samedi 14 juin 2008

The morning after



HIV
HIVBigDeal

mardi 19 février 2008

Safer Sex Guide

Quand j'ai installé ce lien, j'avais commencé par mettre un lien direct pour télécharger cette brochure (lien tout en bas de cet article). Je viens de changer d'avis et je viens y rajouter un avertissement.

Cette brochure ne fait pas mystère dès ses premières lignes qu'il est destiné au milieu homosexuel. "Chouette, on va pouvoir rigoler sur les pratiques sexuelles des homos en la téléchargeant". Si vous commencez comme ça, vous perdez votre temps à la télécharger, vous allez être déçus, je vous recommande de passer votre chemin.

Car le vocabulaire de la sexualité, avant d'être considéré comme le plus obscène qui puisse exister, à en déclencher des rires gras, ce sont des mots ordinaires du dictionnaire. Et ils doivent le rester. Ils ont leur fonction respectable, celle de définir et de pouvoir communiquer sur les réalités biologiques de son corps, pour pouvoir les partager avec son partenaire ou les décrire au professionnel de santé le plus opportun si on a besoin d'éclaircissements. Ca n'a donc vraiment pas vocation à faire rire.

Cette brochure est un document habilement réalisé pour prévenir et informer sur les réalités de la sexualité. Je laisse le soin à chacun de le découvrir et de le comprendre. Et si l'on fait le choix d'adopter une attitude censée et responsable, il n'y a pas de risques à redouter, l'amour et la sexualité garde leur entière magnificience.

Cette publication est primitivement orientée à destination des homos mais elle est tout à fait abordable par la gente féminine désireuse de s'informer sur les maladies et les infections sexuellement transmissibles dont elles ne sont pas immunisées.

En cas de besoin d'informations complémentaires sur la sexualité, on peut interroger Sida Info Service (lien vers un formulaire Internet) ou par téléphone (numéro vert, donc gratuit. En cliquant sur l'image ci-dessous, vous arrivez sur la page principale de Sida Info Service).

SidaInfoService

Aucune question n'est ridicule, vouloir savoir pour ne pas prendre de risques est la seule attitude responsable valable. Et infliger à son entourage la vue de sa décrépitude pour cause de maladie sexuellement transmissible pour n'avoir pas pris ses précautions est une attitude indigne de cruauté. Laissez tomber les gens qui ont l'obscénité d'en rire...

Safer Sex Guide

dimanche 17 février 2008

Le préservatif

Souvent, il semble difficile aux gens de parler de contraceptifs et d'aller en acheter, le sujet finit parfois dans un rire idiot.

Parfois, c'est aussi le professionnel de santé (médecin, pharmacien) qui plaisante alors qu'on ne lui demande rien. Si c'est le cas, mon meilleur avis, c'est de changer de professionnel illico. Parce que si ce professionnel avait un peu plus de jugeotte, il comprendrait que l'achat de préservatif n'est pas un acte facile pour tout le monde. Et pour pas mal de monde (je ne dis pas tout le monde, je dis un grand nombre de personnes): ce n'est pas innocent s'il y a recrudescence des maladies sexuellement transmissibles alors qu'on sait qu'il n'y a qu'une seule protection valable, le préservatif.

Oui, mais comment choisir ses préservatifs ? (C'est là où "l'humour" du plus mauvais goût peut survenir, mauvais goût parce que personne ne réclame rien à personne à cet instant précis). Un article du site Doctissimo répond utilement à la question.

Rien de pire que de se sentir "coincé" dans un préservatif trop petit (que l'on risque en outre de déchirer lors de la pose), ou d'avoir la sensation de flotter dans un modèle trop grand.

Pas de taille standard de pénis !
Vous êtes un grand maigre, pointure 46, ou plutôt petit et trapu avec des pieds de fillette ? Vous n'êtes donc pas sans savoir que votre sexe, lui aussi, est différent de celui de votre frère ou meilleur copain… Ainsi la taille standard d'un sexe en érection est de 151,1 mm exactement. Ce n'est qu'une moyenne précisément, les deux tiers des verges se situent entre 133,3 mm et 168,9 mm (le tiers restant se situe carrément au dessous ou au dessus). À cela on peut ajouter de notables différences de forme (en champignon, en hameçon, en pot à crayons, en poupée russe…). Résultat, encapuchonner sa verge dans un étui standardisé (de forme "anatomique" ou "cylindrique") n'est pas toujours simple…

Des tailles standards très différentes
Quand un homme est doté d'un pénis plutôt grand, il choisit généralement un modèle "King Size" : quasiment toutes les marques existantes en proposent, avec une palme pour l'"Extra large" de Prophyltex, qui taille 200 mm de long et 54 mm de large. Toutefois, en regardant le tableau ci-après, on constate que le "standard" d'un fabricant peut être le "grande taille" de l'autre ! Ainsi, le modèle "King Size" de Manix fait 185 mm de long et 54 mm de large… alors que le "naturel" d'Hansaplast, lui, taille 194 mm de long et 52 mm de large, et que le "standard" de Prophyltex fait 190 mm de long pour, toujours, 52 mm de large ! D'autre part, certains préservatifs ne sont pas présentés comme des grandes tailles, et pourtant… Ainsi le Bycolor de Prophyltex avoue 195 mm sur 54… et le Comfort de Durex varie, en largeur, entre 52 et 56 mm.

Caractéristiques des préservatifs par marque et par modèle
Tout comme les chaussures peuvent être plus ou moins étroites pour une même pointure, les préservatifs en font donc tout autant ! On en déduit donc assez logiquement, que le modèle de Manix conviendra surtout à un homme dont le pénis est un peu large, alors que celui d'Hansaplast©, lui, ira comme un gant à un pénis long.

[...]

A essayer avant d'acheter ?
Aussi, comme le conseille le docteur Ronald Virag dans sa bible "Le sexe de l'homme" (éd. Albin Michel) au chapitre préservatif, "il est prudent de les adapter à son anatomie, avant usage. Les novices auront intérêt à les tester à blanc, pour ne pas être pris au dépourvu par l'inexpérience au moment crucial". Une seule solution, donc, comme pour des vêtements : choisir sa taille "approximative" (standard, petite ou grande)… puis faire des essais, pour voir "s'il va bien". Une fois que vous aurez découvert votre modèle idéal, celui qui vous sied ni ne vous serre ni ne "baille", tenez-vous y ! Et, comme pour les tee-shirts, rien ne vous empêche de décliner tous les coloris existants !

