C'est un parti pris clair, net et précis, je ne relance donc pas.

Qu'est-ce que l'amitié ? Quelle est mon attente ? Ca me fait mal de l'écrire car c'est pour moi l'évidence absolue, c'est comme le contrat fondateur de toute relation appelée à durer. Je ne suis pas si susceptible (le mot facile!!!) ni caractériel que les opportunistes voudraient me faire croire. Mes opinions sont celles du Petit Prince et de monsieur Jacques Salomé (liens, colonne de droite).

Les indications d'une personne à l'état civil n'ont aucune valeur pour moi pour établir le contact avec quelqu'un. Ce sont des critères si fallacieux. Et puis, je ne suis pas l'état civil, je ne suis pas un agent de la force publique. Mon amitié (comme rien dans ma vie) n'est dans l'immédiat ni dans l'abondance matérielle. Je n'en veux même pas.

Je veux fonder mes relations sur l'égalité. Pas celle de l'état civil, de l'administration (diplômes, revenus fiscaux) mais simplement humaine. Egalité de valeurs de nos vies, de nos ressentis, de nos suggestions, de notre temps libre, du temps à consacrer à l'autre.

Evidemment, cette égalité passe par l'effort de communication. Rien ne se devine, ni ne doit se deviner (l'imposer serait même odieux). Laquelle communication ne peut être riche et appréciable que si elle est fondée sur une curiosité culturelle permanente et écclectique. Lire sur le sport, lire sur la sexualité, écouter le propos de personnages aux opinions critiquées et/ou critiquables pour mieux établir la sienne et qu'un autre, en discussion, aidera à en révéler les forces et les faiblesses. A ne pas vouloir faire cet effort, on sombre vite dans un discours convenu et mièvre. Je n'ai plus de temps à perdre là-dedans, je dois trouver mon compte par rapport à ce que j'apporte. Et je dois évoluer. Si la balance penche trop d'un côté, je fais tout pour faciliter et précipiter ce qui doit arriver, dorénavant.

Des ami(e)s m'ont opposé que je ne peux pas comprendre leur point de vue puisqu'ils/elles sont marié(e)s avec des enfants mineurs. Je confirme que je suis célibataire sans enfants (je ne veux pas d'enfants dans un monde si horrible sur le plan humain!!! Leur propos est donc odieux). Mais aussi marié avec une famille à charge que l'on soit, on a du temps libre pour soi. Temps libre pour aller aux toilettes, temps libre pour faire la cuisine (et autres tâches ménagères...). L'amitié n'est pas dans le factuel, dans la longueur du mail de réponse mais simplement dans l'intention (la communication, toujours elle!).

Alors, dans une époque où l'on ne s'engage dans rien, pas même l'effort de communiquer, on est appelé à se familiariser à la solitude. Bon.



N'exprimez jamais votre colère par rapport à tout ça, vous donnez du grain à moudre à ceux qui vous ont arnaqué/escroqué. Videz franchement ce que vous avez sur le coeur, n'exprimez rien sur eux. S'ils ont une conscience, ils ressentiront par eux-mêmes ce qu'il y a à ressentir et refuseront (par pur orgueil) les points exacts de votre analyse.

Non!

lundi 16 février 2009

L'anti-harcèlement

Harcèlement
Lu dans la presse, ça peut toujours servir... (en rouge, mes commentaires).

J'ai été harcelée, je suis juriste en droit du travail et ancienne élue du personnel. C'est pour ces raisons que je m'autorise à prodiguer quelques conseils.

1) Effectivement garder des traces écrites quand elles existent, voire les créer: par exemple, votre chef a mis en cause votre travail, n'hésitez pas à lui envoyer un écrit dans lequel vous reprenez ses reproches puis lui demandez des exemples concrets ainsi que des conseils afin de mieux lui donner satisfaction à l'avenir. Parfois ça suffit à désarmer (Ca n'a alors rien de professionnel mais strictement personnel, ce qui est interdit, c'est de la discrimination: tout employé(e) est l'égal d'un autre qui a la même désignation, statut, échelon, etc, sur le contrat de travail non modifié. Les indications à l'état civil n'ont aucune valeur dans l'exercice de la profession, sauf indication contraire, rare ou "injonction" de l'inspection du travail et/ou de la médecine du travail). Quand vous procédez par mail, pensez à envoyer une copie (cachée) à un délégué syndical ou du personnel.

