samedi 6 février 2010

En souvenir de feu Pierre Vaneck

Aujourd'hui, c'était l'enterrement de Pierre Vaneck (décédé dimanche dernier des suites d'une opération du coeur à l'âge de 74 ans). J'ai appris son enterrement aujourd'hui en écoutant France Info.

Précision de la journaliste: "Etaient présents Fabrice Luchini et Pierre Arditi, ses partenaires dans la pièce Art de Yasmina Reza". Aucune autre référence théâtrale était mentionnée. La pièce est brillante, je l'avais vu au théâtre des Champs Elysées en 1995. (Tout le monde en parlait magistralement). Mais il fallait capter le nom de la pièce et le lieu de sa représentation et être à Paris. En mai 1995, j'ai enfin réussi cet exploit. Malheureusement, le personnage de Fabrice Luchini était repris par Michel Blanc. Particulièrement différent... Je vous laisse donc apprécier plus d'une heure vingt de théâtre moderne avec Fabrice Luchini, entre autres... (C'est une des meilleures pièces modernes que je connaisse)




La pièce n'est plus à l'affiche aujourd'hui (il faut être dans les pays anglo-saxons pour voir des pièces se jouer pendant plus d'une dizaine, voire une quinzaine d'années). L'auteur, madame Reza, avait écrit pour ses trois comédiens qui faisaient partie de ses amis personnels. Depuis, dans le cadre de ses droits d'auteur, elle a fait interdire toute représentation de la pièce. Il ne reste donc plus que cette vidéo pour les retardataires...

Quelques années plus tard, j'avais vu une pièce (dont j'ai oublié le nom) de madame Reza où elle jouait elle-même avec Catherine Frot, Richard Berry et un autre comédien. C'était l'histoire de deux couples d'amis qui voyaient leur relation se dégrader. La pièce n'était pas terrible.

Non!

mardi 20 octobre 2009

Mes trucs de communication

On dit souvent de moi que je suis bon, habile en communication. (Ca n'a pas été sans mal!) Et en règle générale, les gens qui me le disent le regrettent et se détournent de moi. On réorganise sa vie tout autour.

Il m'apparaît comme difficile d'établir une liste de priorités, je crois qu'il faut tout gérer en même temps, du mieux que l'on peut.

C'est la façon de marcher dans la rue: ne jamais regarder ses pieds. On m'opposera à cela: mais comment éviter les déjections alors ? Il suffit d'anticiper un peu plus tôt. Marcher comme si on marchait dans un lieu merveilleux, beau où il y a toujours quelque chose d'inattendu et d'agréable qui peut arriver à tout moment. Il ne faut peut-être pas pousser la démarche jusqu'à une certaine mièvrerie mais donner l'image d'un visage serein, tendance positive.

C'est aussi refuser la paresse et l'égoïsme intellectuel ou dans le relationnel humain que l'on trouve partout. Tout contact humain peut s'avérer intéressant (certains ne savent pas le mettre en valeur, il est cohérent de ne pas y donner suite), toute lecture peut être intéressante, enrichissante. Toute expérience également (à mon sens, une expérience est une activité dont on ne peut pas présumer la finalité mais dont on doit en tirer des conclusions pour ne pas en reproduire les pires aspects selon ses critères d'analyse sous peine d'être un con).

Quand on parle, la bonne communication, c'est ne pas "parler pour ne rien dire". Faire abstraction des adverbes qui ne servent à rien qu'à étourdir et embrouiller son interlocuteur: Quelle différence fondamentale entre dire: "C'est très beau" ou "c'est beau". La plupart du temps, les gens se moquent bien de savoir ce genre de détails, alors évitez ! Qu'est-ce qu'on en a à faire que "je crois très fort que" ou "je crois que...". Personnellement, je trouve les adverbes assez galvaudés et ce besoin de justifier son point de vue altère l'authenticité de ce que l'on veut dire.

Quand on exprime un point de vue, ne jamais employer une forme négative ou du moins, l'éviter au maximum en trouvant une autre tournure, plus positive: "Je ne veux pas que..." mais "je préfére que...". Fonder ses points de vue sur le bon sens commun (Récemment, en disant cela à quelqu'un, il m'a été répondu: "De quel bon sens tu parles ?". Je lui ai répondu que je n'en connaissais qu'un).

Toujours se montrer humble, toujours admettre que l'on peut se planter mais étudier son sujet pour en éliminer les faiblesses qu'on en a évaluées. Cela consiste à ne pas parler à l'indicatif ou à l'impératif pour exprimer une opinion, une préférence mais au conditionnel. Au lieu de "Je préfère que tu...", privilégier: "je préfèrerais que tu..." qui dégage un sous-entendu de "sous réserve de ton approbation". Ce qui force l'autre à devoir rechercher mon approbation de temps à autre. S'il ne le fait jamais, si elle ne le fait jamais, se charger de lui rappeler.