Vous trouverez d'autres FAQs sur le sujet sur le site du Ministère de la Santé, le site Sida Info Service et le Fil Santé Jeunes. Pour tout savoir sur le préservatif, cliquez ici.




lundi 11 février 2008

Philadelphia

Ce soir à la télé, le film Philadelphia, du nom de la mégalopole américaine dont le nom veut dire, éthymologiquement, la ville de l'amour fraternel (ce qui est loin d'être le cas dans le film, c'est évident). Philadelphie est la capitale de la Pennsylvanie, fondée par William Penn (1644 - 1718), quaker (nom officiel: Société religieuse des amis, devenu plus couramment "quaker" qui pourrait se traduire par "trembleur"/ qui tremble devant Dieu). Une société prétendument motivée par la création d'une structure libérale idéale...

Philadelphia





mardi 5 février 2008

Attention aux ISTs

ISTs, il s'agit des infections sexuellement transmissibles.

Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié tous les mardis, il y aurait une recrudescence des infections sexuellement transmissibles qui pourrait être le signal d'un relâchement de la prévention des comportements sexuels à risque, et le VIH/sida en tout premier lieu (puisque les autres infections, si elles sont prises à temps sont soignables plus ou moins aisément).

Dans un tel contexte, les autorités sanitaires tiennent bien évidemment à réaffirmer que les campagnes d'information et de prévention de ces infections et d'incitation au dépistage de la syphilis restent toujours d'actualité. De par mon expérience personnelle, ne croyez pas vos ami(e)s qui prétendent mieux savoir que vous les dernières nouveautés en matière de prévention, surtout s'ils prennent un ton péremptoire et qu'ils n'ont aucun diplôme médical. Ecoutez ce qu'ils ont à vous dire, demandez leur leurs sources d'information. S'ils n'en ont pas, posez-vous alors les bonnes questions et informez-vous auprès de sites qui ont pignon sur rue (Sida Info Service qui informe sur le sida et les MSTs/ISTs). Mon expérience ? Un pote m'a dit:"Les résultats d'un test de dépistage du sida donnent immédiatemment l'état du patient par rapport au sida au jour de la prise de sang". D'accord, je suis disposé à l'admettre si tu me dis quelles sont tes sources reconnues comme sérieuses par le corps médical. Parce que voici ce qu'en dit Sida Info Service, structure reconnue par le ministère de la Santé tout de même... Et le gars de se vexer parce qu'il n'a aucune source objective à me faire valoir. Il cherche alors bêtement à se justifier en poursuivant du même aplomb: "Oui mais moi, tu peux me croire, tu me connais et je le tiens d'un ami de confiance qui me l'a certifié." Quoi, la confiance comme de prévention ? Voici ce qu'en dit Sida Info Service. Il est indigne de faire valoir encore aujourd'hui cet argument depuis le temps qu'on sait que la confiance n'est pas un mode de prévention. Combien de personnes d'ailleurs ont cru pouvoir faire confiance à leur partenaire au point justement d'attraper le sida ? Mais il est bien évident que chacun reste libre de se déterminer plus fort, plus intelligent, meilleur que les services de prévention officiels. Il m'est même arrivé de me faire insulter à continuer à vouloir prétendre qu'on est sûr des résultats qu'au terme des trois mois. Non, non, on est passé à deux mois maintenant. Mais la personne n'avait aucune source à me faire valoir.

Toujours selon le BEH, les infections dues aux gonocoques touche particulièrement les hommes. "Cependant, la hausse du nombre d'infections à gonocoque est très marquée chez les femmes, avec une augmentation d'un facteur 3 entre 2005 et 2006". Ce qui "suggère une accélération de la transmission au sein de la population hétérosexuelle", note le BEH qui se préoccupe de la diffusion de souches résistantes à l'un des traitements (ciprofloxacine).

Autre MST en hausse, sans doute en partie en raison d'un meilleur diagnostic, les lymphogranulomatoses vénériennes rectales (LGV) dont l'agent infectieux est Chlamydia trachomatis. Cette forme de l'infection, qui a émergé en France et dans les autres pays européens en 2003, touche les homosexuels.

Chez la femme, l'infection causée par C.trachomatis est l'infection sexuellement transmissible bactérienne la plus fréquente. En l'absence de traitement, elle peut avoir des complications graves (grossesse extra-utérine, stérilité).

mardi 25 décembre 2007

Le sida a encore de beaux jours devant lui...

Hier, j'ai discuté de sida avec un ami. Grosse polémique, tendance énorme. J'ai avancé un argument QUE J'AI LU !!!! sur le site Sida Info Service et l'ami a eu l'aplomb de me répondre que ce n'était pas vrai. Vu l'ampleur de la réalité du sida, faut quand même être très con tendance monstrueuse pour colporter des conneries non fondées sur le sida... Quelle était sa source ? Le bouche à oreille. La valeur du bouche à oreille en matière de prévention est de notoriété publique et on continue à s'y fier. J'ai peur.

On m'a déjà proposé d'avoir un rapport sexuel non protégé. La personne m'a juste dit préalablement: "Je suis séronégatif et toi ?". Je ne rigole pas avec tant de désinvolture, on peut cacher (de façon tout à fait compréhensible) sa séropositivité comme un casier judiciaire ou un passé psychiatrique qui pourrait tout autant effrayer le partenaire et de façon parfaitement légitime. Donc, je refuse toujours de répondre mais je dis toujours à l'autre: "Je refuse de te dire ma sérologie à l'égard du sida mais si tu le souhaites, on va faire un test dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG). Si j'en fais un pour toi, je veux que tu en fasses un en même temps".

La polémique avec mon ami hier soir est venue du fait de savoir le délai d'incubation du sida. Comme on peut le lire ici, pour être totalement sûr de sa sérologie (séropositivité ou séronégativité) après exposition à un risque, il faut attendre trois mois après le rapport sexuel concerné. Le corps médical a bien une vague idée avec un fort taux de probabilité au bout de 4 semaines mais la certitude absolue est au terme de 3 mois. Je me suis déjà fait traiter d'imbécile pas du tout au fait des dernières technologies, il ne s'agirait plus que de 2 mois. Sida Info Service dit bien trois mois, je n'ai pas connaissance d'une autre structure officielle en la matière qui écrive noir sur blanc autre chose sur le web. Ce qui a fait relativiser l'autre sur l'état de mon imbécilité en la matière.

L'ami m'a dit hier soir que j'avais tout faux, on le sait dès le résultat de la prise de sang avec confirmation une semaine après... Voir des gens qui prétendent savoir mieux que le corps médical les réalités des pires maladies, et ce, de façon péremptoire, ça me fait bondir! (Je ne prétends pas détenir la science infuse ni être au fait des dernières avancées scientifiques, mais je me tiens disposé à admettre humblement que mon information est inexacte ou n'est plus à jour SUR DES BASES UN PEU PLUS RIGOUREUSES QUE LE SEUL BOUCHE A OREILLE!!! Donc avec des articles d'une presse reconnue pour la qualité de son information).

vendredi 30 novembre 2007

L'inconscience par rapport au sida me fait peur

Sida
A Athènes, jeudi 29 novembre 2007, Reuters.