2) Procédez de cette façon aussi souvent que possible. Eventuellement émaillez discrètement vos courriers des formules légales que l'on trouve dans le code du travail. (Souvent, l'attitude du responsable qui harcèle vient de sa méconnaissance du droit du travail, de la convention collective, il préfère croire dans son impunité due à sa proximité à son supérieur hiérarchique. L'impunité s'arrête aux proportions démesurées des sanctions judiciaires. Et puis, les dispositions du code qu'il ne connaît pas sont sa terreur).

3) Informez les instances représentatives du personnel quand elles existent: le délégué du personnel doit alerter la direction. En outre quelqu'un sera au courant. (L'évidence absolue, si tout le monde était de bonne foi, il n'y pas ce genre de conflits! Ne vous laissez pas impressionner par la direction qui peut vous dire: "J'en ai marre de ces histoires de maternelle". Ce n'est pas votre problème, c'est à la direction de faire appliquer le règlement et les sanctions qui s'imposent)

4) N'hésitez pas à vous faire arrêter par un médecin: trop de salariés ont fini par commettre une faute grave à cause de la pression qu'ils subissent. Mieux vaut être absent: les arrêts courts à répétition constituent en outre un bon message (le manque à gagner pour l'entreprise pour commencer).

5) Demandez au médecin de vous prescrire des anxiolytiques et autres antidépresseurs (dont vous gardez les ordonnances) et de vous faire des attestations sur votre état et le lien qu'il établit avec le stress subi au travail.

6) La médecine du travail peut aussi être une bonne solution, surtout si le harcèlement est systématique dans l'entreprise: le médecin finira par s'alerter et les employeurs n'aiment pas trop avoir la médecine du travail sur le dos.

En appliquant ces différentes recettes, j'ai réussi à tenir assez facilement, à désamorcer le processus et à éviter de démissionner ou d'être licenciée pour faute grave.

Sinon, ben, visez les associations...

HMStop

Non!

mardi 3 février 2009

Did you know ?



Non!

dimanche 7 décembre 2008

Salope, sale pute, connasse, mal baisée.

Quelques mots fleuris de notre belle langue de Molière trouvés dans un article de Bakchich (une alternative Internet au Canard Enchaîné. Cliquez sur le lien si vous voulez lire l'histoire complète). Je ne veux pas me perdre dans ce fait divers quelconque mais sur la valeur des insultes, totalement erronées dans notre société actuelle, à l'image de notre société. Le fait divers, en deux mots ? Un samedi soir, deux minettes rentrent chez elles. Contrôle de police. La conductrice est en règle à tous points de vue et la passagère, Sabia, ivre, se sent en verve pour déclamer sa prose fleurie. Convocation au tribunal. Du fait d'un cas de récidive, elle est condamnée à un an de prison ferme dont dix mois de sursis et 300 euros d'amende à titre de dommages et intérêts.

Une première chose fondamentale est que l'on doit le respect à un agent de la force publique qui ne fait que son boulot. Comme à tout personnage public d'ailleurs (le Karl Zéro qui tutoie tout le monde, hum, hum... Quoique le Karl Zéro sait parfaitement ce qu'il fait. Devant un Pierre Messmer ou devant une Marylise Lebranchu, des personnages très posés avec une élégance naturelle, du fait de leurs origines et de leur culture générale, Karl Zéro ne se risque pas à autre chose qu'au vouvoiement. Devant un Jack Lang pote de tous, c'est le tutoiement... J'ai également beaucoup d'admiration pour une Françoise Laborde, journaliste, qui ne parle exclusivement que du président de la République, laissant supposer que Nicolas Sarkozy, c'est un citoyen lambda).

J'en reviens donc à mon sujet, le titre de ce sujet et traitons tout cela par le simple bon sens (Nous sommes plus dans le passionnel que dans le bon sens de nos jours). Quelles définitions ont ces mots ? En ont-ils seulement un ? Est-ce seulement le but de Sabia ? Est-ce que le véritable but de Sabia n'était pas de renvoyer sa victime à sa perception "privée" de ces mots, mots généralement considérés comme des insultes ? Faire réagir sa victime dans sa tête: "ces syllabes me sont intolérables, je dois les considérer comme des insultes". Je dois ? Non. Voyons les mots.

Salope. Réponse par le bon sens: C'est le droit absolu de la destinataire de ce mot de se comporter en privé avec son ou sa partenaire comme une salope et d'y mettre la définition qu'elle veut. La destinataire est en droit de le définir comme elle veut, positivement ou négativement.