Ne jamais parler sur l'autre, ne jamais le commander de façon rigoureuse en lui disant: "Tu dois faire ça, comme ça" mais toujours dans l'humilité, lui dire quelque chose d'équivalent, du genre: "Je pense que le meilleur moyen d'agir, c'est de faire comme ça". Avec un sous-entendu évident: "Si tu te plantes, assume-toi même tes responsabilités". Il m'est arrivé de devoir le dire, ça vexe.

En cas de conflit (verbal) avec autrui, ne pas chercher à être le premier à affirmer son bon droit avec quelqu'un, ne pas se stresser, non. Dans l'entretien, ne pas laisser le ton monter, interrompre la conversation si nécessaire. Laisser l'autre fonder un discours, lui donner la satisfaction (illusoire) d'écouter ce qu'il a à dire, même si c'est faux et de mauvaise foi. A la rigueur, ponctuer de choses très concises genre "oui", "non", "c'est vrai", "c'est faux" sans hausser le ton. Offrir d'admettre peut-être quelques erreurs mineures (insister sur le doute). Ne pas commencer sa propre tirade tant que l'autre n'a pas fini la sienne (il aurait beau jeu de dire: "Oui mais c'est là où je voulais en venir, tu ne m'as pas laissé finir"). Laisser le temps à l'autre de dire tout ce qu'il a à dire en écoutant le propos général et en retenant les mots-clefs qu'il faut reprendre. Puis reprendre son discours et rectifier les inexactitudes (s'en tenir au terme d'inexactitude même si les propos sont odieux, ne susciter aucune polémique de vocabulaire pour faire déraper la discussion, une opportunité magistrale pour un opportuniste. Prétendre à une certaine indulgence: caractériser des mensonges par le terme inexactitude, caractériser une tromperie par un coup de canif dans le contrat mais ne pas moins en dire ce que l'on en pense. Voire en appeler à la conscience de l'autre). Il veut reprendre sa tirade ? Répondre: "Tu as eu ton temps de parole, laisse-moi le mien et on avisera ensuite." Une fois la conversation terminée, ne pas accorder de véritable droit de réponse aussitôt. Parce qu'il n'y aura pas de véritable explication mais un propos stérile et sordide, du genre: "Je t'ai dit que... et tu m'as dit que... et ben moi, je te réponds que..." qui finira à la violence verbale. Trouver un prétexte de devoir partir précipitamment mais de reprendre la conversation ultérieurement (et respecter, par contre). En réalité, il faut tout se dire dès la première explication et s'en tenir là, ne pas réclamer une autre fois pour en rediscuter, ça ne sert à rien. S'il s'agit d'une rupture amoureuse, c'est que l'autre veut le rétablissement de la relation. Je crois qu'une relation peut donner l'illusion au monde de se remettre ensemble mais il n'est pas sérieux de dire que ça va marcher.

Et si le dialogue n'est pas possible ? C'est illusoire et il faut attendre. On ne peut pas mourir avec quelque chose sur la conscience. Je connais deux, trois personnes dans cette situation à mon égard. Aujourd'hui, j'éprouve de l'indifférence à leur égard mais j'accepte toujours le dialogue avec tout le monde. Je ne serai pas rancunier mais je saurai en appeler à leur conscience et à leur mémoire comme juge de leur attitude à mon égard.

Non!

dimanche 11 octobre 2009

Prix Nobel de la Paix 2009

Encore une fois, je désapprouve le choix du comité Nobel norvégien (celui qui attribue le prix Nobel de la paix et le seul qui ne soit pas suédois, décision d'Alfred Nobel dans son testament fondant ces prix. La raison n'a jamais été trouvée).

Obama

Ainsi, monsieur Obama, 44e président des Etats-Unis est le prix Nobel de la Paix 2009. Encore une fois, je désapprouve pour de nombreuses raisons relayées dans la presse (qu'elle soit française ou américaine, d'ailleurs).

Parce qu'il est métis ? Parce qu'il est supposé musulman ? Ce sont là des polémiques d'arrière-garde qui ne m'intéressent pas.(La réalité, son père était kenyan et musulman. Un candidat américain au poste de président doit être américain de naissance. C'est pour cette raison que Schwarzenegger y a finalement renoncé. Monsieur Obama est en realité un fidèle de l'Eglise Unie du Christ, une communauté protestante). Je parle donc bien de l'homme qui gouverne les Etats-Unis, le gendarme du monde.