J'ai eu l'occasion (exceptionnelle) aujourd'hui de tomber sur Metro (le journal gratuit parisien) et ils ont mené, eux aussi, une grande enquête par rapport au sida. Les réponses me font un peu peur (euphémisme) par rapport à ce que l'on peut entendre dans les campagnes de prévention.

Vous sentez-vous concerné par le sida ? Pourquoi non ?

Je ne me sens pas concerrné parce que je suis en couple depuis longtemps, je suis marié (et évidemment, l'éventualité du partenaire qui ne trompe pas et qui est sûr de la sérologie de l'autre, non, non, ça ne risque pas de m'atteindre. A relativiser avec les 83 % de français qui disent n'avoir jamais trompé leur partenaire).

Je ne me sens pas concerné puisque je n'ai pas eu de transfusion sanguine ni d'opérations chirurgicales depuis longtemps (les premiers cas de sida remontent à 1981, avec l'histoire de ces cinq homosexuels de San Francisco qui s'étaient chopés, ce que l'on appelait très dignement à l'époque, "le cancer gay", "la punition de Dieu à l'homosexualité", etc, etc. Le corps médical reconnaît aujourd'hui que les premiers cas de sida, mais on ne savait pas qu'il s'agissait de cela à l'époque, remonte aux années 60).

Je ne me sens pas concerné puisque je me protège à chaque rapport sexuel (et la rupture du préservatif, non, non, c'est pas un risque qui peut m'atteindre malgré les mises en garde des campagnes de prévention).

Je ne me sens pas concerné pour d'autres raisons (quelle honte y a-t-il à l'affirmer ?)

Je ne me sens pas concerné puisque je ne suis pas dans un milieu concerné par cette maladie (Mais bien sûr, tout le monde sait que le sida est discriminant à choisir les catégories sociales avec le consentement de Dieu, c'est le châtiment divin! Les réponses suivantes vont dans le même sens...).

Je ne me sens pas concerné puisque je suis hétérosexuel. (On peut toujours essayer d'opposer qu'il y a des femmes enceintes séropositives, ce qui prouve aux crétins qui veulent croire à une telle réponse que le sida n'est pas une question d'orientation sexuelle)

Je ne me sens pas concerné puisque je suis trop jeune. (Et tu ne crois pas que tu vas vieillir au point d'arriver à l'âge où tu pourrais être concerné et qu'il vaut mieux justement "prévenir que guérir", surtout le sida qu'on ne sait pas guérir).

Autre question:

Comment a évolué votre prudence vis-à-vis du VIH depuis un à deux ans ?

Elle s'est plutôt renforcée.

Elle s'est plutôt relachée.

Elle n'a pas changé.

Faites-vous régulièrement des dépistages du sida ?

Je n'ai pas fait de dépistage depuis plus d'un an.

Je n'ai jamais fait de test de dépistage.

Je fais un test à chaque nouvelle relation, et j'attends la même chose de mon partenaire.

Oui, je fais régulièrement des dépistages.

Alors, le sida, c'est quoi en décembre 2007?

C'est une personne qui meurt toutes les dix secondes.

Selon l'Onusida, 33 millions de personnes sont séropositives ou malades du sida (dont 15,4 millions de femmes) dont 22,5 millions de personnes en Afrique subsaharienne, dont 450 000 enfants.

En 2007, 2,5 millions de personnes ont été contaminées dont 420 000 enfants de moins de 15 ans et 2,1 millions de personnes en sont mortes. L'objectif mondial d'accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins en 2010 semble difficile à tenir.

En France, l'institut national de veille sanitaire estime à 150 000 personnes le nombre de séropositifs au VIH et 27 000 français ont développé la maladie. Chaque année, on recense 6 500 nouvelles contaminations. Plus de 10 % d'entre elles concernent les 15 - 25 ans et 42 % des femmes. La moitié des nouveaux cas sont dépistés en Ile de France.


Et pour ceux qui trouveraient encore l'aplomb de me relativiser la gravité du sida (car je sais que je vais en trouver, c'est abject. Pire: les mots me manquent tant ça me révolte), je leur laisse le soin de découvrir ça, dans la langue qu'ils préfèrent, tout est dans le titre du fichier pdf sélectionné...

(Il vous faut un logiciel de lecture de fichiers pdf, logiciel gratuit, pour consulter ces fichiers. Si vous ne disposez pas d'un tel fichier, vous pouvez le télécharger sur le lien "Get Acrobat" ci-dessous)

Get Acrobat

Réglementations applicables aux déplacements et au séjour des personnes vivant avec le VIH/sida - 2007
PDFFrance

Travel & residence regulations for people with HIV & Aids - 2007PDFUK

Normativas de viaje y residencia para personas con VIH/SIDA - 2007PDFEspagne

Einreise- und Aufenthaltsbestimmungen für Menschen mit HIV and AIDS - 2007PDFGermany

Norme di viaggio e soggiorno per le persone sieropositive nel mondo - 2007PDF Italia

A venir: une version en portugais

Une version HTML (donc non PDF) est disponible en ligne en anglais.

Les autres publications (PDF) de cet organisme.

Prélude à la journée mondiale du sida de demain

Demain, c'est la journée mondiale du sida (anti-sida)

Ruban rouge

On va encore me taxer ? M'accuser ? Me soupçonner d'être séropo ? à publier sans cesse des articles sur le sida et la séropositivité. Comme je disais dans mon post "Orientation sexuelle". Et alors ? Je suis en paix avec mon corps et ma santé, qu'est-ce que ça peut bien faire que je sois séropositif ou séronégatif si je prends mes responsabilités suite aux négligences que j'ai pu ou que j'aurais pu commettre ? Je connais mon statut et voilà. En 2007, des personnes continuent à dire: "Tu peux me faire confiance, je n'ai pas le sida". Qui n'a jamais vu un document de prévention déclarant que la confiance est un mode de prévention du sida ? Tous disent le contraire! Et les tests de dépistage sont anonymes et gratuits. La phrase: "Je suis séronégatif" n'a aucun sens pour moi, sauf à sortir d'une analyse de sang pour déterminer ma sérologie.

Faut-il encore des coups d'éclat comme celui de Clémentine Célarié au sidaction quand elle a embrassé un séropositif sur la bouche pour confirmer que ce n'était pas un mode de transmission ?

Sidaction

Plus ancien (avril 1987), faut-il un coup d'éclat comme Lady Diana touchant un séropositif alors qu'on ne savait pas grand-chose sur la transmission du virus du sida ? (Certaines maladies comme l'hépatite se transmettent par n'importe quel contact physique. Les conseillers de la famille royale avaient été très embarassés: que faire si Diana devenait séropositive ? Si Diana pouvait le faire, toute la famille royale devrait s'aligner. Au risque d'attraper le sida. Son geste est reconnu comme ayant fait avancer la cause des séropositifs à l'époque, au Royaume-Uni).