Sale pute. (Sale pédé/sale gouine seraient dans la même veine). Réponse par le bon sens: Chacun fait ce qu'il veut dans sa vie, sans en infliger la vue à des personnes qui ne souhaitent pas savoir en direct/live. (La loi autorise de vivre nu chez soi mais elle impose de s'organiser pour ne pas en infliger l'image à des gens non consentants).

Et la prostitution, et les pratiques sexuelles (homos ou hétéros) c'est pas forcément sale, on pratique (si on le souhaite) la prostitution et les pratiques sexuelles que l'on veut, comme on veut. De tels propos prouvent juste une méconnaissance de quelques réalités sociales bien réelles qu'aucun tiers n'a à juger tant qu'elles restent dans le domaine privée. (Article Wikipédia France sur les paraphilies ou comportements sexuels considérés comme déviants).

Connasse. Réponse par le bon sens: Un mot qui n'a pas vraiment de sens mais qui n'a vocation qu'à allumer un voyant rouge genre "Alerte", je dois l'interpréter comme une insulte. Mon conseil ? Recevez le froidement, faites semblant de vous montrer indifférent à tant d'ânerie, laissez la personne déblatérer puis demandez froidement qu'est qu'une connasse/un connard pour elle. Vous tiendrez votre vengeance.

Mal baisée. Réponse par le bon sens: Il se peut qu'une façon de baiser pour quelqu'un corresponde à une façon insatisfaisante de baiser pour une autre. Et alors ? L'important, c'est notre propre satisfaction, non ?

Conclusion: Soyez grands, soyez magnanimes, soyez riches, soyez supérieur à la médiocrité, faites preuve du bon sens le plus élémentaire. Vous avez tout à y gagner. Et votre adversaire se vexera parce qu'il comprendra (sans vouloir l'admettre, sa fierté est perdue pour l'occasion) que s'il avait fait preuve du même bon sens, ben, il aurait évité de perdre la face. C'est (tout) con, hein ?

Non!

mercredi 3 décembre 2008

Loser ?



Beck - Mellow Gold - Loser

En toute humilité, je me dédie cette chanson (Rires à gorge déployée, même plus si je le pouvais).

A en croire pas mal de gars et de nanas qui se disaient mes "ami(e)s", je serais moi-même un loser (c'est vrai que ces dernières années, j'ai fait le grand ménage dans mon carnet d'adresses) et je demande à ces personnes pourquoi elles ne m'ont pas encore tuées (En paroles, c'est fait. En réputation, je crois aussi: Je dois passer pour un malade mental terrible. On se demande bien pourquoi elles me laissent encore circuler librement, quelle solidarité pour mes futures victimes potentielles ?

J'ai demandé à les rencontrer pour mettre au point des éclaircissements, j'ai peut-être même besoin d'une thérapie, ils ont peut-être constaté des choses que je me refuse à voir, à admettre mais qui pourraient être utiles à une nouvelle thérapie ? Silence, toujours et encore...

Il m'arrive de les rencontrer au détour d'un comptoir de bistrot, au détour d'une rue, d'une porte. Epreuve pénible. Si on veut passer la même porte dans deux sens opposés, il est hors de question de me dire: "Excuse-moi" ou "pardon" pour franchir cette porte. Un remerciement pour avoir cédé le passage est tout aussi exclu. Je suis d'accord pour qualifier cela de minable...

Du temps où nous étions "ami(e)s" (quelle escroquerie sur la confiance!), ils se vantaient d'être à cheval sur la politesse (on voit ce que ça donne...), ils faisaient de l'humour (s'assurer la prééminence dans toute relation humaine en dénigrant l'autre par le rire) et j'étais le susceptible de service (quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage, c'est bien connu). Leurs réels problèmes (il suffit d'être réceptif à ce qu'ils ont à donner et l'on voit tout de suite. Je crois que dans notre société, l'égoïsme est valorisé au détriment de la réceptivité du discours de mal être de l'autre).