Tout d'abord, comme de nombreux analystes politiques, il n'a rien fait d'extraordinaire que son métier de président avec le budget qui lui est alloué. D'autant que le dépôt des candidatures au prix doivent être déposées avant le premier févier. Or, monsieur Obama a été investi président des Etats-Unis le 20 janvier. Et on ne peut pas vraiment dire qu'il était connu auparavant. (On peut m'opposer que ce sont les primaires qui l'ont rendu célèbres. Mais les primaires et la convention du parti ne font pas du candidat désigné un personnage d'action, seulement une personne qui parle beaucoup et qui prépare sa place à la Maison Blanche).

Selon le fonctionnement du comité Nobel de la Paix, il a donc reçu son prix pour 12 jours de présidence. N'est-ce pas un peu ridicule ? (Le journal américain FoxNews, très conservateur, très opposé à monsieur Obama, a publié un article intitulé "Comment obtenir le Prix Nobel de la Paix en 12 jours ?")

Comme je l'ai déjà expliqué auparavant, le président des Etats-Unis est élu sur un "ticket" avec son vice-président (en l'occurence, monsieur Joe Biden).

Biden

Pourquoi monsieur Biden n'a-t-il pas été nommé en même temps ? Pourquoi monsieur Obama n'a-t-il pas fait référence à lui en acceptant le Prix Nobel ? (Il faut bien reconnaître qu'en faisant son discours d'acceptation dans les jardins de la Maison Blanche, il a remercié son administration. La moindre des convenances).

Je trouve ce prix Nobel dangereux. On sait les crises nucléaires internationales qui existent actuellement entre les Etats-Unis et l'Iran, entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Monsieur Obama est pieds et poings liés si l'Iran ou la Corée du Nord fait usage de ses armes atomiques. Si monsieur Obama intervient militairement, on lui reprochera et on lui demandera des comptes sur le sens de son prix Nobel de la Paix, jusqu'à le ridiculiser. Pourtant, l'autorité du chef est primordiale pour diriger.

Un autre aspect que je déplore, c'est le manque de courage du comité Nobel. Même si cinq attentats ont été déjoués contre monsieur Obama depuis qu'il est président, il a un service de sécurité payé par l'état (ça facilite le militantisme pour la paix de savoir qu'on n'aura aucun problème de financement), sur lequel il devrait pouvoir compter. Ses voyages sont payés par le budget fédéral. Monsieur Luther King, prix Nobel de la Paix 1964, n'a jamais bénéficié du même traitement de faveur, l'actuel dalaï-lama non plus, daw Aung San Suu Kyi non plus (seule prix Nobel de la Paix, 1991, à être en état d'arrestation) avec des campagnes de dénigrements abjects des polices de leur pays. (On se souvient de l'archarnement de monsieur Hoover, patron du FBI, contre monsieur Luther King). Le comité Nobel s'honorait alors d'un peu plus de liberté d'expression et d'opinion.

Et puis, argument que j'ai découvert dans l'article de FoxNews cité plus haut. Je ne sais pas si c'est vrai mais il semblerait bien qu'un critère d'attribution du prix Nobel soit une rivalité de n'importe quelle nature avec monsieur Bush, 43e président des Etats-Unis. Ainsi, il y a eu Al Gore, prix Nobel de la Paix 2007 (personne n'a oublié l'épisode juridique sordide consécutif à l'élection présidentielle de 2000 opposant monsieur Bush et monsieur Gore, mais celui-ci se serait vu attribuer le prix Nobel pour son combat contre le réchauffement climatique. Quel rapport entre climat et paix ? Je n'ai toujours pas compris ou alors, c'est trop tiré par les cheveux pour moi...) il y a eu Mohammed elBaradei, prix Nobel de la Paix 2005 (en tant que directeur de l'Agence de l'Energie atomique. Il s'était opposé à monsieur Bush sur l'existence des armes de destructions massives détenues par Saddam Hussein) puis maintenant, le successeur de monsieur Bush. Si c'est exact, quel enfantillage ridicule. Donc que je désapprouve. Et puis, ce n'est qu'au peuple de juger le président qu'ils ont élu !

Non!

dimanche 2 août 2009

On a sifflé la fin de la partie !!!


Non!

mardi 14 juillet 2009

Michael Jackson, l'épilogue (grotesque)

J'avais oublié de conclure l'hommage à Michael Jackson. Avec les plus belles "jacksonneries & jacksonades" mais le journal en ligne Rue89 en fait une bien meilleure synthèse que je ne pourrais faire (avec tous les propos & comportements plus ou moins maladroits entourant son décès). On rit parfois jaune quand même quand on se rappelle qu'il y a un mort derrière tout ça...

Non!

dimanche 12 juillet 2009

Sommes-nous des dégénérés ?