Diana & HIV

N'y aurait-il pas une certaine obscénité à reproduire de tels coups d'éclat qui avait pour but de faire évoluer violemment les mentalités ? (Ont-elles évoluées à la mesure de l'effort consenti par la personne qui l'a fait ? Il reste à m'en convaincre...)

Hier, monsieur Gordon Brown, premier ministre anglais, a reçu le Terence Higgins Trust (THT, lien vers leur site officiel, du nom de la première victime britannique du sida), l'association caritative la plus importante du Royaume-Uni en matière de lutte contre le sida. C'était à l'occasion du 25e anniversaire de la création de l'association. Je suis toujours étonné que ces associations ne disent pas: "Nous existons depuis 25 ans et nous préférions ne pas exister quand nous savons la réalité du sida à l'heure actuelle". Ou quelque chose dans le genre.

Verbatim (en anglais, des services du 10 Downing Street) de la rencontre entre monsieur Brown et le THT




Et pour ceux qui trouveraient encore l'aplomb de me relativiser la gravité du sida (car je sais que je vais en trouver, c'est abject. Pire: les mots me manquent tant ça me révolte), je leur laisse le soin de découvrir ça, dans la langue qu'ils préfèrent, tout est dans le titre du fichier pdf sélectionné...

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mercredi 14 novembre 2007

ISTs

Premièrement, faut-il parler de maladies sexuellement transmissibles (MST) ou d'infections sexuellement transmissibles (IST) ? L'usage serait à l'IST parce que le terme prendrait mieux en compte le fait que certaines infections sont asymptomatiques (pas de symptômes clinique immédiat. Que de manières politiquement correctes: Dans ma famille, quand on a attrapé une infection, on est malade, point barre).

Je voudrais ensuite recommander la lecture de cet excellent guide (disponible en version papier dans vos meilleurs bars mais également ici sur l'image pour le télécharger en PDF). Les âmes les moins médiocres, que je "brette" notoirement, sauront dépasser le sens trivial du mot "homosexuel" pour l'intégrer à leur propre orientation sexuelle. RESERVÉ A UN PUBLIC MAJEUR ET AVERTI, ce que je confirme, pour cause d'images... explicites (Ca va plus loin que le simple nu artistique). C'est très dommage, parce que du point du vue prévention, je recommanderais à beaucoup plus de gens de le lire.

Hard/Safer Sex

Ce post m'a été suggéré par la lecture d'un article d'un journal américain qui aborde la question d'une retour en flèche de certaines maladies sexuellement transmissibles: chlamydia & syphilis (mêmes mots en anglais) et blénnoragie (ou gonorrhée, gonorrhea en anglais). Nous avons TOUS la responsabilité de faire la prévention dont nous sommes humblement capables pour nos proches (famille, ami(e)s et connaissances).

(Nouveaux liens sur le nom des maladies, mais vers Doctissimo, une encyclopédie de vulgarisation médicale qui ne prétend pas du tout se substituer au diagnostic médical puisque tout patient a une santé qui lui est bien évidemment spécifique!)

La chlamydia est la plus courante (une moyenne d'un million de cas par an aux Etats-Unis). Le très fort taux serait dû à un dépistage plus systématique de la maladie. L'institut fédéral en charge de son dépistage le recommande de façon systématique aux femmes entre 15 et 25 ans et les tests de dépistages sont aujourd'hui bien plus performants. Les trois quarts des femmes qui sont atteintes de chlamydia ne développent aucun symptôme mais les séquelles peuvent en être la stérilité. La maladie se soigne aisément si elle est prise en charge tôt.

La blénnoragie,dépistée aux Etats-Unis depuis 1941 repart aux Etats-Unis après avoir atteints des records minimaux de cas en 2004. Un tel pic de cas n'avait jamais été vu depuis 1978. Le retour de cette maladie est attribué à une souche de virus très résistante aux antibiotiques . Mais les médecins n'établissent aucun lien de cause à effet entre le rédemarrage de la maladie et la résistance du virus aux traitements traditionnels.

La syphilis repart également en flèche. Le taux de syphilis congénitale (qui peut causer des déformations ou des morts de bébés) n'a jamais été aussi haut depuis 15 ans. C'est une maladie rare qui peut être mortelle. La transmission peut être de forme congénitale.

Pour info, les autres maladies sexuellement transmissibles (principales ? Parce que je ne sais absolument pas si cette liste est exhaustive), il s'agit du sida, les mycoses et papillomavirus, les herpès et les hépatites (l'hépatite A, l'hépatite B, l'hépatite C). (Je laisse aux plus irresponsables la possibilité de dire qu'ils savent tout sur le sujet. Ils savent tellement tout... heureusement que quelqu'un ou qu'un média leur a apporté un jour l'info de la non-contamination du sida ou de la trithérapie tout de même. Soyons plus humbles et maintenons-nous tous informés pour être d'humbles relais de prévention, en connaisssant nos limites pour réorienter sur un professionnel de santé).

Et pour ceux qui trouveraient encore l'aplomb de me relativiser la gravité du sida (car je sais que je vais en trouver, c'est abject. Pire: les mots me manquent tant ça me révolte), je leur laisse le soin de découvrir ça, dans la langue qu'ils préfèrent, tout est dans le titre du fichier pdf sélectionné...

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jeudi 4 octobre 2007

Pourquoi les humains ont des rapports sexuels ?

Même si la grivellerie est facile dans un post avec un tel intitulé, j'estime qu'on peut rester très digne en abordant le sujet que d'un aspect psycho-biologique, ce que j'ai bien l'intention de faire. Et puis, il y a mille et une façon de pratiquer une relation sexuelle, personne n'a à juger, à chacun de trouver le plaisir qui lui convient avec les pratiques qui lui conviennent!

Non, non, pour une fois, ça ne sera pas un post basé sur des considérations personnelles (de toute façon, je ne répondrai jamais à cette question me concernant, je suis timide, je suis pudique, ça relève de mon intimité. Des ex m'ont déjà demandé de parler des expériences précédentes, j'ai toujours refusé, même si la relation est terminée, il reste une vie de couple et une intimité inviolable entre nous deux par rapport à ce qu'on a vécu ensemble. Si l'autre veut dévoiler, c'est quelque chose que la personne doit voir avec sa conscience, moi, c'est du tout vu, je préfère envisager la question a priori...)

Ceci est une étude (très sérieuse) d'une université américaine (du Texas, je crois...) Je vous laisse vous situer par rapport à tout ça... (J'ai l'impression que certains participants ont quand même trouvé l'opportunité de bien se moquer de l'enquêteur en répondant vraiment n'importe quoi, limite honteux. Bah, l'essentiel, c'est qu'ils ont bien ri).