C'est le gars qui vient de fêter ses 18 ans hier et qui veut qu'on le reconnaisse comme un adulte maintenant puisqu'il est majeur (à raisonner comme ça, il a du chemin à faire). C'est la fille qui rentre dans la quarantaine et qui est frustrée de ne pas avoir d'enfants et qui voit l'horloge biologique tourner en sa défaveur. C'est le gars handicapé suite à un accident grave et qui a peur de devoir rester célibataire parce qu'il se persuade qu'il ne pourra jamais plaire (il est handicapé mais pas défiguré). C'est la fille qui se fait un sang d'encre que son frère puisse être homosexuel et victime d'homophobie (Ce n'est pas à elle de s'en soucier). Etc, etc. Tout un monde qui déraille (j'ai eu ma période de déraillage, je n'en garde aucun culte, je n'en éprouve aucune fierté, je suis heureux d'en être sorti avec de nombreuses assistances mais jamais médicamenteuses. je sais où ces souvenirs sont dans les archives de ma mémoire pour la retrouver, c'est important. Ces souvenirs me servent fort utilement comme repoussoir dans ma vie actuelle, pour mon plus grand salut).

Tout à l'heure, à mon boulot, lors de ma pause, une collègue me voit avec un paquet de biscuits que je me suis payé. Elle n'achète jamais rien donc elle n'a jamais rien à partager. Elle me demande de partager avec elle "s'il te plaît". Je dis non, elle est soufflée. Elle a la goujaterie d'insister en me disant: "mais je t'ai dit s'il te plaît". J'ai dépassé ce stade de l'enfantillage qui m'a passablement énervé. Je lui ai donc répondu: "Non, ça ne me plaît pas de devoir t'en donner".

Alors, les mots "susceptible", "radin", "mesquin", "hypocrite", "faire confiance", je suis en overdose, je ne peux plus les entendre. Je refuse de faire confiance à quelqu'un qui me l'imposerait. Primo, pour qui il se prend pour me dire ça ? Deuxio, la confance, l'authentique, elle vient d'elle-même, elle ne se commande pas, elle ne doit pas être précipitée sous peine d'arnaque à plus moins brève échéance.

Non!

lundi 1 décembre 2008

Le Bien (sans le Mal)

Tout à l'heure, je sors de chez moi pour me rendre au boulot, en passant par la grosse artère qui passe à côté de chez moi. J'étais dans mes rêveries quand une dame m'aborde et me demande, à brûle-pourpoint: "C'est quoi le Bien pour vous ?" Hein ? C'est quoi de poser ce genre de questions à un inconnu dans la rue, ça confine à une certaine goujaterie (de ne pas se présenter, ni de présenter les motivations pour poser de telles questions). Je pensais à un truc de secte (genre scientologie). J'ai commencé par éluder la question: "Il faut une après-midi pour trouver une réponse convenable".

Elle restait immobile en attendant ma réponse (un peu comme le Petit Prince attendant son mouton qui ne vient pas). Finalement, je lui ai répondu: "C'est agir de bonne foi, spontanément". (Je réalise rétrospectivement que ma réponse n'est pas des plus terribles parce que répondre que le Bien, c'est quelque chose de fondé sur du bon, ça n'explique rien).

Plus tard dans la journée, je racontais cela à une autre personne. Une oreille qui traînait a cru bon de retoquer ce que j'avais dit, en me contestant mon "agir de bonne foi". Elle m'a agacé alors je lui ai opposé que tout de même, on ne commet jamais de crimes ni de délits de bonne foi, spontanément. Elle en est restée coi.

Non!

vendredi 31 octobre 2008

Desperate Housewives

C'est une série américaine en cours de diffusion. Pour l'anecdote, Laura Bush, actuelle première dame des Etats-Unis, avait fait un gros coup de pub à la série (à 2 minutes 53 dans la vidéo ci-dessous)



Il s'agit de la White House Journalist Association Dinner 2005 (le dîner de l'association des journalistes accrédités à la Maison Blanche. La tradition de ce dîner veut que l'ambiance soit très détendue et que le président plaisante sur lui-même. C'est un évènement politique informel D'où la plaisanterie de Laura Bush qui a la réputation de ne pas trop aimer faire des interventions publiques où elle raconte qu'elle regarde seule "Desperate Housewives" pendant que "Mr Excitement", son cher & tendre, dort. Cliquez ici pour en avoir une traduction.

Desperate Housewives, c'est l'histoire de cinq femmes qui vivent dans une petite rue imaginaire, d'un patelin imaginaire dans un état américain imaginaire. C'est du mauvais vaudeville, les portes claquent, il y a des meurtres pas toujours résolus (on ne sait pas trop pourquoi à l'heure des tests ADN) mais la conclusion du problème est à peu près toujours la même, sans grande originalité (il m'arrive de m'amuser à les deviner et je ne me trompe pas trop souvent).