Un excellent article de monsieur Duteurtre que je viens de retrouver sur le web (Bakchich.info). Il n'y a rien à rajouter, si ce n'est que... "Y'en a marre de passer pour les dégénérés que nous ne sommes pas" ou du moins "que je ne veux pas devenir!!!"

L’autre jour à la télévision, une femme politique s’intéressait à la vie quotidienne des « mamans » ; elle répéta le mot pas moins de dix fois. Sur une autre chaîne, un présentateur de magazine « people » recevait des stars ; et dans l’interview qu’il accordait à un vieux cinéaste, il revenait sur ses débuts en lui demandant, comme s’il parlait à un enfant : « Aviez-vous une relation privilégiée avec votre papa ? »

Peut-être les historiens de la langue constateront-ils que la première décennie du XXIe siècle fut marquée par la disparition, en France, des mots « père » et « mère », remplacés par l’usage presque exclusif de « papa » et de « maman ».

Lorsque j’étais enfant (il n’y a pas si longtemps, dans les années soixante-dix), l’un des signes de maturité auquel chacun s’attachait, dans les conversations avec ses copains, consistait à abandonner progressivement ces termes puérils. On préférait dire « mon père » ou « ma mère », qui, par leur sonorité moins sentimentale, marquaient le début d’une prise de distance et l’affirmation d’une individualité.

Aujourd’hui, le contraire semble se produire. Tout nous incite à cultiver la « part d’enfance » qui subsiste en nous, en prolongeant indéfiniment le langage des tout petits. Les médias audiovisuels, censés s’exprimer avec naturel, anticipent cette révolution qui leur convient comme un gant : elle renforce l’impression que nous nous ébattons tous ensemble dans une grande cour de récréation.

A réalité obscène, langage infantilisant

Le radotage psychologique, infiltrant tous les registres de la pensée, y est probablement pour quelque chose : il a généralisé l’idée que nous sommes, jusqu’à la mort, de grands enfants, attachés aux joies et aux traumatismes de nos premières années, grandissant et souffrant dans l’ombre de nos « papas » et de nos « mamans ».

La politique n’y est pas non plus étrangère : car aucune voix ne manque pour applaudir les beautés de la famille cellulaire, celle qu’on fuyait hier le plus vite possible, et dans laquelle Tanguy reste désormais le plus longtemps possible, comme une dernière petite barque survivant au naufrage des religions, des nations et des cultures. De leur côté, les défenseurs de l’homoparentalité se désignent toujours comme des « papas » et des « mamans », plutôt que des pères et mères, pour souligner le côté doucereusement familial de leur différence.

L’esthétique y a également sa part, lorsqu’elle s’évertue à transformer la vie sur cette planète ravagée en dessin animé dégoulinant de sentiments et de spontanéité, où les adolescents boutonneux sont des « jeunes », tandis que les vieillards gâteux deviennent d’adorables « papys » et « mamys », au « y » tendre comme un feuilleton américain.

À la force et à la raison qui nous ont fait tant de mal, ce monde préfère le sourire, la compassion et parfois la colère. Ségolène Royal a bâti sa carrière politique en se présentant comme une maman de secours pour soixante millions de petits Français déficients. Le triomphe de la maternité sur la société est en marche ; et les mâles repentis y contribuent sur les plateaux télé où on leur parle comme à des nourrissons, puis dans les salles de bains où ils changent les couches-culottes pour montrer qu’ils ont compris leur faute et sont devenus eux aussi de vrais « papas ».

Monsieur Benoît Duteurtre est écrivain et journaliste. Il est également l’auteur des Pieds dans l’eau chez Gallimard et prix Médicis en 2001 pour Le voyage en France chez Gallimard. Il vient de publier Ballets roses chez Grasset.

Non!

dimanche 26 avril 2009

Prestige français




Ci-dessus, la version originale de "C'est si bon". C'est la version 1962. Du temps où la chanson française, aussi bien au niveau des mélodies que des paroles, était encore exportable. Vu le succès aux Etats-Unis, on a pensé qu'elle pourrait être adopotée par des interprètes français...

Ce post m'est inspiré par la nouvelle version par Arielle Dombasle, entendu sur un jukebox dans mon bar favori. Une des clientes a dit: "Quelle belle voix mais qu'est-ce qu'elle m'énerve, cette Arielle Dombasle". 

Arielle Dombasle

C'est vrai qu'elle est assez horripilante de sophistication en tout (apparence, poses, avec ses lèvres...). Mais elle est comédienne et il faut bien admettre que si c'est un exercice de composition (qu'elle pratiquerait en permanence en public), elle le fait avec talent, je n'en connais pas d'autre en France. Si elle continue ce jeu de scène permanent, c'est peut-être aussi qu'elle a un public qui le lui réclame...