Pour faire sérieux, je révèlerai que les résultats du sondage ont été réceptionnés le 20 décembre 2005, corrigés le 18 juillet 2006, acceptés le 24 septembre 2006 et publiés le 3 juillet 2007. (Mes commentaires en marron, comme d'hab'. Les gens sont quand même assez graves et la profession de psychiatre n'est pas prête de disparaître!!!)

Une cinquantaine de raisons les plus fréquentes pour lesquelles les gens ont un rapport sexuel (on reste dans l'ordre du normal, parfois un peu excessif parce que coup de colère ou déprime passagère, mais bon, je ne vois pas la nécessité d'une thérapie pour ça... Mais alors, après...)
J'étais attiré par la personne.
Je voulais tester le plaisir physique.
Ca semble cool.
Je voulais montrer mon affection à la personne.
Je voulais exprimer mon amour à cette personne.
J'étais en plein "réveil" sexuel et je voulais m'en délivrer.
J'avais les cornes (je venais de me faire tromper).
C'est marrant. (Un peu "gamin", mais bon, un peu de temps en temps, c'est un bon antidépresseur...)
Je me suis rendu compte que j'étais amoureux.
J'étais chaud pour ça.
Je voulais faire plaisir à mon partenaire.
Je désirais de la proximité émotionnelle.
Je voulais le plaisir pur.
Je voulais atteindre l'orgasme.
C'est excitant, aventureux.
C'était un rendez-vous romantique.
Je voulais me sentir lié à cette personne.
L'apparence physique de la personne m'a donné l'enthousiasme pour. (Personnellement, je n'adhère pas à cette vision des choses, une parmi tant d'autres...)
La personne me désirait vraiment. (Tiens, je crois plus la réciprocité...)
La personne m'a fait me sentir sexuellement attirante.
La personne m'avait caressée.
Ca me semblait l'étape suivante naturelle dans la relation.
C'est arrivé comme ça.
Je voulais augmenter le lien affectif par une relation sexuelle. (Ca reste à me prouver que c'est le remède...)
Je voulais en faire l'expérience.
La personne avait un visage attirant.
La personne embrassait bien.
Je voulais intensifier la relation.
Je ne pouvais plus controler mes hormones. (Un peu bestiale comme réponse, mais pourquoi pas ?)
Je voulais tester de nouvelles techniques ou positions sexuelles.
Je voulais me sentir aimé.
La personne avait un corps désirable.
Je voulais fêter un anniversaire, une fête ou une occasion spéciale.
J'avais envie de communiquer à un niveau plus "profond". (Ca reste à me prouver que c'est le remède...)
J'étais curieux par rapport au sexe.
C'était une occasion spéciale.
La personne était intelligente.
J'avais envie de dire: "Tu me manques" (Ca reste à me prouver que ce soit persuasif dans de telles circonstances... Sur l'instant, oui, pourquoi pas, mais dans la durée...)
Je voulais garder mon partenaire satisfait de moi. (Solution un peu facile dans la pauvreté relationnelle...)
La personne avait un grand sens de l'humour. (Je ne vois pas très bien le rapport logique mais pourquoi pas ?)
J'avais envie d'augmenter mes facultés sexuelles.
J'ai été transportée par la personne.
L'opportunité s'est présentée d'elle-même. (J'y crois pas)
Ca faisait un moment que je n'avais pas eu de sexe.
La personne avait des yeux magnifiques.
J'étais curieux par rapport à mes capacités sexuelles.
La personne semblait pleine d'assurance.
J'avais envie de le faire après une dispute.
J'étais bourré.
J'ai été branché par la conversation qui portait sur le sexe

Une cinquantaine de raisons les moins fréquentes pour lesquelles les gens ont un rapport sexuel. (Festival de comportements stupides, abominables, effrayants, pathologiques, etc.)
J'avais envie de refiler une maladie sexuellement transmissible à quelq'un. (No comment!)
On m'a proposé de l'argent pour le faire. (A toi de voir où tu mets ta morale! Et si tu souhaites t'en vanter)
J'avais envie de planer. (Si tu n'as que ça pour planer...)
C'était un rite d'initiation pour rentrer dans une boîte, discothèque ou une organisation. (Si tu es consentant, vas-y, à toi de voir comment utiliser ta sexualité qui t'appartient...)
J'avais envie d'avoir le poste. (Si tu as fait le choix de mettre ta vie professionnelle sous la coupe de ta vie sexuelle, pourquoi pas ?)
Je voulais avoir ma promotion. (Idem)
La personne m'a proposé des stupéfiants pour le faire. (Si tu souhaites faire l'amour sans avoir le plein et libre contrôle de tes ressentis, ça te regarde...)
J'avais envie de me punir. (A mes yeux, se punir par rapport sexuel, c'est complètement crétin, c'est salir la beauté de la sexualité, c'est la porte ouverte à s'attraper toutes les maladies sexuellement possibles et imaginables mais c'est un choix... Faut être cohérent et ne pas demander d'aide ensuite, c'est trop facile...)
J'avais envie de blesser/humilier le partenaire. (Idem, en adaptant les circonstances)
Je voulais me sentir plus proche de Dieu. (Ridicule)
J'avais envie de mettre un terme à la relation. (Mettre un terme à une relation par l'ambiguïté, c'est complètement crétin, c'est entretenir inutilement une douleur, c'est qu'on a pas trop envie de la terminer, ça revient à punir son partenaire, c'est tout aussi ridicule qu'au-dessus mais légèrement différent).
J'avais envie de briser un couple. (Odieux: De quel droit ?)
J'avais envie d'arriver à l'ami de cette personne. (Stupide et opportuniste puisque le but prétendu n'est même pas atteint!)
J'avais envie d'obtenir une faveur de la personne. (Prostitution. Je n'ai rien contre les prostituées que l'on voit dans les quartiers dits chauds, elles ont mon estime, ce n'est pas facile,je n'ai rien contre les nymphomanes qui sont malades mentales mais je désapprouve le fait de se prostituer psychologiquement pour faire avancer sa petite vie, sa petite routine).
J'avais envie d'améliorer ma réputation. (Idem)
J'aurais une récompense en retour.(Idem)
J'avais envie de me faire du fric. (Idem)
J'avais envie de faire mal à un ennemi. (Stupide, y a d'autres méthodes plus dignes et plus franches)
A cause d'un pari. (No comment)
Je voulais faire une faveur à quelqu'un. (Stupide)
J'avais envie de mettre un terme à la relation d'un rival en couchant avec son partenaire. (Stupide et méchant gratuitement)
Ca aurait nuit à ma réputation si j'avais dit non. (Faut être un tout petit peu plus costaud que ça au rayon amour-propre dans la vie!)
La personne avait beaucoup d'argent. (Prostitutionà.
Quelqu'un m'a dit: "Même pas cap'!" ("Ben non, je suis pas cap' et alors ? Mais j'ai deux sous de jugeotte de plus que toi et ça, j'en suis fier". Stupide, stupide, stupide)
Je voulais avoir eu plus de relations sexuelles que mes amis. (Stupide)
Je voulais battre le score d'un frimeur/baratineur. (Lequel des deux est le plus con ?)
Je pensais que ça boosterait mon rang social. (Prostitution).
Je voulais devenir populaire. (... et tu resteras con toute ta vie).
J'avais peur de dire non, rapport à la douleur physique. (Je n'en comprends pas la logique donc je ne peux pas commenter...Tu ne te serais pas un peu foutu de la gueule de l'enquêteur en proposant ça ? C'est pas charitable!)
Je voulais me soulager de mes douleurs liées à mes règles. (Pas concerné, JOKER!)
Mes amis m'ont mis la pression (... et toi, t'es qu'un âne... probablement en rut).
Mon partenaire habituel est chiant, alors j'ai eu une relation sexuelle avec quelqu'un d'autre. (C'est pas ça qui va le rendre moins chiant! Mais c'est peut-être bien ça qui va lui faire prendre le large!)
Je voulais me débarasser de maux de tête. (Mais bien sûr, le sexe, nouvelle alternative à l'aspirine! Ca se saurait...)
Je voulais changer de conversation. (...un peu pauvre tes conversations alors....)
La personne était bourrée et je ne voulais pas abuser de sa faiblesse. (Je n'en comprends pas la logique donc je ne peux pas commenter...)
Je voulais faire de l'épate. (Ouais bon, et alors ?)
La personne était célèbre et je voulais pouvoir dire que j'avais eu une relation sexuelle avec elle. (Et quand t'apprendras que c'est un(e) pédophile et un voleur/voleuse, qu'est-ce que ça t'apportera de t'en vanter ?)
Je voulais sortir pour faire quelque chose parce que je m'ennuyais grave. (Conception pauvre de la vie et de la vie sexuelle)
Je voulais rendre quelqu'un d'autre jaloux. (Stupide)
J'étais en rivalité avec quelqu'un d'autre pour l'avoir. (Comme s'il n'y avait pas assez de célibataires sur Terre!)
Je pensais que ça aiderait de piéger le partenaire. (Je vois pas bien en quoi ça peut aider. A mes yeux, ça retarde seulement l'établissement d'une relation joyeuse et durable dans l'épanouissement mais bon...)
Je voulais me vanter auprès de mes amis à propos de mes conquêtes. (Je te plains de n'être que dans la vantardise et pas du tout dans le souvenir des bons moments, tu es très jeune).