Une vidéo promotionnelle d'une des saisons

Pourquoi je continue à regarder ? Parce que le scénariste (Marc Cherry, principalement) est brillant à mettre des réparties dans la bouche de ses personnages (parfois, j'ai envie d'en noter à la fin des épisodes...), il a des analyses intéressantes.

La série commence sur le suicide d'un personnage qui se trouve être le narrateur dans le restant de la série, au fil des saisons. Elle récapitule les scènes principales des derniers épisodes, introduit le nouveau et le conclut également. Parfois de façon cynique (ça nous donne envie de voir l'épisode suivant). Cette femme généralise des cas particuliers en décrivant la nature humaine. A bien y repenser, c'est loin d'être idiot dans la vie de tout un chacun... C'est souvent calé sur des images des personnages et ça créé un trait d'esprit.

Il y a des réparties assez savoureuses (Episode 18 de la 3e saison, à 22 minutes 15, l'épisode est ci-dessous): "5 gosses, c'est déjà suffisamment dur, et avec votre mari, ça fait 6 et je ne peux pas (...), il est insupportable. Et à chaque fois qu'il se plaint d'avoir mal, j'ai envie de danser la polka".



Il y a parfois des pensées très fortes comme par exemple: "Le contraire de l'amour n'est pas la haine mais l'indifférence." Je vous laisse méditer.

Mais je finirai ce post en vous laissant méditer cette scène assez glaciale, parce qu'on pourrait tous y être confrontés (la vidéo ci-dessous est un épisode complet, le 10e de la troisième saison, le morceau que je vous recommande démarre à 37 minutes 41 secondes. Pour mémoire et en faisant concis, les deux personnages sont Lynette, un personnage récurrent de la série et son voisin Art qu'elle soupçonne de pédophilie pour avoir visité sa cave en son absence. La cave regorge de jouets et de photos affichées au mur de gamins torses nus. Torse nu, c'est plus politiquement correct dans une série télé de grande écoute, je présume...)





Non!

jeudi 23 octobre 2008

Points de vue sur le mariage homo




Pourquoi cette vidéo a-t-elle été réalisée ? Le mardi 4 novembre prochain a lieu l'élection présidentielle américaine. Election qui oppose Mr McCain (républicain, comme l'actuel président américain, Mr Bush, impopulaire, le parti du respect scrupuleux des valeurs morales des Pères Fondateurs puritains) contre monsieur Obama (démocrate, le favori).

La Constitution américaine impose que le bulletin de vote pour un candidat (le "ticket") porte deux noms, celui du président et de son vice-président. Mr Obama a pour collistier Mr Biden. Mr McCain a pour collistière Madame Palin.

Histoire de ratisser large le vote des électeurs, les spécificités des deux candidats sur un même ticket sont différentes. Un candidat vient d'un état du nord, l'autre du sud, l'un est un modéré du parti, l'autre, un conservateur, etc.

Madame Palin a fait une mauvaise campagne où elle s'est souvent ridiculisée. Et malgré les moqueries, elle a persisté dans la même direction. Elle vient de se dire opposée au mariage homosexuel de façon maladroite, en contredisant ses propos récents.

La question du mariage homosexuel est important. Le jour de l'élection présidentielle américaine, les différents états organisent des référendums pour avaliser des réformes constitutionnelles, entre autres. Et le 4 novembre, la Californie va voter pour la "Proposition 8" (en anglais), une proposition d'inscrire dans la constitution de la Californie la non-reconnaissance par l'état des mariages homosexuels. (Si le oui est majoritaire au référendum, le mariage homosexuel devient illégal). En effet, le mariage homosexuel est devenu légal en Californie suite à une décision de sa Cour Suprême au printemps 2008. Des groupes conservateurs ont voulu y mettre un terme.

La comédienne et animatrice télé Ellen De Generes réagit ici à l'éventualité de l'illégalité du mariage homo en Californie. Elle vient de se marier homo récemment et a été très contestée pour son mutisme sur le sujet.

Non!

dimanche 19 octobre 2008

Comment répondre aux propos des anti-homos en dix leçons

Un article trouvé (en anglais) sur le web;

Lezgetreal

Je m'en fais un plaisir de le traduire parce que c'est bourré de bon sens, en particulier. L'autre bon aspect, c'est que les réponses sont concises et "interdisent" un verbiage polémique.

Remarque n°1: La Bible dit qu'être homo, c'est un péché.
Réponse: La Bible dit un tas de trucs.

Remarque n°2: Être homo, ce n'est pas naturel. Ca va l'encontre des fondements de l'humanité.
Réponse: Ce n'est peut-être pas naturel pour TOI. Étais-tu là, toi, quand l'humanité a été fondée ?