PS: Je n'ai pas pu insérer la vidéo d'Arielle Dombasle mais vous pouvez la visionner ici.

Non!

dimanche 15 mars 2009

Il n'a plus d'espoir, plus d'espoir

Ma chanson préférée d'Eddy Mitchell (qui est très actuelle, d'ailleurs)

Eddy Mitchell - Après minuit - Il ne rentre pas ce soir

Tout le monde a déjà remarqué l'admiration d'Eddy Mitchell pour Elvis Presley au point de le copier. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve qu'il est mauvais dans ce personnage, il n'est pas authentique. Alors que quand il écrit son ressenti sur le quotidien, il a du talent.

J'ai mis du temps à le comprendre au cinéma. Je trouve qu'il y gère pas mal son physique, plutôt ingrat et avec beaucoup d'humour dans des rôles de personnages bourrus et casaniers, l'image qu'il dégage. (Qui n'a rien à voir avec ce qu'il est, probablement, mais c'est l'artiste que j'apprécie. Sa vie privée, vous savez, moi...)

Non!

mercredi 25 février 2009

Harvey Milk, l'homme & sa vie sur grand écran

Donc je suis allé voir Milk (oscar 2009 du meilleur acteur, Sean Penn, bio en français et oscar 2009 du meilleur scénario, Dustin Lance Black, bio en anglais).

Milk
Cliquez sur l'image pour accéder à la page Wikipedia consacrée

La bande annonce:


J'ai adoré ce film (qui ne sort officiellement en France, en version française, que le 4 mars 2009), magnifique documentaire romancé MAIS TRES DIGNE sur Harvey Milk (1930-1978), le premier homosexuel à avoir été élu démocratiquement aux Etats-Unis (l'équivalent local de conseiller municipal à San Francisco, Californie, en 1975).

Le film est inspiré d'un reportage (The times of Harvey Milk, vous pouvez en voir de larges extraits en version sous-titrée en bas de mon post) qui avait déjà obtenu l'oscar du meilleur reportage en 1984.

Rien à redire sur le film, le jeu des acteurs est impeccable, les émotions bien rendues, en toute dignité. Ce qu'on en retire ? Ca vaut le coup de se battre si on croit en sa cause, même si les circonstances semblent peu favorables.

Harvey Milk

Ah si, un truc. Le film focalise beaucoup sur la campagne contre la "Proposition 6", un référendum d'initiative populaire en Californie. Harvey Milk s'était beaucoup investi pour le non dans ce référendum. Si le oui l'avait emporté, tout enseignant homosexuel en Californie était licencié d'office pour seul motif d'être homosexuel. Egalement, tout enseignant prenant fait et cause pour l'enseignant homosexuel suivait le même chemin illico. Ce projet était initié par un sénateur de Californie, John Briggs (anglais) (la proposition 6 était d'ailleurs surnommée la "Briggs Initiative"(anglais)) et par la passionaria de la cause anti-gay au niveau des Etats-Unis, Anita Bryant (avec des manifs contre elle jusqu'à Paris à l'époque! On peut "l'admirer" dans le début de la bande annonce du film dans ses convictions. Puis elle a connu de graves revers de fortune dans sa carrière d'artiste. Ses sponsors ont été boycottés en soutien à la cause homo. Pour relancer sa carrière, elle a été contrainte de présenter des excuses. Mais ça n'a pas suffi. Et la loi anti homo qu'elle a fait adopter en Floride évoqué dans le film n'a pu être abolie qu'au tout début des années 2000, soit plus de 20 ans après).

La proposition 6 évoqué dans le film est une allusion claire à la proposition 8 (référendum d'initiative populaire en Californie) qui faisait débat lors des élections de novembre 2008 (Lors des présidentielles américaines, les Américains votent pour tout un tas de truc à la fois: présidentielles, législatives fédérales et au niveau des états, municipales, référendums de toutes sortes...). La proposition 8 visait définir l'institution du mariage come l'union exclusive d'un homme et d'une femme. Les principales entreprises américaines, plusieurs artistes de renom, les principaux personnages politiques s'étaient exprimés contre la proposition 8 (dont Barack Obama).

Le oui l'a emporté, ce fut l'une des campagnes référendaires les plus chères de l'histoire des Etats-Unis. Certains prétendent qu'un vote massif des minorités ethniques a encouragé la victoire du oui (ceux qui se sentent délaissés par l'establishment et par ceux qui se sont exprimés contre la proposition 8. Une sorte de vengeance). L'Eglise mormone, peu présente en Californie mais présente en Utah (état voisin et son fief), aurait massivement favorisé le passage du oui par les fonds qu'elle aurait investi.

La constitutionalité de la proposition 8 est aujourd'hui sujette à débat: Un référendum est-il compétent pour prendre de telles décisions ? Réponse de la Cour Suprême de Californie début avril 2009.