Autres raisons
La personne avait des fringues magnifiques. (Ah ouais, et si elle n'a que des cicatrices horribles à te montrer sous ses fringues ou que tu découvres qu'elle s'est flagellée la veille, tu fais quoi ?).
Je voulais voir si je pouvais ramener la personne au lit. (Prostitution).
Mon partenaire insistait. (La relation ne doit pas être géniale si tout s'y obtient que par l'insistance).
Je savais que la personne n'était pas du tout partisan de mes choix. (Stupide: ça tient à qui de les faire évoluer, si ce n'est le partenaire ?)
La personne était trop attirante pour que je passe à côté. (Stupide: la prévention sur le sida ne dit pas suffisamment que même le plus beau mec/la plus belle nana de la Terre peut être séropo et donc contamintant ?)
La personne était désirée par d'autres. (Comme dit en substance Madonna dans "Justify My Love": Pauvre est celui dont les plaisirs dépendent de la permission des autres)
J'ai une addiction au sexe. (Je ne crois pas à une telle addiction, je crois que c'est frimer que de le prétendre).
Je voulais être ailleurs au max. (Et pourquoi ne pas dormir, tout simplement ? Tu pourras te créer l'univers que tu veux te créer).
La personne était un bon danseur. (Je ne vois pas bien le rapport mais bon, à moins de faire l'amour sur la piste de danse. Ca m'apparaît comme acrobatique et contraire à l'ordre et aux bonnes moeurs).
Ca me permettrait de me sortir du sujet "sexe" pour apprécier les autres aspects de l'existence. (T'as besoin de ça, tu ne peux pas t'en donner les moyens par toi-même ? Non, ben je te plains!)
J'étais frustré et j'avais besoin de soutien. (Si tu es sociable, tu devrais avoir des amis, des vrais, pour résoudre ce genre de problèmes)
Je voulais me sentir mec. (Affligeant de bêtise).
J'avais besoin de fantaisie. (Tu ne trouves la fantaisie que dans le sexe ?)
J'avais besoin de satisfaire un besoin compulsif. (Explosion de rire: le sexe comme besoin compulsif! Va voir un psychiatre!)
Je voulais voir si avoir une relation sexuelle avec un partenaire différent ferait une différence ou serait meilleur. (Contente-toi déjà d'établir une relation stable avec ton partenaire et tu auras la réponse à ta question).
Il était plus facile d'aller jusqu'au bout que de s'arrêter bêtement. (C'est le pompon dans le courage!)
Je voulais tout simplement savoir de quoi il en retournait de toute cette histoire. (Et tu voudrais nous faire croire que la réponse ne peut être que dans un plan sexe ?)
La personne était mystérieuse. (Ouais, parce qu'elle a le sida, elle en est dépressive parce qu'elle ne sait pas comment l'annoncer à ses partenaires)
Un film porno m'avait chauffé. (Mon pauvre! C'a pas dû être terrible!)
J'ai pensé que ça me ferait sentir en pleine forme. (Idem)
Ca me semblait comme un bon exercice. (Idem)
C'est devenu une habitude. (Mon pauvre!)
Je voulais voir ce que ça faisait d'avoir un rapport sexuel quand on est parti (alcool, drogues...) (Jamais essayé mais je ne vois vraiment pas ce qu'il peut bien y à avoir comme gloriole à en tirer...)
Je voulais perdre mes inhibitions. (Triste de n'avoir que ça comme seul remède mais bon...)
Je voulais avoir quelque chose à raconter à mes amis. (Mon pauvre!)
J'en avais marre d'être vierge. (Mon pauvre! C'a pas dû être terrible! Parce que faire l'amour parce qu'on en a marre d'une situation, c'est pas top)
Je voulais me débarasser du souvenir d'une agression. (Triste, possible, mais bon...)
Je voulais dominer l'autre. (Bon et quand t'auras dominé la Terre entière, tu passeras aux singes ? Et ensuite ?)
J'étais raide dingue de mon partenaire alors j'ai eu un rapport sexuel avec quelqu'un d'autre. (Même logique: quand t'auras trompé ton partenaire avec tout ce qui bouge, qu'est-ce que tu feras ensuite, tu peux nous le dire ?)
Je voulais être blasé ou rabaissé. (Mets pas la charrue avant les boeufs et pose toi les bonnes questions)
Quelqu'un m'avait dit que mon partenaire était un bon coup. (Ridicule, il peut être un super bon coup d'habitude et un super mauvais coup le soir où tu te le fais parce que son meilleur ami vient de se suicider...)
Je voulais avoir quelque chose avec quelqu'un (une revanche, par exemple) (Par le sexe ? Ah!)
Je pensais que ça m'aiderait à m'endormir. (Aie une vie saine et t'endormiras mieux)
Je voulais mieux me concentrer sur mon boulot, les pensées sexuelles étant distrayantes. (Un peu comme les syllogismes absurdes qui font dire n'importe quoi).
Je voulais avoir un enfant. (Normal, ENFIN!!!)