Remarque n°3: Les homosexuels sont des déviants sexuels, les rapports sexuels, c'est pour la procréation.
Réponse: Selon ce raisonnement, cela voudrait dire que les couples hétéros qui ne peuvent pas ou ne veulent pas d'enfants sont des déviants sexuels eux aussi et qu'ils devraient se revoir retirer leur droit au mariage eux aussi.

Remarque n°4: Le mariage est supposé être entre un homme et une femme.
Réponse: C'est l'état actuel du droit entre les hommes et les femmes, mais les couples de même sexe sont des êtres humains eux aussi. Si ces couples désirent avoir les mêmes responsabilités légales du mariage qu'un couple hétéro, ils devraient se voir accorder les mêmes droits et les mêmes protections au regard de la loi.

Remarque n°5: L'homosexualité est un choix et vous ne devriez pas choisir d'être homos.
Réponse: Cela a-t-il un sens que je choississe de vivre comme un citoyen de seconde zone, sans droits, à mendier ma dignité ? Je suis ce que je suis. Demander à un homosexuel de choisir de devenir hétéro c'est comme demander à un zèbre de perdre ses rayures et de devenir un poney.

Remarque n°6: Être homosexuel est un comportement inacceptable, vous devriez être plus chaste.
Réponse: Vous ne me possédez pas. Je ne vous dis pas comment vivre votre vie et je pense qu'il ne serait pas juste de fouler vos droits parce que je ne suis pas d'accord avec votre façon de vivre.

Remarque n°7: Si le mariage homo est légal, les gens vont vouloir épouser leur animal de compagnie et les écoles vont enseigner que le mariage homo est convenable.
Réponse: Les hétéros se marient (et divorcent) depuis des miliers d'années et ils n'épousent toujours pas leur animaux de compagnie. Les profs enseignent déjà à des enfants de couples homos que le mariage hétéro est convenable.

Remarque n°8: Le mariage a toujours été entre un homme et une femme. On ne devrait pas le changer parce qu'un petit groupe de personnes protestent.
Réponse: La société a évolué pour inclure tout le monde, peu importe leur sous-représentation. Il n'y a pas si longtemps, les Noirs ne pouvaient pas épouser les Blancs et les Américains ne pouvaient pas se marier dans une autre catégorie sociale. Les temps ont changé et les lois sur le mariage doivent en faire autant.

Remarque numéro 9: Soutenir le mariage homo entraînera plus de monde à devenir homo.
Réponse: Le mariage homosexuel permettra à plus de gens d'être ce qu'ils sont sans avoir peur d'être persécutés.

Remarque n°10: Dieu déteste les homosexuels.
Réponse: Dieu m'a fait, TU détestes les homos, c'est ton point de vue.

Vous souhaitez réagir ? Pourquoi pas... Mais ne tombez pasdans le panneau de tomber dans les arguments à deux balles des homophobes. Ils se caractérisent par un manque de culture générale, par un manque de connaissance du milieu homo, le plus souvent par volonté délibérée (toute attitude de refus par volonté délibérée est une attitude idiote et dont on a souvent à se repentir en atteignant la sagesse, le plus souvent fondée sur les expériences et les épreuves de l'existence).

Si vous voulez réagir, d'accord, mais restez dans une dignité dont les homophobes ne sont pas capables, sans même s'en rendre compte. Accordez leur un respect, intellectuel au minimum, accordez leur l'éventualité d'évoluer dans leurs opinions sur l'homosexualité sans les contraindre. Vous les mettrez dans l'embarras, vous leur accordez une présomption alors qu'ils se refusent à vous en accorder aucune...

Faites preuve de concision et de bon sens, une arme redoutable contre la bêtise et l'obbscurantisme.

Non!

vendredi 10 octobre 2008

Le Connecticut légalise le mariage homo

Un troisième état américain (le Connecticut, nord-ouest) vient de légaliser ce vendredi 10 octobre le mariage homosexuel (après le Massachussets en mai 2005 et après la Californie en juin 2008, même si la question va être mise à référendum). Le Connecticut s'était déjà singularisé en étant le premier état américain à officialiser les unions civiles (homos & hétéros) par voie législative, contrairement aux autres qui l'ont tous été par voie judiciaire (la Cour Suprême de l'Etat). Aujourd'hui, la Cour Suprême du Connecticut a fait valoir une discrimination à rester dans le statu quo ante qui n'admettait pas le droit au mariage des homos.