Non!

jeudi 19 février 2009

Les relations humaines, versant pragmatique

Je viens de relire les derniers posts de mon blog et en effet, à sa lecture, on peut penser que j'ai un problème au relationnel humain. Ce que je confirme mais peut-être pas dans le sens qui convient au plus grand nombre, c'est bien là mon drame. On peut aussi penser que je suis susceptible (on ne s'est pas privé pour me le dire), que je suis caractériel. Je vous abrège la litanie d'âneries que l'on a pu me trouver. Aucun ne m'a suggéré la thérapie. J'ai toujours réclamé une discussion en vis-à-vis pour mettre les choses au point. Silence en retour. La paresse d'établir un argumentaire pour défendre un point de vue laxiste (caractéristique de notre époque). D'autres personnes avaient le téléphone déficient (je ne fais pas de l'ironie, c'est la réalité) et l'e-mail silencieux. C'est un parti pris clair, net et précis, je ne relance donc pas.

Qu'est-ce que l'amitié ? Quelle est mon attente ? Ca me fait mal de l'écrire car c'est pour moi l'évidence absolue, c'est comme le contrat fondateur de toute relation appelée à durer. Je ne suis pas si susceptible (le mot facile!!!) ni caractériel que les opportunistes voudraient me faire croire. Mes opinions sont celles du Petit Prince et de monsieur Jacques Salomé (liens, colonne de droite).

Les indications d'une personne à l'état civil n'ont aucune valeur pour moi pour établir le contact avec quelqu'un. Ce sont des critères si fallacieux. Et puis, je ne suis pas l'état civil, je ne suis pas un agent de la force publique. Mon amitié (comme rien dans ma vie) n'est dans l'immédiat ni dans l'abondance matérielle. Je n'en veux même pas.

Je veux fonder mes relations sur l'égalité. Pas celle de l'état civil, de l'administration (diplômes, revenus fiscaux) mais simplement humaine. Egalité de valeurs de nos vies, de nos ressentis, de nos suggestions, de notre temps libre, du temps à consacrer à l'autre.

Evidemment, cette égalité passe par l'effort de communication. Rien ne se devine, ni ne doit se deviner (l'imposer serait même odieux). Laquelle communication ne peut être riche et appréciable que si elle est fondée sur une curiosité culturelle permanente et écclectique. Lire sur le sport, lire sur la sexualité, écouter le propos de personnages aux opinions critiquées et/ou critiquables pour mieux établir la sienne et qu'un autre, en discussion, aidera à en révéler les forces et les faiblesses. A ne pas vouloir faire cet effort, on sombre vite dans un discours convenu et mièvre. Je n'ai plus de temps à perdre là-dedans, je dois trouver mon compte par rapport à ce que j'apporte. Et je dois évoluer. Si la balance penche trop d'un côté, je fais tout pour faciliter et précipiter ce qui doit arriver, dorénavant.

Des ami(e)s m'ont opposé que je ne peux pas comprendre leur point de vue puisqu'ils/elles sont marié(e)s avec des enfants mineurs. Je confirme que je suis célibataire sans enfants (je ne veux pas d'enfants dans un monde si horrible sur le plan humain!!! Leur propos est donc odieux). Mais aussi marié avec une famille à charge que l'on soit, on a du temps libre pour soi. Temps libre pour aller aux toilettes, temps libre pour faire la cuisine (et autres tâches ménagères...). L'amitié n'est pas dans le factuel, dans la longueur du mail de réponse mais simplement dans l'intention (la communication, toujours elle!).

Alors, dans une époque où l'on ne s'engage dans rien, pas même l'effort de communiquer, on est appelé à se familiariser à la solitude. Bon.



N'exprimez jamais votre colère par rapport à tout ça, vous donnez du grain à moudre à ceux qui vous ont arnaqué/escroqué. Videz franchement ce que vous avez sur le coeur, n'exprimez rien sur eux. S'ils ont une conscience, ils ressentiront par eux-mêmes ce qu'il y a à ressentir et refuseront (par pur orgueil) les points exacts de votre analyse.

Non!

dimanche 15 février 2009

Avis de décès d'une "amitié"




Un ami de très longue date (lycée). Relation d'ordre supérieur, intellectuelle et spirituelle, franchement inscrite dans les valeurs. Lui a fondé une famille, je suis toujours et encore célibataire mais cela n'a en rien entamé notre relation. Jamais. Son âge, sa religion, ses moeurs, ses convictions non plus.