Je voulais me reproduire. (T'as pas deux sous de plus de dignité que ça pour parler de "te reproduire" ? A quelle espèce animale t'apparentes-tu alors ?)
Mon partenaire m'avait payé un repas cher. (Prostitution)
Je voulais brûler des calories. (Mange plus équilibré! A remarque con, commentaire con)
Je voulais éviter de blesser les sentiments de quelqu'un. (Si les deux sont sincères et réglo, ils ne pourront jamais se blesser mais rester dans le débat d'idées, le rapport sexuel ne servira alors à rien, ça ne sera qu'une envie opportuniste dans ce cas précis)
J'étais dans le deuil d'une précédente relation amoureuse. (Je peux comprendre, ça dépend du contexte particulier de chacun, de son caractère)
Je voulais défier (faire chier ?) mes parents. (Beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit et qu'on veut bien l'admettre, on blesse intentionnellement et gratuitement mais ça fait boomerang, on ne l'envisage pas toujours, c'est très, très con).
C'est tabou pour la société. (Et alors, et par rapport à soi-même ? C'est pas la société qui va ressentir le "plaisir" éventuel de ce moment)
Je voulais réaffirmer mon orientation sexuelle. (Mais on s'en fout, on te souhaite juste de la connaître une bonne fois pour toute pour ton seul épanouissement personnel)
Je voulais rendre (idée de retour) un service. (Prostitution)
Tout le monde autour de moi avait des rapports sexuels. (Mouton de Panurge)
J'étais marié et dans ce cas, t'es censé avoir des rapports sexuels. (Idem)
Je me suis rendu compte que j'étais amoureux.
Je voulais souhaiter la bienvenue à la maison/au revoir/merci. (Y a des façons plus ordinaires de faire ça...)
Je voulais aider mon partenaire à oublier ses soucis. (Un peu dirigiste quand même: est-ce qu'il avait vraiment envie de les oublier ainsi ?)
Je voulais aider mon partenaire à se sentir bien dans sa peau. (Ca se saurait!)
Je voulais une expérience spirituelle. (Heureusement que le ridicule ne tue pas!)
Je ne me sentais pas bien. (Ca se saurait si c'était le remède miracle)
J'avais envie que ça soit mon tour. (Gamin)
Je me suis senti obligé de le faire. (Je te plains!)
Je ne voulais pas perdre la personne. (Prétexte, prétexte, prétexte, c'est pas sur ce seul argument qu'on reste avec quelqu'un)
Je voulais que la personne m'aime. (Aucun rapport de cause à effet)
Les mots m'ont forcé à le faire. (Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage)
Je voulais que mon partenaire me voie. (C'est pas qu'au lit que ça se détermine)
On attendait ça de moi. (Si tu ne veux pas avoir plus d'amour-propre, ça ne regarde que toi)
Je me sentais coupable. (Ridicule)
J'avais peur que mon partenaire ait une aventure si je n'acceptais pas. (T'as qu'à t'affirmer mieux à ton partenaire)
J'avais envie de le devoir à la personne. (Si tu ne veux pas avoir plus d'amour-propre, ça ne regarde que toi)
Je voulais me sentir puissant. (Comme si la puissance ne s'affirmait que dans le rapport sexuel)
Je voulais qu'il arrête de se foutre de moi au sujet du sexe. (Si t'as pas plus d'autorité que ça sur ton partenaire, et plus particulièrement concernant le sexe, je t'encourage vivement à en changer)
Je me sentais seul. (Une fois ton partenaire parti, tu te retrouves avec ta solitude, et alors, qu'est-ce que tu y gagnes en fin de compte ? Faut m'expliquer, peut-être même me faire un dessin)
Je voulais que mon partenaire arrête de stresser sur le sujet. (Bon, à la limite)
C'était la seule chose à faire pour que mon partenaire passe du temps avec moi. (Ben, je te plains, quelle solitude dans le couple, t'en fais pas, je crois que tu es loin d'être seul dans ton cas)
Je me sentais révolté. (Je ne vois pas le rapport...)
Je voulais être soumis à mon partenaire. (Crétin, ce sont les germes d'une prochaine scène de ménage qui porte en germe la rupture...)
Je voulais m'assurer que la relation était engagée. (Il n'y a vraiment pas d'autres moyens plus francs pour le savoir ?)
Je voulais me sentir plus vieux. (Encore un prétendu phantasme, un truc de merde, oui!!!)
Je voulais me sentir le centre du monde pour mon partenaire. (Idem)
Ca fait partie de la routine de la relation. (Change, tu y trouveras ton bonheur parce que la routine... et s'en accomoder... c'est pas la preuve de grand-chose de noble).
Je ne me contrôle pas. (Je te plains!)
Je voulais me débarasser de mes soucis. (Bon, à la limite... Et encore!)
Je voulais concrétiser une promesse que j'avais faite à mon partenaire. (Bon, à la limite... Et encore!)