Mariage
Voici la photo de Sean Fritz and Tim McQuillan, qui ont réussi à se marier homo (fin août 2007) dans le comté de Pork (Iowa), suite à une décision du juge Robert Hanson. Il a été fait appel de cette décision, le mariage homo n'y est plus possible mais ce couple reste le seul couple homo légal d'Iowa. (L'histoire en détail & en anglais)

Qu'est-ce que je pense du mariage homo ? De toute façon, je suis contre le mariage, qu'il soit homo ou hétéro. On connaît tous des gens (hétéros & homos) en union libre et qui vivent aussi heureux que s'ils étaient mariés. (Pour moi, il n'y a aucune différence entre hétéro et homo, sauf dans l'intimité des chambres à coucher où nous n'avons rien à y faire). Se marier pour prouver son amour à la Terre entière ? L'amour doit-il vraiment se prouver et se justifier à quelqu'un extérieur à la relation ? Je ne pense pas, un couple qui s'aime établit spontanément une atmosphère admirable à son partenaire, une atmosphère qui force le respect et qui force à admettre l'alchimie qui s'opère: "ils s'aiment".

Je crois que l'union libre est beaucoup plus forte. Elle est admise légalement (la transmission d'un bail à l'occupant qui souhaite rester en est la meilleure preuve). En cas de rupture d'une union libre, l'un peut se faire la malle et ne plus jamais reparaître, il n'y a aucune obligation de conciliation, de procédures codifiées de séparation contrairement au divorce. En cas d'union libre, il faut prendre ses précautions quotidiennement pour que le soir que l'on vit ne soit pas le dernier, en cas de mariage/divorce, on sait qu'il y aura la conciliation, il faudra se revoir chez le juge, etc.

La seule situation où je comprends le mariage homosexuel en France, c'est dans le cas du décès d'un des deux partenaires. Il faut savoir que même s'il y a un pacs, la transmission du patrimoine du défunt (avec les ordres de priorité de transmission) se fait comme si le défunt était un hétéro célibataire et sans enfants, c'est la famille biologique du défunt qui est prioritaire même si des biens ont été acquis pendant le pacs. Si la famille biologique n'apprécie pas la rustine (la pièce rapportée) homo, eh ben, il n'a que ses yeux pour pleurer.

Non!

mercredi 8 octobre 2008

A la revoyure!




Placebo - Song to Say Goodbye - Single - Song to Say Goodbye

Non!

lundi 22 septembre 2008

L'étude de moeurs du lundi matin




Magali Noël - Le déserteur - Fais-Moi Mal Johnny

mardi 16 septembre 2008

Comme les autres

Je suis allé voir le film Comme les autres, très beau moment de cinéma, excellents interprètes. (Dommage qu'il ne soit pas plus mis en valeurr par les médias...)

Comme les autres


Pour ceux qui ne sauraient pas, il s'agit d'un film sur l'homoparentalité (état de l'homoparentalité dans le débat), du désir d'enfant (non partagé par l'autre mais l'affiche du film trahit la fin du film, alors...) jusqu'à l'arrivée de la 8e merveille du monde. On pourraitt aussi considérer qu'il s'agit d'une pièce de théâtre puisqu'il serait très facile de l'adapter en unité de lieu même dépouillée, l'essentiel étant dans la communication entre les personnages.

Très beau film, drôle parfois (ex: l'assistante sociale bonne copine, optimiste jusqu'à ce qu'elle voit la photo compromettante).

Dommage qu'il se place tant dans le gratin de la société (Pédiatre+avocat à Paris).

Ca peut aussi arriver à un couple d'homos, agents administratifs à Saint Cirq Lapopie (Lot) mais c'est (un peu) moins commode. Mais aussi un pédiatre qui a un désir d'enfant, ça peut aussi donner de la cohérence au film, une cohérence plus appuyée à l'envie d'enfant. Pédiatre qui partage son cabinet avec une copine de fac gynéco qui aide clandestinement à la procréation. Tous les homos n'ont pas ça dans leur carnet d'adresse ni dans leur cage d'escalier et ça facilite quand même bien les choses.

Le film commence un peu trop sur les chapeaux de roue (l'accident de voiture, l'annonce de la procédure d'adoption, la rupture...) mais sinon, l'analyse de la situation des homos est bien vue, tout homo y reconnaîtra (au travers de Lambert Wilson et de Pascal Elbé) des épreuves qu'ils ont connu.