En fin de semaine dernière, il m'adresse un mail lapidaire pour me dire que sa femme a un rendez-vous professionnel à Paris (où j'habite) et qu'on pourrait en profiter pour se voir une soirée, dans la mesure de mes disponibilités. J'étais disponible. La date de lundi est évoquée. Mais je ne pouvais pas en savoir plus dans son mail sinon je serais dans le faux dès le début de mon post. (Pour mémoire, j'ai dit que ses mails étaient lapidaires).

Je l'ai appelé, je lui ai laissé un message avec rappel de mes coordonnées téléphoniques. (J'ai réessayé plusieurs fois de l'appeler, ça ne répondait pas, ça raccrochait avant de décrocher... Son téléphone merde, j'ai décidé de ne plus l'appeler).

Il me réécrit un autre e-mail, tout aussi lapidaire, il fait allusion à une anecdote à laquelle j'ai fait allusion que dans mon message téléphonique et me soutient que je ne lui ai pas donné mon numéro de téléphone. Ca m'a déjà passablement énervé (je ne supporte pas la moindre décision, négociation, etc par e-mail qui reste merdique au bout de deux mails sans progresser, c'est qu'il y a du non-dit).

Puis, encore un nouveau e-mail lapidaire pour me dire que sa soirée à Paris correspond à un créneau horaire disponible de 18 h 00 à 22 h 15 à peu près à sa gare pour rentrer chez lui. L'horaire où tout ferme sur Paris, où le choix des activités est le plus restreint, le créneau horaire le plus merdique pour apprécier Paris. Si je peux lui combler ce sale moment à passer... Tout seul, mon grand!

RV de  18 h 00 à 22 h 15, à peu près. Mais ça change tout! Oui, j'étais et je reste disponible comme il me l'a demandé, lapidaire. Du fait de sa concision, j'ai compris dans les conditions habituelles de nos emplois du temps respectifs. Ce dont il ne fait aucun cas. Il sait que je travaille tard, ça ne l'empêchait pas de redemander puisqu'il était dans un créneau très délimité.

Je ne peux pas changer mes horaires dans un tel délai de 48 heures, je dois m'organiser, ma chef doit être d'accord, je dois trouver un(e) collègue qui veut bien échanger ses horaires. Mon "ami" a décidé de faire abstraction de ma vie perso dans toutes ses dimensions (privée, professionnelle). Et passer une soirée avec un "ami" que l'on n'a pas vu depuis plusieurs années, si l'amitié est sincère, on la délimite de façon plus souple, plus "généreuse" (ce qu'il a su faire de façon irréprochable, quelques années auparavant...)

J'ai alors décidé de couper les amarres avec cet ami, je me sens trahi. Et encore un qui disparaît dans les travers de son temps: Non-communication, non-égalité, égoïsme et paresse. Tant pis ! Au lieu de rédiger trois e-mails lapidaires, il aurait mieux fait de tout dire dans un seul (J'ai l'intention de venir tel jour, je serai disponible dans tel créneau horaire, est-ce que tu le seras aussi ?). Il joue avec les mots (il sait que je travaille en début de soirée, il ne se souvient peut-être pas des horaires, d'accord mais rien n'interdit de demander avant de dire ses horaires à lui. Il sait parfaitement ce que courtoisie veut dire. Il donne plus de valeur à son emploi du temps qu'au mien, c'est indigne).

Il semblerait qu'elle doive toujours avoir bon dos la charge excessive d'être parent. Cette charge à s'occuper de ses enfants pour écrire des mails lapidaires odieux, de se donner des emplois du temps surbookés et de s'obliger à être constamment présent physiquement pour ses enfants. C'est plus politiquement correct que d'avouer ses faiblesses (paresse, entre autres...) à entretenir du relationnel humain.

Non!

dimanche 8 février 2009

Ensemble

Une condensé réaliste, pas très optimiste mais pragmatique, de notre quotidien des années 2000.  Et le clip est une illustratration bon enfant tendance Lego/Playmobil de tout ça (comme souvent avec ce groupe, Tryo). Je trouve ça adorable, on passe un bon moment, trop court.



Tryo - Ce que l'on sème - Toi et moi

Et le making-of de la vidéo.




Désolé de faire dans le grognon, mais on apprend rien. On avait compris que les personnages dans la vidéo étaient en réalité en bermudas, on avait compris que pour être un technicien (chapeau les techniciens, tout de même), il faut garder une grande place à l'âme d'enfant et pour finir, on se doutait bien que le gazon était synthétique... Mais c'est pas grave, puisqu'on a passé un bon moment... ensemble.

Non!

vendredi 6 février 2009

Le procès de Bernard Kouchner

Ce matin, je lisais le journal Bakchich (encore une fois). Ils ont mis en ligne des extraits vidéos du procès (factice) de Bernard Kouchner (organisé bien avant la polémique actuelle suite à la publication du livre de Pierre Péan mais fondé sur les mêmes critiques).