mercredi 3 octobre 2007

Charlatanisme

Il était une fois un pays d'Afrique, la Gambie.

Gambie

Ce pays anglophone est dirigé par un chef d'état, Yahya Jammeh, un brave personnage pour qui élections démocratiques n'a pas trop de sens, pour qui liberté de la presse n'a pas trop de sens non plus, de la façon la plus opportuniste qui soit.

Ce monsieur a des songes, la nuit, provenant de ses ancêtres. Soit. Et ses ancêtres lui auraient donné le remède contre le sida, une décoction de sept plantes qu'il refuse de fournir aux organisations internationales de santé. On connaît à cet homme une formation militaire mais aucune formation médicale, donc si sa décoction devait être efficace, les organisations internationales de santé seraient ravies de donner leur bénédiction au produit et en faire profiter tous les autres malades du sida. (Certains pays africains sont dans une situation bien plus dramatique par rapport au sida, je pense au Malawi, où le sida a imposé des campagnes de prévention, en faveur de la contraception en particulier, au risque de heurter le poids des traditions ancestrales).

Des malades du sida sous ce traitement confirment un mieux-être dans leur état de santé général mais tout check-up par une autorité indépendante est interdit. Considérant leur mieux-être, les malades arrêtent les trithérapies, au plus grand effroi de toutes les organisations internationales de santé. Un responsable de l'OMS en poste à Banjul (la capitale) a protesté contre le danger d'arrêter la trithérapie. Il s'est fait expulser du pays.

Vive le charlatanisme gambien, alors ?

lundi 1 octobre 2007

Le sida aujourd'hui

L’autre jour, je me promenais avec une copine (dont il faudra que je détermine un pseudo car elle a une grande place dans ma vie actuelle, je vous en reparlerai...).

On est passé à côté d’un CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) et nous avons fait un test. Je suis séronégatif (la seule confiance en l’autre comme argument de prévention ne vaut rien pour moi. D’ailleurs quand la personne avec laquelle je flirte me pose la question, je refuse de répondre: la réponse n’a de valeur pour moi qu’au sortir de la consultation où le médecin a donné les résultats, à l’heure des scanners et de Photoshop, on ne m’en raconte pas!!! Je me fais insulter d'être aussi borné, stupide ou naïf sur la question).

Prévention

La femme médecin m’a demandé si j’avais des questions à lui poser. Y-a-t-il des nouveautés en la matière ? (Il y a eu la nouveauté au milieu des années 80 d’apprendre que le sida n’était pas une maladie contagieuse comme la grippe, il y a eu la nouveauté d’apprendre l’apparition des trithérapies, etc.). Elle m’a répondu que malheureusement non, aucune nouveauté sur le sujet. Et elle m’a dit qu’elle était effrayé par le nombre de jeunes (20 ans environ) qui apprenaient leur séropositivité.

Un autre médecin m’avait dit précédemment que de très nombreuses personnes se sentaient soulagées par rapport à leur séropositivité parce qu’elles avaient la trithérapie. Les malades sous trithérapies meurent toujours du sida (la trithérapie donne une espérance de vie d’une bonne quinzaine d’années environ, sous réserve des ressources de santé de chacun).

Autre chose: un jour, j’étais allé au Kiosque, rue Geoffroy l’Asnier, Paris 4e, une association d’information sur le sida. Et le responsable de l’association m’a dit qu’il avait souvent des gens qui venaient les voir affolés parce que suite à une prise de sang, ils lisaient “séropositif” sur leurs résultats. Dans le langage usuel, on fait un raccourci, on devrait dire “séropositif au VIH” parce qu’on peut parfaitement être séronégatif au VIH mais être séropositif au virus de la grippe. Mais les médecins ne l’expliquent pas toujours.

Revenons à la réalité du sida. Pour commencer, voici un moteur de recherche des CDAGs de France par départements. On croit tout savoir, je crois tout savoir sur le sujet, ne risquer aucune contamination. Si on en est si sûr, on se demande bien pourquoi il y a tant de CDAGs à travers le pays!

Quelle est la réalité du SIDA (chiffres de 2005 mais assez parlants en 2007) ?

Tout d'abord, un récapitulatif sur les modes de transmission du VIH et du sida

Je préfère rester très humble et me faire tout réexpliquer à chaque fois...

Le meilleur CDAG que je connaisse à Paris, c'est rue du Figuier, Paris 4e, métro Sully Morland (un dédale de rues entre la rue Saint Antoine et la Seine).

L'article de Wikipedia en français sur le sida

Le sida en France

7 000 nouveaux contaminés par le VIH en 2004

L'épidémie est en France bien plus importante que les estimations des pouvoirs publics. Jusqu'en 2003, les chiffres du ministère de la Santé situaient le nombre des contaminations annuelles entre 3 000 et 4 000. Le monde associatif s'accordait alors à penser qu'au regard de l'augmentation du nombre de personnes faisant appel à leurs services, il était beaucoup plus réaliste de parler de 5 000 à 6 000 contaminations par an. En 2004, au moins 7 000 personnes ont découvert leur séropositivité. Et déjà de nombreux experts de l'épidémie laissent entendre que ce chiffre pourrait être très rapidement dépassé.

Le sida en France en 2005

> 150 000 personnes sont porteuses du VIH.

> 1 500 personnes ont développé un sida au 31 /12/ 04

> Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%).

> 47% des personnes ayant déclaré le sida ne savaient pas qu'elles étaient séropositives. Elles l'apprennent lors de leur prise en charge à l'hôpital.

> 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir.

> 41 ans est la moyenne d'âge des personnes atteintes du sida : femmes 38 ans, hommes 43 ans.

> 4 régions sont les plus touchées : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Guyane et les Antilles. Elles regroupent 60% des cas de sida diagnostiqués en 2004.

> 56% des nouveaux diagnostics d'infection VIH concerne des personnes contaminées par rapports hétérosexuels et 22% par rapport homosexuels. La contamination par usage de drogues injectables ne représente que 2% des nouveaux diagnostics.

> 30% des personnes touchées par le VIH sont également atteintes par une ou plusieurs hépatites (le plus souvent l'hépatite C, parfois l'hépatite B).

> 5 à 6% des séropositifs sont en situation d'échec thérapeutique (plus aucune combinaison de médicaments ne fonctionne).

Sources : Onusida et Institut de Veille Sanitaire (INVS / Pages consacrées au VIH et au sida).

Sidaction : alerter le public et lutter contre les fausses croyances

> 29 % des Français pensent qu'il existe déjà un vaccin contre le sida

> 35 % d'entre eux croient que les médicaments parviennent à guérir du sida

> 40 % n'utilisent pas systématiquement de préservatif avec un nouveau partenaire

Le sida dans le monde

L'épidémie de sida est globale. Aucun pays ou territoire n'est épargné.

40,3 millions de personnes sont infectées par le VIH, deux fois plus qu'en 1995

Seulement 1,5 millions de malades des pays pauvres bénéficient de traitements

14 000 personnes par jour sont infectées par le VIH

* + de 95% des cas dans les pays à revenu faible et moyen

* 2 000 cas chez les enfants de moins de 15 ans

* Environ 12 000 cas chez l'adulte (15-49 ans) dont 50% environ chez les 15-24 ans

8 500 personnes par jour meurent du sida

3,1 millions de personnes sont mortes du sida en 2005, dont 2,6 millions d'adultes et 570 000 d'enfants de moins de 15 ans

1 personne est contaminée toutes les 6 secondes

50% des nouvelles contaminations touchent des femmes

Depuis le début de l'épidémie, 25 millions de personnes sont mortes du sida

Entre 2,1 et 2,8 millions enfants sont touchés par le sida

Muriel Robin / AIDES

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