L'émission (de Laurent Ruquier) qui m'a fait découvrir le film et qui m'a poussé à aller le voir.




samedi 6 septembre 2008

En passant, dans la rue

Fin août, je me promenais Place de l'Hôtel de Ville à Paris (4e) et des personnes distribuaient des brochures. Je suis toujours assez curieux de voir ce que cela peut contenir.

La brochure s'intitulait: "Quelle sorte d'athée êtes-vous ?" avec un petit personnage (dessiné sommairement) en dessous qui dit: "Je crois avec une fois parfaite qu'il n'y a pas de Dieu!"

Il s'agit d'un questionnaire où il faut cocher la case "correspondant le mieux à vos croyances (ou incroyances) (sic)"

Le personnage commence par amorcer la phrase: "J'ai compris que j'étais athée..."
  • Quand le prêtre/rabbin /pasteur s'est mis à parler et que je me suis demandé à qui il pouvait bien parler ? (Déjà, ça me fait hurler d'indignation. Il ne faut pas être supérieurement intelligent pour savoir à qui un ministre du culte peut être en train de parler ? Au singe de la ménagerie du jardin des Plantes ? Et pourquoi pas à une certaine partie de mon anatomie aussi tant qu'on y est ?)
  • Quand je me suis rendu compte qu'un Dieu bon ne permettrait pas tant de souffrance humaine (un peu éculé comme argument, non ?)
  • Au moment de ma première communion/Bar Mitzvah (Tu crois pas que tu réagis un peu tard mon grand ? Tu ne crois pas que c'est une question à se poser avant, non ?)
  • Je suis né athée. (Et tu ne peux pas envisager de remettre en question tes opinions ? ta foi ?)
Ensuite, le personnage demande: "Ce qu'il y a de mieux dans le fait d'être athée, c'est que..."
  • Je peux agir comme bon me semble sans me sentir coupable. (Faut-il vraiment être athée pour être un homme épanoui qui vit ce qu'il a à vivre ?)
  • J'ai mes samedis/dimanches de libre (Je n'ai pas pour habitude de commenter les âneries de cour de récréation énoncées par des adultes).
  • Je peux décider moi-même de mon intégrité morale et intellectuelle. (Ce n'est pas une question de croyance religieuse, ça n'a rien à voir).
Le bonhomme revient et déclare: "Après la lecture de la Bible, j'en ai retiré:"
  • Que j'aurais mieux fait de voir le film (âneries de cour de récrétation, je ne commente pas).
  • Que c'est une bonne oeuvre de fiction (idem)
  • Que c'est un ouvrage truffé de préjugés racistes et sexistes ainsi que de superstitions primitives. (idem)
  • Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question parce que... (et il faut fournir une réponse).
Le personnage réapparaît une quatrième fois pour dire: "Dieu, à mon sens..."
  • est une idée réconfortante pour les vieillards et les mourants.
  • est le saint patron des réactionnaires.
  • est l'invention de gens effrayés par la vie.
  • Dieu ? Je n'y ai jamais vraiment pensé. (Je n'ai pas commenté parce que je trouve ça scandaleux de manipulation: La personne qui répond à ce questionnaire et surtout à cette question donne les moyens de se soumettre au gourou d'une secte qui lui dira, c'est cousu de fil blanc: "Vos idées sur la religion sont érronées, il faut tout réviser... vous ne pouvez pas être heureux à rester dans un tel doute". Non mais de quoi je me mêle ?)
Et pour finir, le bonhomme suggère que: "Ma définition de Jésus..."
  • est un philosophe juif du premier siècle.
  • Un réformateur social mal compris ("que je vais me faire un plaisir de vous expliquer, à ma façon, bien entendu!").
  • Le messie et le sauveur de ce monde.
  • Je n'ai pas d'opinion précise, il me faut plus d'informations. (Encore de la manipulation: un philosophe qui relève du social, sauveur, plus d'information... si vous pouviez m'en donner...)
Pour finir ce test, le lecteur est invité à donner ses coordonnées, quel milieu religieux il a abandonné (catholique, juif, musulman, protestant, autre) et où il se situe sur une ligne entre athée et croyant en passant par agnostique.

Et pour toute information complémentaire, il suffit juste de leur rendre visite par Internet. (Il s'agit d'une structure de la communauté juive). Perso, pourquoi ne pas aller voir mais vu la manipulation insidieuse qu'ils pratiquent, je me garderais bien de donner de quelconques coordonnées...

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