Le monde selon K

Comme tout bon procès qui se respecte, il y a un avocat de la défense. En l'occurence, Jacques Vergès. On peut ce que l'on veut du personnage mais on ne peut pas lui retirer sa culture littéraire. On reste impressionné son habileté à "défendre" un personnage qu'il ne semble pas apprécier et la peine qu'il suggère (quel trait d'esprit).

Jacques Vergès
Cliquez sur le lien pour voir la vidéo

Post-scriptum: durant la plaidoirie, il est fait état de la femme du prévenu, Christine Ockrent, qui se serait fait connaître (aux dires de Maître Vergès) par une interview où elle aurait insulté ??? (Si on ne connaît pas, on ne comprend pas le nom cité). Il s'agit de Amir Abbas Hoveyda, un des derniers premiers ministres (1965-1977) du chah d'Iran. Je vous laisse vous faire votre propre opinion. Force est de constater que le ton est peu amène.




Non!

mercredi 4 février 2009

Photos d'un évènement

Comme vous le savez maintenant, le nouveau président américain (depuis le 20 janvier, date constitutionnelle) s'appelle Barack Obama. C'est la première fois dans l'histoire américaine qu'un président est un métis. C'est la deuxième fois que le président n'est pas WASP (wasp en anglais signifie guêpe. WASP est l'acronyme de White Anglo-Saxon Protestant, je pense qu'aucune traduction n'est nécessaire. C'est l'aristocratie américaine. Le précédent président américain à ne pas avoir été WASP était John F. Kennedy qui était catholique romain, d'ascendance irlandaise. Ce n'est pas étonnant que leurs élections aient été porteuses de grands espoirs).

Tout le monde a vu des images de l'investiture de monsieur Obama. Je ne résiste pas à l'envie de publier des photos magnifiques que l'on vient de m'adresser. (Les véritables photos sont disponibles en cliquant sur l'image, ce que je vous recommande de faire, certaines photos sont alors plus belles).

Barack Obama
L'homme du jour...

Famille
... en famille

Joe Biden
Il y a aussi un vice-président Joe Biden (totalement WASP, forcément sinon le ticket, le "couple" président/vice président, n'aurait eu aucune chance d'être élu, l'aristocratie WASP se serait sentie bafouée).

Départ
A chacun son nouveau départ

_
No comment

Foule
La foule, pour l'occasion...

Foule
Photo satellite de la foule

Terre
Vision plus "terrestre" des choses

Angle
Vu d'un autre angle...

Barack Obama
Monsieur Obama au centre, juste avant la prestation de serment

Binoculars
Il fallait avoir préparé ses jumelles!!!

Times Square
A Times Square (New York) à 370 km de là, il y avait foule pour assister à l'évènement!

Hotel de Ville
A l'Hôtel de Ville (Paris) aussi...

BestBuy
On arrête aussi ses courses pour suivre l'évènement (ici à Bloomington dans le Minnesota, Middle West)

Veteran
Un veteran de la guerre du Viet-nam dans un bar du Montana, à Missoula (à New York, on estime qu'un clochard sur 5 est un ancien de Viet-nam qui n'a jamais réussi à se réadapter à la vie civile. Et quand on a plus d'attaches nulle part, on va plutôt dans les grandes villes que dans les no-man's land du Middle West...)

Étudiants
Des étudiants à Crested Butte (Colorado), à 2 995 km de l'évènement

Nairobi
A l'université de Nairobi (capitale du Kenya. Le père du nouveau président était kenyan, remarié là-bas avec des enfants. Le père était musulman mais Barack Obama est chrétien, en dépit des rumeurs électoralistes).

Séoul
A Séoul.

Afghanistan
Dans une base militaire de l'est de l'Afghanistan

Bagdad
A Bagdad

Islamabad
A Islamabad (Pakistan)

Bosnie
En Bosnie

Guantanamo
A Guantanamo

Mexico
A Mexico

Tommie Smith
L'image que je trouve la plus émouvante: Tommie Smith (64 ans) & John Carlos (63 ans). Ca ne vous dit rien ? Et si je vous rajoute cette image ?

Tommie Smith
Cette image date des JO de Mexico (16 octobre 1968), récompenses pour le 200 mètres, Tommie Smith, médaille d'or. John Carlos, médaille de bronze et ils font le salut des Black Panthers sur le podium (ce qui leur vaudra d'être destitué de leur titre, les Etats-Unis étaient complètement embourbés dans la lutte pour les droits civiques).

Commenté par Tommie Smith dans un reportage de la BBC (2008):






Inauguration
Le bal d'inauguration

Tech
La technologie est aussi de la partie

Héritage
L'héritage écrit du 43e président (George W. Bush) à son successeur...

Non!

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